HTA essentielle : physiopathologie et diagnostic

- HTA ESSENTIELLE : HTA = maladie chronique la plus fréquente : 12 millions de personnes en France, 20% des > 60 ans, 50% > 80 ans
- 25 à 50% non diagnostiqués, 80% traitées et 50% seulement traités efficacement
- Enjeu économique : 1er motif de consultation, 10% des prescriptions médicamenteuses, 6% des dépenses de santé
- plus fréquente chez la femme et les sujets noirs Autres facteurs prédisposants : obésité, forte consommation de sel, couches défavorisées, consommation, d’alcool, vie sédentaire, exposition à des stress répétés, prédisposition génétique
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- FdRCV le plus grave = risque d’AVCx 7, d’insuffisance cardiaquex 4, d’insuffisancecoronairex 3, et d’AOMIx 2 : ↑ du risque directement lié à l’élévation de la PA, lié à la PAS et la PAD < 55 ans, puis surtout à la PAS et à la PA pulsée > 60 ans → Le risque cardiovasculaire double pour une élévation de PAS de 20 mmHg ou de la PAD de 10 mmHg → Une réduction de PAS de 10 mmHg et de PAD de 5 mmHg ↓ le risque d’AVC de 1/3 et d’insuffisance coronaire de 1/6
- A court terme : Système nerveux sympathique : baroréflexe carotidien et aortique, centres vasopresseurs dans la formation réticulée du tronc cérébral, voies effectrices sympathiques latéro-vertébrales et médullo-surrénales, neuromédiateurs α1adrénergique (vasoconstricteur) ou β2-adrénergiques (vasodilatateur)
- Systèmes régulateurs : A moyen terme- Système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
- Peptides natriurétiques : ANP et BNP
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- A long terme
- Natriurèse de pression : excrétion rénale de Na en cas de surcharge de pression
- Système arginine-vasopressine
- Physiopathologie Hypothèses pathologiques : Multifactorielle : - Défaut d’excrétion du sodium à long terme
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- Surcharge calcique de la paroi artérielle via le système nerveux autonome et le SRA Chez le sujet jeune : augmentation de la contraction des artérioles (élévation PAD) Chez le sujet âgé : perte de souplesse des artères (augmentation PAS)
- FdR : Prédisposition génétique (30% des cas) : anomalie de réponse du SNA au stress ou du métabolisme du Na
- Facteur environnementaux statistiques : - Consommation excessive desel (surtout dans les 1ères années de vie)
- Alcoolisme, obésité, tabac, stress, sédentarité
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- SF : → L’HTA non compliquée est asymptomatique : grande majorité des cas
- Manifestations fonctionnelles : épistaxis, acouphènes, vertiges, phosphènes, céphalées (occipitales, matinales, légèrement battante, cédant au lever ou au cours de la matinée), fatigabilité, asthénie, insomnie
- SC : PAS ≥ 140 mmHg et/ou PAD ≥ 90 mmHg mesurée au cabinet par méthode auscultatoire de Korotkoff ou au tensiomètre automatique, confirmée par 2 mesures sur 3 consultations sur une période de 3 à 6 mois
- Prise de tension humérale au brassard : 3 mesures espacées d’1-2 minutes (retenir la moyenne des 2 dernières), brassard adapté à la morphologie, sujet au repos, couché ou en position assise, au calme depuis > 5 minutes, sans prise de café ou d’alcool dans l’heure ou de tabac dans les 30 minutes, prise aux 2 bras (retenir la valeur la plus haute)
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- Prise de tension debout : recherché d’HTO chez le sujet âgé > 65 ans, diabétique ou insuffisant rénal
- Catégories Systoliques (mmHg) Diastolique (mmHg) PA normale <120 Et 80 Diagnostic HTA grade 1 140-159 Et/Ou 90-99 Stades HTA grade 2 160-179 Et/Ou 100-109 HTA grade 3 ≥ 180 Et/Ou ≥ 110 HTA systolique isolée ≥ 140 Et < 90 Confirmation : En cas de suspicion d’HTA à la 1ère consultation : mesuré ambulatoire de la PA (MAPA = Holter tensionnel) ou automesure à domicile (selon la préférence du patient) puisconsultation le mois suivant
- Éliminé une HTA « blouse blanche » si normale ou révèle une HTA ambulatoire si anormale → Sauf en cas d’HTA sévère ≥ 180/110 : débuter le traitement antihypertenseur, sous contrôle rapproché
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MAPA et automesure tensionnelle

- MAPA
- Pose d’un holter tensionnel pendant 24h d’activité habituelle, avec mesuré toutes les 15 min le jour, 30min la nuit
- HTA si : moyenne des 24h ≥ 130/80 mmHg ou à l’éveil ≥ 135/85 ou au sommeil ≥ 120/70
- Automesure tensionnelle : 3 mesures consécutives par appareil semi-automatique espacées d’1 minutes, en position assise, le matin au petit déjeuner et le soir avant le coucher pendant 3 jours
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- HTA si moyenne ≥ 135/85 mmHg
- Information : risques liés à l’HTA, bénéfices du traitement, objectifs, plan de soin
- Recherché : HTA secondaire, FdRCV, atteintes des organes ciblés, pathologies associées
- Bilan :
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- Diagnostic Confirmation Consultation d’annonce : .Examens cardiologiques (ECG, échocardiographie si présence d'anomalies ECG ou de symptômes cardiologiques) .Examens rénaux (créatinine sérique et débit de filtration glomérulaire (DFG), kaliémie, albuminurie, échographie rénale) .Examens vasculaires (doppler des troncs supra-aortique si maladie vasculaire documentée) .Examens ophtalmologiques (fond d’œil si HTA de grade 2 ou 3 ou patient hypertendu diabétique) .Examens cérébraux (IRM ou scanner cérébral si symptômes neurologiques et/ou des troubles cognitifs)
- Neuro-sensorielle : AVC ischémique : transitoire ou constitué
- Hémorragie cérébrale (rupture de micro-anévrysme ou nécrose fibrinoïde) et/ou méningée
- Encéphalopathie hypertensive (surtout en cas d’HTA rapide : HTA maligne, toxémie gravidique ou glomérulonéphrite aiguë) : céphalées, vomissements, troubles de conscience, convulsions, coma
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- Lacunes cérébrales, évoluant vers une démence vasculaire
- Rétinopathie hypertensive
- Complications Cardio-vasculaire : Insuffisance cardiaque systolique : ischémique ou par ↑ postcharge (HTA sévère ou prolongée)
- Insuffisance cardiaque diastolique : par HVG et fibrose
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- Cardiopathie ischémique : SCA, angor, infarctus du myocarde
- Fibrillation atriale (1ère cause) : par dilatation progressive de l’OG
- Troubles du rythmeventriculaire : ↑ du risque de TV et d’arythmie ventriculaire
- Complication artérielle : AOMI, sténose carotidienne, anévrisme de l’aorte abdominal → La mortalité cardiovasculaire est accrue par l’HTA : x 5 chez l’homme, x 3 chez la femme
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- Rénale
- Néphro-angiosclérose : insuffisance rénale par réduction néphronique, aggravant l’HTA
- Sténose athéromateuse de l’artère rénale (unilatérale ou bilatérale)
- Embolies de cholestérol
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- Int : Prise médicamenteuse : AINS, EPO, corticoïdes, contraception orale, gouttes nasales vasoconstrictrices, ciclosporine, dérivés de l’ergot de seigle…
- Atcd personnels ou familiaux de maladie rénale, cardiovasculaire ou endocrinienne
- Prise d’alcool (ou pastis sans alcool), cocaïne, amphétamine, réglisse, boissonanisée
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- SF
- Triade de Ménard (phéochromocytome) : céphalées, sueurs, palpitations
- Hyperaldostéronisme primaire : faiblesse musculaire, tétanie
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HTA : retentissement sur les organes ciblés

- Signes d’HTA Bilan 2ndre SC : Palpation rénale : polykystose rénale, hydronéphrose
- Souffle vasculaire abdominal : coarctation aortique, sténose de l’artère rénale
- PA fémorale ↓ ou retardée : coarctation aortique, maladie aortique
- Syndrome de Cushing
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- Neurofibromatose (phéochromocytome) : tâches « café au lait », neurofibrome, lentigine dans les aisselles et creux inguinaux, gliome du chiasma optique, nodules iriens de Lisch…
- PC
- Polyglobulie, hypokaliémie (hyperaldostéronisme), insuffisance rénale, protéinurie, hématurie
- → Recherché d’HTA secondaire en cas de point d’appel clinique, d’HTA grade sévère, brutale ou d’aggravation rapide, d’âge < 30 ans ou d’HTA résistante
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- FdRCV : Age > 50 ans (homme) ou > 60 ans (femme) - Diabète de type 2
- Tabagisme actif ou sevré < 3 ans - Dyslipidémie (LDL > 1,6 ou HDL < 0,4 g/L)
- Atcds familiaux d’accident cardiovasculaire précoce : < 55 ans (homme), < 65 ans (femme) ou AVC < 45 ans
- Avis : Avis spécialisé d’emblée si :
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- HTA sévère d'emblée (PAS > 180 ou PAD > 110)
- HTA avant 30 ans
- HTA avec hypokaliémie
- Autres situations cliniques évocatrices d'une HTA secondaire
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- Examens systématiques GAJ et EAL Natrémie, Kaliémie, créatininémie, calcul clairance BU ECG de repos : Atteinte d’organe ciblé(AOC) = atteinte paraclinique ou infraclinique 2ndr à l’HTA
- Pathologie associée = atteinte clinique 2ndr à l’HTA : maladie cardio-cérébro-vasculaire ou maladie rénale
- Cardiaque : Coronaropathie (IDM, angor, revascularisation) ou insuffisance cardiaque → maladie cardiaque
- ECG : HVG électrique (indice de Sokolow > 35 mm) → AOC
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- ETT indiqué si symptômes (angor, dyspnée), souffle cardiaque, trouble de repolarisation ou BBG à l’ECG : HVG échographique si masse ventriculaire ≥ 125 g/m2 (homme) ou ≥ 110 (femme) → AOC
- Vasculaire : Claudication intermittente → maladie vasculaire
- IPS < 0,9 → AOC
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- Écho-doppler TSA non systématique: ↑ paroi artérielle (≥ 0,9 mm) ou plaqued’athérome → AOC
- Vitesse de l’onde de pouls carotido-fémorale> 12 m/s non systématique → AOC
- Échographie-Doppler des MI et/ou échographie abdominale si point d’appel clinique → AOC
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- Cérébral
- AVC/AIT → maladie cérébrale
- TDM cérébrale au moindre doute : lacune, séquelle d’AVC … → maladie cérébrale
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Rétinopathie hypertensive

- Retentissement de l'HTA Rénal : Maladie rénale, insuffisance rénale (DFG < 60) ou protéinurie (> 500 mg/j) → maladie rénale
- Hausse discrète de créatininémie ou insuffisance rénale modérée avec clairance > 60 mL/min ou microalbuminurie (30 à 300 mg/24h) → AOC → Microalbuminurie non recommandée systématiquement chez le patient non diabétique
- Si signe d’appel : échographie rénale, échodoppler des artères rénales
- Oculaire Classification de Kirkendall : Acuité visuelle
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- FO : rétinopathie hypertensive → Maladie ophtalmique si ≥ 3 ± Angiographie à la fluorescéine
- 1 : rétrécissement artériolaire focal /diffus
- 2 : signe du croisement
- 3 : hémorragie, exsudat cotonneux
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- 4 : œdème papillaire
- L’évaluation et la quantification du risque cardiovasculaire total sont importants chez les patients hypertendus afin de déterminer l’éventuelle indication à un traitement antiagrégant plaquettaire (ou par statine) permettant de diminuer ce risque.
- PA normale haute HTA grade 1 HTA grade 2 HTA grade 3 RHD RHD RHD RHD Traitement immédiat chez les sujets à haut ou très haut risque avec une + Traitement d’emblée chez tous atteinte CV, rénale ou AOC les patients. + Traitement d’emblée chez tous les patients.
- Traitement chez les patients à très haut risque avec déjà une atteinte CV, en particulier Traitement à initier après 3-6 mois de Indications coronaire Objectif PA contrôlée à 3 mois Objectif PA contrôlée à 3 mois Selon risque CV RHD si PA optimal non atteinte dans les 3 mois, chez les patients à faible risque, ou à risque modérée sans pathologie cardiovasculaire, ni rénale ni atteinte d’organe Objectif : PAS = 130-139 et PAD < 90 mmHg à 6 mois au cabinet médical, confirmée au domicile (AMT ou MAPA diurne < 135/85), voire plus strict sur avis spécialisé
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- Chez le sujet de plus de 80 ans : PAS < 150 mmHg sans hypotension orthostatique, en ne dépassant pas si possible 3 médicaments antihypertenseur
- RHD : Recommandées chez tous les patients hypertendus :
- Arrêt du tabac
- Réduction pondérale si surcharge pondérale/obésité : objectif d’IMC < 25
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- Normalisation de la consommation sodée : < 6-8 g/jour (soit 100-140 mmol/24h de NaU)
- Limiter la consommation d’alcool : 3 verres (homme) ou 2 verres (femme) de vin ou équivalent/j
- Régime alimentaire méditerranéen : riche en fruits et légumes, pauvre en graisses totales et saturées
- Exercice physique régulier : en endurance, ≥ 30 minutes ≥ 3 fois par semaine
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- Principales classés thérapeutiques : Efficacité démontrée sur la réduction de mortalité et morbidité cardiovasculaire
- Diurétique thiazidique : HYDROCHLOROTHIAZIDE (Esidrex®), INDAPAMIDE (Fludex®)
- β-bloquant : ATÉNOLOL (Tenormine®), NÉBIVOLOL (Temerit®), BISOPROLOL (Detensiel®) NB : apparaissent moins efficaces que les autres pour la prévention des AVC
- IEC : PÉRINDOPRIL (Coversyl®), RAMIPRIL (Triatec®)
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- ARA2 : LOSARTAN (Cozaar), IRBESARTAN (Aprovel®), VALSARTAN (Tarea®)
- Inhibiteur calcique : .
- Vasodilatateur AMLODIPINE (Amlor®), LERCANIDIPINE (Lervan®) .
- Bradycardisant : VÉRAPAMIL (Isoptine®) → Si possible à longue durée d’action (24h), en 1 prise unique/jour → Rapidité d’action : β-bloquant et diurétique > inhibiteur calcique > IEC/ARA2
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- Règles de prescription Il est recommandé de débuter par une monothérapie en monoprise.
- Sujet âgé, HTA Diurétique, inhibiteur systolique calcique ↓ AVC TTT IEC/ARA2 ± diurétique Diurétique de l’anse si ↓ Progression de l’IR et protéinurie Protéinurie Insuffisance rénale DFG < 30 Post-infarctus IEC/ARA2, β-bloquant ↓ Mortalité Coronarien IEC, BB ↓ Evénements CV IEC/ARA2, β-bloquant, diurétique, anti-Insuffisance cardiaque ↓ Mortalité TTT médicamenteux aldostérone Inhibiteur calcique bradycardisant, FA permanente Ralentissement de la FC β-bloquant Diabète IEC/ARA2 ↓ Atteinte rénale HVG IEC/ARA2, diurétique ↓ Morbi-mortalité, ↓ HVG Indications privilégiées Athérome IEC, inhibiteur calcique ↓ Athérome IEC/ARA2, inhibiteur Syndrome métabolique calcique Meilleure tolérance métabolique Grossesse Inhibiteur calcique, β-bloquant Sans risque sur la grossesse Atcd d’AVC Diurétique, IEC/ARA2, calcique ↓ Récidive d’AVC Sujet noir Diurétique, inhibiteur calcique Meilleure sensibilité Contre-indication absolue : Diurétique thiazidique : goutte
- β-bloquant : asthme, BAV 2/3
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- Inhibiteur calcique bradycardisant : BAV 2/3, insuffisance cardiaque
- IEC : grossesse, angiœdème bradykinique, hyperkaliémie, sténose bilatérale des a. rénales
- ARA2 : grossesse, hyperkaliémie, sténose bilatérale des artères rénales
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- CI relative
- Diurétique thiazidique : syndrome métabolique, intolérance au glucosé, grossesse
- β-bloquant : AOMI, syndrome métabolique, intolérance au glucosé, BPCO
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HTA : traitement médicamenteux

- HTA de grade 1 avec risque cardiovasculaire faible ou modéré : monothérapie à faible dose
- Réévaluation de l’efficacité et de la tolérance du traitement à 4 semaines → L’usage d’une association est nécessaire chez la majorité des patients
- TTT 1ère étape Si objectif non atteint à 1 mois : passer à une bithérapie Intensification TTT médicamenteux 2ème étape du traitement : Augmentation de posologie : 2 médicaments à pleine dose
- Association de 3 médicaments à faible dose : trithérapie antihypertensive comportant un diurétique
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- Association : Synergique : - Diurétique + IEC/ARA2, inhibiteur calcique ou β-bloquant
- Inhibiteur calcique + IEC/ARA2, β-bloquant ou diurétique
- Association déconseillée : IEC + ARA2, β-bloquant + IEC/ARA2, β-bloquant + inhibiteur calcique bradycardisant
- L’association diurétique + β-bloquant augmenté le risque de diabète
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- Autres traitements : Inhibiteur direct de la rénine : aliskiren (Rasilez®)
- Antihypertenseur central : clonidine (Catapressan®), α-méthyldopa (Aldomet®)
- α1-bloquant : prazosine (Alpress®)
- Sujet âgé > 80 ans : HTA plus fréquemment systolique, avec augmentation de la pression pulsée
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- Pseudo-HTA par rigidité artérielle fréquente
- Risque d’hypotension orthostatique élevé
- Traitement : régime sans sel inadapté, association médicamenteuse limitée à une trithérapie
- Cas particuliers HTA résistante : Persistante sous RHD et trithérapie antihypertensive optimale comprenant un diurétique thiazidique
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- Fausse HTA résistante : HTA « blouse blanche », pseudo-hypertension (rigidité artérielle chez le sujet âgé, diabétique ou sous hémodialyse), brassard inadaptée, doses insuffisance d’antihypertenseur
- Mauvaise observance du traitement (questionnaire de Girerd) : arrêt des traitements mal tolérés, simplification du schéma thérapeutique, pilulier, automesure tensionnelle, éducation thérapeutique
- RHD non suivies : consommation excessive de sel, prise de poids, abus d’alcool…
- HTA secondaire méconnue
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- Surcharge volémique : diurétique insuffisant, insuffisance rénale, apports sodés excessifs
- posologies inadaptées
- SAS → Avis cardiologique et MAPA systématique
- Suivi : Phase d’ajustement thérapeutique : consultation toutes les 2 à 4 semaines
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- Après contrôle tensionnel : - Patient à faible risque, HTA grade 1 : consultation tous les 6 mois
- Patient à risque élevé ou sous RHD seules : consultation tous les 3 mois Surveillance :
- Glycémie, bilan lipidique et ECG tous les 3-5 ans si bilan initial normal
- Si diurétique ou IEC/ARA2 : kaliémie, créatininémie 7 à 15 jours après modification puis tous les 1-2 ans
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- HTA SECONDAIRE : HTA de cause secondaire : 5 à 10% des HTA, dont 1% de cause curable A évoquer si :
- Orientation étiologique à l’interrogatoire, clinique ou paraclinique
- Patient jeune < ou = 30 ans
- HTA sévère d’emblée (≥ 180/110 mmHg) ou s’aggravant rapidement
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- HTA résistante
- HTA avec hypokaliémie
- Orientation : Adulte jeune, avec protéinurie, hématurie, insuffisance rénale : néphropathie
- Adulte jeune, HTA résistante, OAP flash, athérome diffus, asymétrie de taille des reins, IRA sous IEC ou ARA2, hypokaliémie d’origine rénale : sténose de l’artère rénale
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- Hypokaliémie spontanée ou induite d’origine rénale, HTA résistante : hyperminéralocorticisme
- Hypersomnie diurne, asthénie matinale, élévation nocturne de PA, céphalées, surpoids, bronchopathie, pauses respiratoires nocturnes, HTA résistante : SAOS
- Triade céphalées + sueurs + palpitations : phéochromocytome
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HTA résistante et HTA du sujet âgé

- Néphropathie parenchymateuse (2-4%) : HTA fréquente, ↑ avec l’aggravation de l’IR : 85% des patients avec DFG < 30 ml/min
- Insuffisance rénale aiguë : traitement par restriction sodée et épuration extra-rénale
- Glomérulonéphriteaiguë ou chronique
- Polykystose rénale
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- Néphropathie interstitielle chronique : HTA moins fréquente
- Origineparenchymateuseunilatérale : hypoplasie segmentaire ou globale unilatérale, destruction rénale unilatérale (pyélonéphrite chronique, tuberculose)
- Rétrécissement de calibre d’une artère rénale = sténose athéromateuse (homme âgé polyvasculaire) ou dysplasie fibro-musculaire (femme jeune) : < 1% des HTA modérées, fréquente si HTA maligne
- Mécanisme : ischémie rénale et baisse de pression des artérioles afférentes → si chute > 50% de la pression = activation du SRAA → ↑ sécrétion de rénine du côté atteint et ↓ controlatérale → ↑ angiotensine II, ↑ aldostérone (rétention hydrosodée et hypokaliémie), ↑ ADH
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- Rein sain controlatéral : néphro-angiosclérose induite par l’HTA
- Cause rénale : TTT : RHD, aspirine, statine, médicaments antihypertenseurs Revascularisation angioplastie : controversée, si HTA < 10 ans résistante au ttt med ou altération fonction rénale et sténose significative.
- Angioplastie seule si fibrodysplasie, endoprothèse si sténose athéromateuse
- HTA réno-vasculaire Signes évocateurs : HTA d’évolution rapide, mal contrôlée par le traitement, notamment chez la femme jeune
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- Hypokaliémie avec hyperaldostéronisme secondaire ( ↑ rénine et aldostérone, ↑ kaliurèse)
- Souffle lombaire au niveau du flanc
- HTA maligne
- OAP flash : OAP récidivant à fonction ventriculaire gauche préservée
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- Rein hypotrophique inexpliquée : différence de taille > 1,5 cm
- Insuffisance rénale chronique inexpliquée, sans syndrome urinaire
- Insuffisance rénale aiguë sous IEC/ARA2
- Contexte athéromateux → Échographie-Doppler des artères rénales : examen de dépistage en 1ère intention
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- Hypersécrétion primitive d’aldostérone : ↑ réabsorption sodée → ↑ volémie, ↓ activité rénine plasmatique (rétrocontrôle), hypokaliémie avec natrémie normale (échappement)
- Hyper-aldostéronisme Cause Hyper-primaire : Adénome surrénalien de Conn (30%) : tableau franc avec aldostérone très élevée
- Hyperplasie bilatérale des surrénales (70%)
- Hyperaldostéronisme familial (< 5%)
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- Carcinome (< 1%) : ovarien ou surrénalien
- minéralocorticisme : SF
- En rapport avec l’hypokaliémie (inconstant) : crampes musculaires, faiblesse, fatigabilité musculaire, pseudo-paralysie, crise de tétanie, SPUPD
- Bio : Hypokaliémie sévère à kaliurèse conservéeavec alcalose métabolique → Kaliémie normale dans 50% des cas, surtout au stade précoce
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- Mesuré couplée aldostérone/rénine à 2 reprises : ↑ aldostérone plasmatique > 1,5N et aldostéronurie/24h, ↓ activité rénine plasmatique, rapport aldostérone/rénine activé > 30 → Sous traitement neutre, à jeun, à 8-10h, après 2h d’activité puis 15 min de position assise
- PC : TDM ± IRM des surrénales : adénome habituellement unilatéral, > 1 cm, hypodense, contours fins → risque de faux positif (incidentalome) ou de faux négatif
- Scintigraphie à l’iodo-cholestérol après freinage par la dexaméthasone : fixation persistante unilatérale si adénome, aucune fixation si hyperplasie
- Test dynamique de la sécrétion d’aldostérone (sérum salé isotonique ou épreuve d’orthostatisme) : adénome non freinable, hyperplasie freinable ( ↓ aldostérone après test de freinage, ↑ en orthostatisme)
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- Hyper-aldostéronisme primaire Traitement chirurgical : Indiqué devant un adénome surrénalien à l’imagerie, chez un patient sans contre-indication, d’âge < 55 ans avec HTA évoluant depuis < 10 ans
- Après cathétérisme veineux sélectif des v. surrénales : asymétrie sécrétoire
- Surrénalectomie après normalisation de la TA par anti-aldostérone → Guérit l’HTA dans 1/3 des cas et améliore le contrôle dans 1/3 des cas
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HTA rénovasculaire (sténose artère rénale)

- TTT Traitement Hyper-minéralocorticisme médical : En cas d’hyperplasie surrénalienne, de scanner normal ou si contreindication à la chirurgie d’adénome
- Antagoniste de l’aldostérone : spironolactone, parfois à forte dose
- Epargneur potassique : amiloride
- Souvent associé à un autre antihypertenseur : inhibiteur calcique…
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- Hyper-aldostéronism e secondaire : Tumeur sécrétante de rénine = cellules de l’appareil juxta-glomérulaire : HTA sévère chez un sujet jeune, activité rénine plasmatique ↑ ↑ avec hyperaldostéronisme 2ndr
- HTAréno-vasculaire
- HTA sous oestroprogestatif
- HTA maligne
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- Pseudo-hyperminéralo : corticisme
- Avec aldostérone et rénine basse : autres hormones avec effet minéralocorticoïde
- Syndrome de Cushing
- Bloc enzymatique en 11-β-hydroxylase ou 17-α-hydroxylase
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- Rétention sodée primitive : syndrome de Liddle, syndrome de Gordon
- Intoxication à la glycyrrhizine (réglisse) : inhibition de la transformation cortisol → cortisone
- Hypercorticisme : Par rétention hydrosodée, ↑ sensibilité vasculaire aux vasopresseurs (noradrénaline) et sécrétion de minéralocorticoïdes (désoxycorticostérone) fréquente
- Étiologie : adénome hypophysaire, paranéoplasique, adénome surrénalien, corticosurrénalome
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- Biologie : généralement ↓ rénine, angiotensine II et aldostérone
- Tumeur des cellules chromatoffines (dérivées de la crête neurale), rarement maligne (M+ : 10%)
- Sécrétion paroxystique de catécholamines : - Adrénaline : HTA systolique, flush, sueurs
- Noradrénaline : HTA, vasoconstriction périphérique ± Dopamine → évoque une tumeur maligne
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- Siège : - Médullosurrénal dans 90% des cas
- Paragangliome des ganglions sympathiquessous-diaphragmatiques ou médiastinaux (10%)
- Affection héréditaire (10% des cas) : neurofibromatose de Recklinghausen, maladie de von Hippel-Lindau, NEM2, paragangliomes familiaux
- Phéochromo C : cytome
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- HTA permanente ou paroxystique (70% des cas) ± hypotension orthostatique fréquente
- Poussées hypertensives avec triade de Ménard : céphalée pulsatile, palpitations, sueurs abondantes
- Crises brèves, à début brutal, déclenchée par le stress, une anesthésie, un accouchement, la manipulation de la tumeur (per-opératoire = risque vital), le tabac, la caféine, une drogue…
- Autres causes endocriniennes Bio : Tendance à l’hyperglycémie (voire diabète secondaire), la polyglobulie et l’hyperleucocytose
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- Hypokaliémie possible
- Dosage urinaire de la métanéphrine et catécholamines : affirme le diagnostic si ↑ en l’absence de traitement α/β-bloquant, plus rentable si réalisé dans les 3h après une crise
- Test de stimulation par glucagon et/ou de freination par clonidine : si ↑ modéré des dérivés de catécholamines urinaires
- Dosage plasmatique de catécholamine : difficile à interpréter en dehors des crises
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Hyperaldostéronisme primaire (adénome de Conn)

- PC Phéochromo : cytome
- Échographie, scanner et/ou IRM des surrénales : tumeur surrénalienne ronde, unique, hypodense, souvent volumineuse (5 cm en moyenne) + recherché de localisations ectopiques
- Scintigraphie au MIBG : localisations surrénaliennes et ectopiques (organe de Zuckerkandl (bifurcation aortique), vessie, hile rénal, médiastin postérieur, péricarde, cou… : souvent malin)
- Recherché de pathologie associée (NEM 2) : hyperparathyroïdie, cancer médullaire de thyroïde
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- Dépistage génétique si suspicion de forme familiale : NEM2, VHL, NF1, paragangliomes familiaux
- TTT : Ablation de la surrénale systématique après préparation par α et β-bloquant
- Récidive fréquente : surveillance annuelle à long terme (clinique, glycémie, métanéphrine) → β-bloquant seuls contre-indiqués : peut aggraver l’HTA
- Autres causes endocriniennes Autres : Acromégalie : HTA dans 15-20% des cas, modérée, sans particularité, généralement non compliquée
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- Hyperthyroïdie : HTA par ↑ du débit cardiaque
- Hyperparathyroïdie/hypercalcémie : HTApar ↑ de la contractilité des muscles lisses vasculaires
- Tumeur carcinoïde
- Médicament Cause toxique : AINS : déséquilibration d’une hypertension équilibrée
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- Corticoïdes : effet minéralocorticoïde, potentialisation des catécholamines et inhibition endothéliale
- Oestroprogestatifs : stimulation de la synthèse hépatique d’angiotensinogène → Le traitement hormonal substitutif n’augmenté pas significativement la tension artérielle
- Vasoconstricteurs nasaux
- Ciclosporine,tacrolimus → à traiter par anticalcique
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- EPO
- IMAO
- Anorexigène amphétaminique
- Traitement anti-VEGF
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- Toxique : Alcool : à partir de 3 verres par jour
- Glycyrrhizine (réglisse, antésite, pastis sans alcool) : tableau d’hyperaldostéronisme primaire (HTA avec hypokaliémie) avec aldostérone effondrée
- Cocaïne/crack (poussée hypertensive), ecstasy, amphétamines
- Sevrage en héroïne ou en alcool
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- Sténose aortique : hypertension aux membres supérieurs et vasoconstriction généralisée → Peut être asymptomatique chez l’adulte, découverte par une HTA ou une autre complication
- C : HTA aux membres supérieurs
- Hypotension aux membres inférieurs avec diminution/abolition des pouls fémoraux
- Souffle : systolique ou continu, para-sternal gauche, inter-scapulo-vertébral, thrill suprasternal
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- Circulation collatérale péri-scapulaire
- Coarctation aortique : PC
- RP : image en « double bouton » aortique, érosions du bord inférieur des côtes (3e à 6e)
- ETT : examen clé pour le dépistage → à confirmer par angio-TDM ou angio-IRM
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Phéochromocytome

- Complic : Insuffisance cardiaque
- Greffé oslérienne
- Accident vasculaire cérébro-méningé (HTA céphalique)
- Anévrismepré- ou post-coarctation
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- TTT
- Résection chirurgicale de la partie coarctée puis anastomose
- Autres causes SAOS : A évoquer chez le patient obèse, surtout en cas d’HTA résistante, avec une absence de baisse nocturne de PA en MAPA (patient non dippers)
- Diagnostic : polysomnographie → appareillage par masqué à pression positive si IAH > 30/h
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- Grossesse : HTA gravidique ou HTA aggravée par la grossesse
- HTIC : tumeur, encéphalite
- Acidose métabolique
- HTA centrale : quadriplégie, syndrome de Guillain-Barré, porphyrie aiguë, dysautonomie familiale
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- Brûlures
- Hypoglycémie
- Hyperventilation
- Stress
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- Anomalie métabolique
- Dosage rénine et aldostérone debout/couché
- Dosage aldostérone urinaire
- Dosage de CLU, cortisolémie à 8h, ACTH
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- Dosage des catécholamines urinaires et plasmatique
- Écho-doppler des artères rénales
- TDM/IRM abdominale
- Recherché de SAOS
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- Bilan Traitement neutre pour évaluation du SRAA : Arrêt : - IEC/ARA2et β-bloquant depuis 2 semaines
- Diurétiques depuis 2 semaines
- Inhibiteurs directs de la rénine et anti-aldostérone depuis 6 semaines
- A distance (6-8 semaines) : contraception oestroprogestative, grossesse et/ou allaitement
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- Contrôle de la TA par α-bloquant, antihypertenseur central, inhibiteur calcique dihydropyridine
- Sous régime normosodé (6 à 9 g/j) depuis 3 jours
- Après correction de l’hypokaliémie et contrôle de la kaliurèse
- HTA curable (50%) : iatrogène, sténose des artères rénales, endocrine → selon l’âge et l’ancienneté de l’HTA
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- HTA non curable : néphropathie irréversible (glomérulaire, polykystose…)
- CRISE AIGUË HYPERTENSIVE – HTA MALIGNE Crise hypertensive : Elévation rapide de la TA : PAS ≥ 180 mmHg et/ou PAD ≥ 110 mmHg chez un patient normotendu
- Rechercher un retentissement viscéral = urgence hypertensive
- En l’absence de retentissement viscéral = élévation tensionnelle transitoire sans souffrance viscérale (HTA sévère si élévation chronique), de bon pronostic, ne nécessitant pas de traitement en urgence
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- Urgence hypertensive Définitions : Crise hypertensive avec retentissement viscéral aigu → pronostic vital à court terme
- HTA maligne
- HTA avec retentissement cardio-vasculaire : SCA, OAP, dissection aortique
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- HTA avec retentissement neurologique : encéphalopathie hypertensive, hémorragie méningée, AVC
- Phéochromocytome
- HTA toxique liée à l’usage d’amphétamines, de LSD, de cocaïne et d’ecstasy
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- HTA péri-opératoire
- Prééclampsie sévère ou éclampsie
- Syndrome hémolytique et urémique
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HTA maligne : présentation clinique et complications viscérales

- HTA maligne : Crise aiguë hypertensive avec nécrose fibrinoïde extensive, notamment cérébrale et rénale, auto-entretenue par la natriurèse de pression entraînant un hyperaldostéronisme secondaire PAD > 130 mmHg (et PAS souvent > 210 mmHg)
- Souffrance viscérale : - Œdème papillaire au FO (stade 4)
- Insuffisance ventriculaire gauche
- Insuffisance rénale aiguë avec protéinurie ± hématurie
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- Encéphalopathie hypertensive : signes de focalisation, jusqu’au coma
- Signes associés : asthénie, AEG, troubles digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements), soif, signes de déshydratation
- Bio : hypokaliémie, anémie hémolytique régénérative fréquente
- Évolution généralement rapide avec décès en quelques mois
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- Facteur déclenchant : Arrêt de traitement antihypertenseur (notamment centraux) avec effet rebond
- Elément intercurrent : fièvre, douleur aiguë ou chronique, AVC, globe vésical, crise de panique…
- Toxique sympathomimétique : cocaïne, amphétamine, LSD, ecstasy
- Prise concomitante de médicament ↓ l’efficacité antihypertenseur : AINS, pansement gastrique…
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- Phéochromocytome
- Présentation
- TA élevée > 180/110 mmHg
- Point d’appel d’atteinte viscérale
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- Atteinte cérébrale : Céphalée : n’est pas un signe de gravité ou de retentissement viscéral si modérée
- Encéphalopathie hypertensive : céphalées, confusion, convulsions voire coma, vomissements
- AVC (hémorragique > ischémique), hémorragie méningée
- Éclampsie
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- Diagnostic Atteinte cardio-vasculaire : Dissection aortique
- Angor, SCA
- OAP par dysfonction ventriculaire gauche
- Atteinte rénale
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- Insuffisance rénale aiguë, rapidement progressive avec risque de néphro-angiosclérose maligne
- Atteinte ophtalmologique : Rétinopathie hypertensive : œdème papillaire, hémorragie, exsudat
- Flou visuel, BAV, OVCR
- Atteinte ORL
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- Épistaxis, acouphène
- Autre
- Microangiopathie thrombotique : insuffisance rénale, anémie hémolytique
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Crise aiguë hypertensive et HTA maligne

- Bio : Bilan standard : ionogramme (hyponatrémie, hypokaliémie), urée, créatinine, NFS, bilan de coagulation (CIVD), troponine (SCA), bilan d’hémolyse (bilirubine libre, haptoglobine, LDH, recherché de schizocytes)
- Bilan urinaire : BU ± protéinurie/24h, sédiment urinaire, ECBU
- Dosage de toxique : cocaïne…
- Bilan PC : ECG et RP systématique : recherché de SCA et OAP
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- FO : recherché d’OVCR ou de rétinopathie hypertensive stade 4
- Selon le contexte : ETT, scanner/IRM cérébrale, imagerie aortique…
- En l’absence de cause retrouvée : bilan d’HTA secondaire à distance
- TTT HTA sans retentissement : Repos et surveillance avec réévaluation à quelques heures, régime sans sel
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- Si persistance de l’HTA : RHD, débuter d’emblée un traitement antihypertenseur
- Consultation de suivi rapprochée
- → Hospitalisation en USI + scope PA-ECG continu, VVP, repos au lit, régime sans sel
- Rechercher et traiter un facteur déclenchant
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- Choix en 1ère intention : α-bloqueur : urapidilIV (Eupressyl®)
- Anticalcique : nicardipine IV (Loxen®) → contre-indiqué en cas d’insuffisance cardiaque
- SCA ou OAP : dérivé nitré = isosorbite dinitrateIV
- Phéochromocytome : α + β-bloqueur = labétalol IV
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- Cas particulier TTT anti-hypertenseur TTT Urgence hypertensive Objectif : Baisse progressive la PA de 25% maximum en 2h
- Atteindre 160/110 mmHg dans les 2 à 6h → Éviter une baissebrutale (risque d’ischémie viscérale) ou une hypotension
- Suite
- Relai par voie oral après contrôle de l’HTA
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- PEC des complications : Dissection aortique : transfert en chirurgie, contrôle optimal de la PA
- Éclampsie : sulfate de magnésium IV, extraction fœtale
- OAP : diurétiques associés → En dehors de l’OAP, les diurétiques peuvent aggraver l’HTA
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