#001
Remplissage vasculaire et monitorage hémodynamique

Visuel pédagogique interne docentra.
- Le remplissage vasculaire péri-opératoire doit être guidé par des objectifs (pression artérielle, diurèse, lactates) plutôt qu'administré de façon systématique et forfaitaire.
- Les cristalloïdes balancés sont recommandés en première intention pour le remplissage standard, les colloïdes étant réservés à des situations spécifiques de choc hémorragique.
- Une hypotension péri-opératoire prolongée, même modérée, est associée à un sur-risque d'insuffisance rénale aiguë et d'événements cardiaques — la corriger rapidement plutôt que la tolérer.
- La diurèse horaire reste un marqueur simple et précieux de perfusion tissulaire au lit du patient, à surveiller systématiquement en post-opératoire immédiat des chirurgies majeures.
#002
Choc hémorragique péri-opératoire

Visuel pédagogique interne docentra.
- Reconnaître précocement les signes de choc hémorragique (tachycardie, hypotension, marbrures, confusion) — la pression artérielle seule peut rester longtemps normale chez le sujet jeune (mécanismes compensateurs).
- La stratégie transfusionnelle moderne privilégie un ratio équilibré culots globulaires/plasma/plaquettes plutôt que les culots globulaires seuls, en cas d'hémorragie massive.
- L'acide tranexamique, administré précocement (dans les 3 premières heures), réduit la mortalité par hémorragie dans de nombreux contextes chirurgicaux et traumatiques.
- Le contrôle chirurgical ou radiologique de la source hémorragique reste le geste le plus efficace — le remplissage et la transfusion ne sont que des mesures d'attente avant ce contrôle définitif.
#003
Sédation-analgésie en réanimation

Visuel pédagogique interne docentra.
- La sédation profonde systématique n'est plus la norme — l'objectif actuel est une sédation légère, évaluée par des échelles validées (RASS notamment), pour limiter la durée de ventilation.
- L'analgésie doit toujours précéder la sédation dans la démarche thérapeutique (« analgesia first ») — une agitation mal interprétée comme un besoin de sédation peut en réalité traduire une douleur non traitée.
- Le delirium de réanimation, favorisé par une sédation profonde et prolongée, est associé à une majoration de la mortalité et des séquelles cognitives — sa prévention est un objectif prioritaire.
- Des fenêtres d'arrêt quotidien de la sédation (« sédation holidays ») permettent une réévaluation neurologique régulière et raccourcissent la durée de ventilation mécanique.
#004
Gestion péri-opératoire des anticoagulants

Visuel pédagogique interne docentra.
- La décision repose sur la balance entre le risque thrombotique du patient (fibrillation atriale, valve mécanique, antécédent thromboembolique) et le risque hémorragique du geste chirurgical prévu.
- Le bridging systématique par héparine de bas poids moléculaire n'est plus recommandé pour la majorité des patients sous AVK à risque thrombotique faible à modéré — il augmenté le risque hémorragique sans bénéfice net démontré.
- Les anticoagulants oraux directs (AOD) se gèrent différemment des AVK : arrêt simple à délai fixe selon la fonction rénale et le risque hémorragique du geste, sans relais héparinique dans la majorité des cas.
- La reprise post-opératoire de l'anticoagulation doit être individualisée selon l'hémostase chirurgicale obtenue — ne jamais reprendre systématiquement à heure fixe sans réévaluation clinique.