#01

Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic

Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Échographie abdominale mesurant le diamètre antéro-postérieur de l'aorte abdominale (lignes de mesuré rouge et jaune) : examen de première intention, simple, non invasif et peu coûteux, pour le diagnostic et la surveillance d'un anévrisme de l'aorte abdominale (AAA), défini par un diamètre aortique ≥ 30 mm (ou ≥ 1,5 fois le diamètre sus-jacent normal). Le dépistage échographique systématique est recommandé chez l'homme de plus de 65 ans, en particulier fumeur ou ancien fumeur.
Partie 1/11
  • Révision 14/12/2020 ANÉVRISME DE L’AORTE ABDOMINALE : Anévrisme = dilatation focale et permanente, avec perte de parallélisme des parois et de diamètre > de 50% au diamètre d’amont.
  • En dehors des artères cérébrales touche surtout l’aorte (notamment sous-rénale) > artères poplitées > iliaques
  • Prévalence : 2 à 5% des hommes > 65 ans, 5-8% des hommes et 3-5% des femmes > 75 ans, 12 000 décès/an en Europe
  • Média aortique amincie altérée par protéolyse des fibres élastiques et fragmentation des fibres de collagène, perdant progressivement son élasticité et sa capacité à lutter contre la distension (croissance progressive) ainsi que sa résistance (risque de rupture), favorisé par la suractivité d’enzymes détruisant la matrice collagénique (métalloprotéases…).

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Scanner abdominal injecté montrant un anévrisme de l'aorte abdominale (mesures 38,3 mm et 48,5 mm sur la coupe axiale) : l'angio-TDM abdomino-pelvienne est systématique dans le bilan pretherapeutique, precisant la taille, l'extension (collet supérieur, rapports avec les artères rénales et iliaques), la présence d'un thrombus endoluminal, de calcifications et la recherché d'un autre anévrisme associé (poplité, fémoral, iliaque).
Partie 2/11
  • Apoptose des cellules musculaires lisses, versant endoluminal du sac anévrismal le plus souvent tapissé d’un thrombus.
  • Vitesse de croissance non linéaire : 2 à 4 mm/an en moyenne, avec la taille, le tabac et chez l’homme. Rapide si > 1 cm/an
  • Risque de rupture : très faible < 40 mm (0,4%/an), 3%/an > 50 mm, 15%/an > 60 mm, 4 fois plus élevé chez la femme à Ø égal
  • Athérome (90%) : FdR d’AAA : - Âge > 65 ans

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Diagramme de l'anévrisme aortique thoracique et abdominal : définition et topographie
Partie 3/11
  • Antécédents familiaux
  • Sexe masculin ++ (13/1)
  • Autre localisation aortique/artérielle
  • Tabagisme chronique (FdR de survenue et d’expansion : 3x plus rapide) t La dyslipidémie et le diabète ne sont pas des facteurs de risque d’anévrysme

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Athérosclérose aortique : principal facteur de risque de l'anévrisme de l'aorte abdominale
Partie 4/11
  • Anévrismes fusiformes essentiellement.
  • Étiologie Autres : Probable composante génétique : formes familiales
  • Faux anévrismes anastomotiques sur prothèses vasculaires
  • Artérite inflammatoire : maladie de Takayasu, Horton, Kawasaki, ou Behçet

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Angio-TDM d'un AAA sous-rénal : masse pulsatile abdominale perçue à l'examen clinique
Partie 5/11
  • Anévrisme infectieux (généralement sacciforme) : syphilis, endocardite infectieuse, de contiguïté
  • Maladie congénitale : maladie de Marfan, Ehlers-Danlos, syndrome de Loeys-Dietz
  • Post-traumatique ou post-dissection aortique
  • C : Asymptomatique dans la grande majorité des cas: dépistage chez le patient à risque (homme > 65 ans notamment tabagique, athérosclérose, antécédents familiaux d’anévrisme) ou de découverte fortuite

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Écho-Doppler artériel : dépistage et mesuré du diamètre de l'anévrisme aortique
Partie 6/11
  • Douleur : sourde, épigastrique ou latéralisée, parfois lombaire t signe de gravité (fait craindre une rupture)
  • Perception ou palpation d’une masse battante abdominale (anévrisme très volumineux, sujet maigre) : expansive, épigastrique ou latéralisée à gauche, de volume variable. Avec ou sans souffle
  • Compressions des organes adjacents (érosion vertébrale, compression cave, compression urétérale)
  • Complication : rupture, embolie par thrombose intra-anévrismale, syndrome compressif

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Angio-TDM de l'AAA sous-rénal avec reconstruction 3D : bilan morphologique préopératoire
Partie 7/11
  • Syndrome inflammatoire : fièvre, AEG, syndrome inflammatoire biologique t Recherché d’autres localisations d’athérome ou d’anévrisme (notamment poplité dans 10-20% des cas)
  • Diagnostic Écho-doppler abdominale : Examen clé en urgence, de dépistage et de suivi d’AAA asymptomatique
  • Confirmé le diagnostic, précise la taille/croissance, les limités, la localisation ou une rupture, recherché d’autre anévrisme (poplité, fémoral, iliaque commun ou interne…)
  • PC Scanner abdomino-pelvien injecté : Systématique dans le bilan préthérapeutique

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Scanner abdominal : rupture d'AAA avec hématome rétropéritonéal — urgence chirurgicale
Partie 8/11
  • Précise la taille, l’extension (collet supérieur, artères rénales et iliaques), recherché de compression d’organe de voisinage, calcifications, thrombus endoluminal, autre anévrisme
  • Peut être remplacée par une IRM, si contre-indication
  • Intérêt d’une TDM TAP pour le bilan d’extension : anévrisme aortique thoracique
  • Rupture : t Gravissime : 15% de survie. Chirurgie en urgence, TDM si hémodynamique le permet

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
TDM abdominale : anévrisme compliqué de fistule aorto-cave ou aorto-duodénale
Partie 9/11
  • Rétropéritonéale (80%) : syndrome abdominal aigu ± choc hémorragiquet urgence chirurgicale
  • Intra-péritonéale (rare) : décès foudroyant par hémorragie aiguë
  • Duodénale : douleurs abdominales, hémorragie digestive basse

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Angio-TDM : compression urétérale par anévrisme aortique avec hydronéphrose
Partie 10/11
  • Fistule aorto-cave : shunt vrai massif, insuffisance cardiaque à haut débit
  • Compression : Duodénale : épigastralgie, vomissements postprandiaux
  • Nerveuse : sciatalgie, radiculalgie

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Anévrisme de l'aorte abdominale (AAA) : diagnostic
Échographie abdominale mesurant le diamètre antéro-postérieur de l'aorte abdominale (lignes de mesuré rouge et jaune) : examen de première intention, simple, non invasif et peu coûteux, pour le diagnostic et la surveillance d'un anévrisme de l'aorte abdominale (AAA), défini par un diamètre aortique ≥ 30 mm (ou ≥ 1,5 fois le diamètre sus-jacent normal). Le dépistage échographique systématique est recommandé chez l'homme de plus de 65 ans, en particulier fumeur ou ancien fumeur.
Partie 11/11
  • Osseuse : érosion vertébrale t lombalgies, cruralgies
  • Urétérale : colique néphrétique
  • Veineuse (ilio-cave) : OMI

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#02

AAA : complications (rupture, embolie, compression)

AAA : complications (rupture, embolie, compression)
Anévrisme de l'aorte abdominale et son rapport avec les artères rénales : élément déterminant pour le risque de complications (rupture, embolie, compression) et la stratégie thérapeutique.
Partie 1/7
  • Complications : Embolie
  • Embolie distale sur thrombose intra-anévrismale : ischémie aiguë des MI,oblitération progressive (syndrome de Leriche), embolie de cristaux de cholestérol
  • Autres : Infection (rarissime)
  • Anévrisme inflammatoire : gangue inflammatoire t douleurs abdominales ou lombaires diffuses

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AAA : complications (rupture, embolie, compression)
Cyanosé des deux pieds par ischémie aiguë des membres inférieurs, complication d'une embolisation distale a partir du thrombus mural d'un anévrisme de l'aorte abdominale : cette urgence vasculaire, qui peut également se traduire par une oblitération progressive (syndrome de Leriche) ou une embolie de cristaux de cholestérol, impose une revascularisation en urgence associée au traitement de l'anévrisme causal.
Partie 2/7
  • Décès : globalement 10 fois plus de décès d’autre atteinte CV (coronarienne, AVC) que par rupture tThrombus : n’est pas une complication, présent dans tout anévrisme (sauf Marfan/Ehlers-Danlos)
  • TTT : Médical
  • Prise en charge des FdRCV : arrêt du tabac impératif, équilibre du diabète, PEC d’une dyslipidémie…
  • Contrôle de l’HTA

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AAA : complications (rupture, embolie, compression)
Traitement antiplaquettaire par aspirine : réduction du risque cardiovasculaire dans l'AAA
Partie 3/7
  • Antiagrégant plaquettaire (aspirine ou clopidogrel), statine et IEC systématique
  • Révision 14/12/2020 Chirurgical : Symptomatique : urgence chirurgicale en cas de rupture ou après revascularisation en cas d’embolie Asymptomatique :
  • Diamètre < 50-55 mm : traitement médical, surveillance clinique et écho /12 mois (< 40-45 mm) /6 mois (40-45 à 50-55 mm)
  • Diamètre ≥ 50-55 mm, croissance rapide, complication : traitement curatif systématique (hors CI). Possible chirurgie plus précoce (< 50 mm) chez la femme

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AAA : complications (rupture, embolie, compression)
Anatomie de l'aorte abdominale et de la bifurcation iliaque (Gray) : repères chirurgicaux
Partie 4/7
  • Bilan pré-op
  • Évaluation CV globale et de fonction respiratoire
  • Évaluation de fonction rénale
  • TTT TTT curatif : Risque opératoire faible

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AAA : complications (rupture, embolie, compression)
Anastomose vasculaire termino-terminale : technique de chirurgie ouverte de l'AAA
Partie 5/7
  • Chirurgie conventionnelle : mise à plat et greffé de l’anévrisme par laparotomie et clampage aortique avec suturé d’un tube prothétique
  • Traitement radical et définitif, maismortalité élevée (2 à 5%)
  • Risque opératoire élevé Méthode ou risque faible avec : Traitementendovasculaire : mise en place d’une endoprothèse par voie artérielle fémorale
  • Nécessite des conditions anatomiques particulières

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AAA : complications (rupture, embolie, compression)
Endoprothèse fenêtrée EVAR : exclusion endovasculaire de l'anévrisme aorto-iliaque
Partie 6/7
  • anatomie favorable Suivi : Suivi des FDRCV même en post-opératoire : haut risque CV
  • Post-chirurgie conventionnelle : échodoppler /an : risque de faux anévrismes anastomotiques (thrombose exceptionnelle)
  • Post-endoprothèse : TDM + écho de contraste régulières pour vérifier l’évolution du sac anévrismal, le positionnement de l’endoprothèse (migration, plicature de jambage…), les endofuites (défaut de coaptation parfaite des extrémités de l’endoprothèse avec la paroi, d’hermétisme entre deux endoprothèses, porosité d’endoprothèse, flux d’une branche artérielle connectée à l’aorte)
  • Dépistage chez les enfants et collatéraux au 1er degré de plus de 50 ans tSurmortalité même après chirurgie : âge avancé, FDRCV, athérosclérose, BPCO, pathologies post-tabagiques…

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AAA : complications (rupture, embolie, compression)
Angio-TDM post-EVAR : endofuite de type I — complication nécessitant réintervention
Partie 7/7
  • ANÉVRISME DE L’AORTE THORACO-ABDOMINALE Cause : Athérome (2/3 des cas) : associé à un AAA dans 30% des cas, lésions des branches aortiques dans 15% des cas
  • Post-dissection aortique, post-opératoire (faux anévrisme anastomotique), post-traumatique
  • Inflammatoire : maladie de Takayasu, Horton, Behçet, infection (de greffé ou de contiguïté)
  • Congénitale ou dystrophique (Marfan, Ehlers-Danlos)

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#03

AAA : traitement (chirurgie, EVAR)

AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Schéma de l'anévrisme aortique, localisations thoracique et abdominale : orientent le choix entre chirurgie conventionnelle et traitement endovasculaire (EVAR).
Partie 1/9
  • C Diagnostic : Asymptomatique dans la majorité des cas : découverte fortuite sur une RP/TDM ou dans le bilan d’un AAA
  • Douleur : - Rupture imminente
  • Modification morphologiques : inflammation, hémorragie, dissection intra-pariétale
  • Érosion osseuse de voisinage

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AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Simulation de chirurgie ouverte sur mannequin d'entraînement : la cure chirurgicale conventionnelle de l'AAA nécessite une laparotomie, un clampage aortique et la mise en place d'une prothèse vasculaire (visible en blanc/rouge). Plus invasive que l'EVAR, elle offre en contrepartie une solution durable sans surveillance radiologique itérative, et reste indiquée chez les patients jeunes à faible risque opératoire ou en cas d'anatomie défavorable à l'endoprothèse.
Partie 2/9
  • Compression : - Arbretrachéo-bronchique : dyspnée
  • Œsophage : dysphagie
  • VCS : syndrome cave supérieur
  • Nerf pneumogastrique ou récurrent gauche : dysphonie

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AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Bilan pré-opératoire d'un anévrisme thoraco-abdominal : évaluation du risque chirurgical
Partie 3/9
  • Oreillette gauche : AC/FA
  • Thrombo-embolique : cérébral, rénal, artères viscérales
  • Rupture (le plus souvent dans le médiastin, la plèvre ou le rétropéritoine, rarement dans l’œsophage ou les bronches) : douleur vive, syndrome hémorragique, choc hémorragique
  • PC

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AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Coronarographie préopératoire : dépistage de la coronaropathie associée avant chirurgie aortique
Partie 4/9
  • Bilan morphologique : RP + angioscanner pan-aortique + artériographie médullaire
  • Bilan préopératoire : échocardiographie ± coronarographie, échodoppler des TSA
  • Classification : Type I : aorte thoracique descendante en totalité + aorte abdominale haute
  • Type II : aorte thoracique descendante en totalité + aorte abdominale sus-, inter- et sous-rénale

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AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Classification de Crawford des anévrismes thoraco-abdominaux (types I à IV)
Partie 5/9
  • Type III : partie basse de l’aorte thoracique descendante + aorte abdominale
  • Type IV : seulement l’aorte abdominale haute
  • TTT : Opération sous CEC avec protection cérébrale par hypothermie profonde
  • Indication opératoire : rupture, diamètre > 55-60 mm, croissance > 1 cm/an, morphologie sacciforme (10%), anévrisme disséquant > 40 mm, anévrisme infectieux, syndrome de Marfan

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AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Anatomie de l'artère poplitée (Gray) : siège de l'anévrisme poplité dans la fosse poplitée
Partie 6/9
  • Révision 14/12/2020 ANÉVRISME POPLITÉ Cause : Athérosclérose ± maladie anévrismale (= associé à un AAA dans 30% des cas)
  • Autre : - Cause générale : maladie de Behçet, neurofibromatose, dysplasie fibro-musculaire, endocardite
  • Syndrome de l’artère poplitée piégée t Touche quasi-exclusivement les hommes
  • C : Asymptomatique : palpation d’une masse battante extensible dans le creux poplité (pouls trop bien perçu)

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AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Anévrisme poplité bilatéral : masse pulsatile de la fosse poplitée à l'examen clinique
Partie 7/9
  • Embolies distalesrépétées avec destruction à bas bruit du lit d’aval, jusqu’à l’ischémie aiguë distale
  • Thrombose aiguë : urgence absolue, taux élevé d’amputations
  • Autre complication (rare) : compression locale (veine à risque de thrombose, nerfs), rupture (infection ?) t Bilatéral dans > 50% des cas
  • Diagnostic : PC

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AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Pontage fémoro-poplité : traitement chirurgical de l'anévrisme poplité avec exclusion
Partie 8/9
  • Échographie-Doppler artériel : dépistage avec recherché systématique d’un anévrisme poplité controlatéral
  • Angioscanner ou angio-IRM : recherché d’AAA associé
  • Artériographie des MI
  • Traitement médical de l’athérosclérose

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AAA : traitement (chirurgie, EVAR)
Écho-Doppler artériel périphérique : surveillance post-chirurgicale des anévrismes poplités
Partie 9/9
  • Anévrisme symptomatique : Ischémie critique : exclusion chirurgicale de l’anévrisme + pontage
  • Thrombose aiguë : revascularisation en urgence par thrombolyse in situ
  • Rupture : chirurgie en urgence

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#04

Anévrisme poplité et iliaque

Anévrisme poplité et iliaque
Illustration historique d'une gangrène sèche du pied survenue après ligature de l'artère fémorale pour le traitement d'un anévrisme poplité : cette complication illustre le risque ischémique majeur associé aux anévrismes de l'artère poplitée, qui se compliquent fréquemment de thrombose ou d'embolies distales (à la différence de l'AAA, dont la complication principale est la rupture). L'anévrisme poplité est l'anévrisme périphérique le plus fréquent, souvent bilatéral et associé dans 30 à 50% des cas à un AAA, ce qui justifie un dépistage aortique systématique en cas de découverte d'un anévrisme poplité.
Partie 1/6
  • TTT Anévrisme asymptomatique : Indication chirurgicale : taille ≥ 20 mm, thrombus pariétal important texclusion chirurgicale de l’anévrisme + pontage ou mise à plat-greffé, de préférence avec une veine saphène inversée, selon la taille/le thrombus pariétal/le lit d’aval
  • Sinon surveillance semestrielle par échodoppler
  • ANÉVRISME ILIAQUE : Rares : quasi exclusivement les hommes âgés tabagiques. Dans 50% bilatéral
  • Diagnostic souvent fortuit, plus rarement en cas de complication

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Anévrisme poplité et iliaque
Artériographie de l'artère poplitée en différentes positions du genou : ce type d'imagerie dynamique permet de visualiser l'anatomie et la perméabilité de l'artère poplitée, mais aussi de dépister un piège artériel poplité (compression dynamique par un faisceau musculaire anormal) chez le sujet jeune sportif. Dans le cadre des anévrismes poplités, l'imagerie (écho-Doppler, angio-TDM) confirmé la dilatation artérielle et recherché un thrombus mural pariétal, source potentielle d'embolies distales.
Partie 2/6
  • Recherché systématique devant un anévrisme d’un autre territoire
  • Dans tous les cas bilan anévrismal (aortiques, poplités ++), bilan de l’athérosclérose, contrôle FDRCV (tabac ++)
  • Anévrisme symptomatique Commun : Rupture (douleur abdomino-pelvienne, choc hémorragique) t urgence chirurgicale
  • Fistule artérioveineuse, compression (veine iliaque commune, uretère, paquet nerveux), claudication fessière, douleurs abdomino-pelviennes…

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Anévrisme poplité et iliaque
Angio-TDM de l'artère mésentérique supérieure : sténose athéromateuse dans l'angor mésentérique
Partie 3/6
  • Anévrisme asymptomatique : Diamètre < 25 mm : échographie doppler /6 mois
  • Diamètre 25 mm à 30-35 mm : échographie doppler /12 mois
  • Diamètre > 30-35 mm : cure chirurgicale conventionnelle ou endovasculaire
  • ne Inter : Rares : quasi exclusivement les hommes âgés tabagiques

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Anévrisme poplité et iliaque
Anatomie du tronc coeliaque et de l'artère mésentérique supérieure (Gray)
Partie 4/6
  • Diagnostic souvent fortuit, plus rarement en cas de rupture
  • Recherché systématique devant un anévrisme d’un autre territoire
  • Révision 14/12/2020 ARTÉRIOPATHIE DIGESTIVE : Oblitération chronique (surtout athéromateuse)ouaiguë (surtout embolique) des artères digestives
  • Ischémie intestinale chronique : hypoperfusion post-prandiale relative, responsable de douleur d’intensité et de durée proportionnelle au volume et à la composition des aliments ingérés tangor mésentérique.

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Anévrisme poplité et iliaque
Pneumatose intestinale : signe radiologique d'ischémie mésentérique aiguë avancée
Partie 5/6
  • Débit sanguin digestif d’environ 20-35% de la consommation totale en oxygène avec majoration post-prandiale du débit splanchnique, maximale l’heure suivant l’arrivée des aliments ingérés et durant 5h.
  • Ischémie intestinale aiguë : occlusion artérielle aiguë ou bas débit avec ischémie permanente au-delà de quelques heures t infarctus mésentérique
  • Plus fréquent chez le sujet âgé, prédominance féminine (70% des cas), sur un terrain athéromateux évolué et diffus
  • Pathologie peu fréquente

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Anévrisme poplité et iliaque
TDM abdominale : occlusion de l'artère mésentérique supérieure avec défaut de rehaussement grêlique
Partie 6/6
  • SF : Douleur abdominale post-prandiale = claudication du grêle : douleur intense, à type de crampe, généralement péri-ombilicale, débutant 15-30 minutes après ingestion et disparaissant lentement en 1-2h, au début pour des repas important puis pour ingestion d’un volume d’aliment modeste
  • Crainte de s’alimenter : éviction et fractionnement alimentaire
  • Risque d’amaigrissement et de dénutrition sévère
  • Moins typiques : diarrhées, vomissements…

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#05

Artériopathie digestive (ischémie mésentérique)

Artériopathie digestive (ischémie mésentérique)
Angio-TDM abdominal montrant des signes d'ischémie mésentérique (flèche) : la souffrance intestinale aiguë par occlusion (embolique ou thrombotique) de l'artère mésentérique supérieure est une urgence chirurgicale et vasculaire rare mais redoutable, de mortalité élevée du fait du retard diagnostiqué fréquent (douleur abdominale intense initialement disproportionnée par rapport à un examen clinique pauvre - « pain out of proportion »), évoluant vers la nécrose pariétale intestinale, la perforation et le choc septique en l'absence de revascularisation rapide.
Partie 1/5
  • SC- Souffle abdominal : inconstant, peu sensible t Recherché d’autres localisations athéromateuses
  • ANGOR MÉSENTÉRIQUE PC : Écho-doppler : recherché d’une sténose ou d’une occlusion du tronc cœliaque et des artères mésentériques (atteinte de ≥ 2/3 troncs artériels digestifs nécessaire pour induire des symptômes), recherché d’anévrisme abdo
  • Angioscanner (angio-IRM si CI) : diagnostic des lésions artérielles, analyse des voies de suppléance et du retentissement digestif, diagnostic différentiel (pancréatite, néoplasie pancréatique, tumeur rétropéritonéale…)
  • TTT- Évolution spontanée défavorable : ischémie aiguë, dénutrition sévère

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Artériopathie digestive (ischémie mésentérique)
Topographie abdominale et projections cutanées des organes digestifs et de leurs repères vasculaires (artère cœliaque, etc.) : la connaissance de cette anatomie de surface aide à localiser la douleur dans l'ischémie mésentérique, dont le caractère diffus et intense, disproportionné par rapport à un examen abdominal initialement pauvre, est un signe d'alerte cardinal devant tout patient à risque vasculaire (fibrillation atriale, polyathérome) présentant une douleur abdominale aiguë.
Partie 2/5
  • Revascularisation systématique : endovasculaire (angioplastie-recanalisation) ou chirurgicale (pontage)
  • Occlusion artérielle aiguë par embolie, thrombose ou dissectiont urgence absolue t A évoquer systématiquement dans tous contexte à risque : sujet > 60 ans, athéromateux, cardiopathie emboligène
  • SF : Douleur abdominale : soudaine, intense, à type de crampes, avec examen physique pauvre (sans défense) et état général conservé au début, souvent ombilicale et en FID. Signe le plus constant
  • Hyper-péristaltisme au stade précoce (fréquent) : diarrhées glairo-sanglantes

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Artériopathie digestive (ischémie mésentérique)
Angio-TDM abdominale (axiale et coronale) : embolie de l'artère mésentérique supérieure
Partie 3/5
  • Occlusion intestinale en quelques heures : vomissements, défense
  • Fièvre, état de choc progressif, défaillance multiviscérale t infarctus irréversible
  • SC- Syndrome ischémique aigu mésentérique réversible : douleurs très importantes, sans signes péritonéaux
  • Infarctus constitué : douleurs permanentes importantes, état occlusif puis état de choc

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Artériopathie digestive (ischémie mésentérique)
Laparotomie exploratrice : résection intestinale pour nécrose ischémique transmédullaire
Partie 4/5
  • PC- Hyperlactatémie : corrélé à la gravité
  • Angioscanner en urgence : diagnostic des lésions artérielles, retentissement digestif
  • INFARCTUS MÉSENTÉRIQUE : TTT

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Artériopathie digestive (ischémie mésentérique)
Angio-TDM : revascularisation endovasculaire de l'artère mésentérique supérieure par stenting
Partie 5/5
  • Mesures de réanimation
  • Revascularisation endovasculaire ou chirurgicale (pontage) : en urgence absolue
  • En cas de signes généraux ou péritonéaux : laparotomie ± exérèse des anses nécrotiques

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#06

Syndromes de compression vasculaire

Syndromes de compression vasculaire
Anatomie du défilé thoraco-brachial (région cervico-axillaire) : les éléments vasculo-nerveux (artère et veine subclavières, plexus brachial) traversent un espace anatomique étroit entre les muscles scalènes, la première côte et la clavicule. Le syndrome du défilé thoracobrachial (Thoracic Outlet Syndrome) correspond à la compression de ces structures dans ce défilé, d'origine le plus souvent neurologique (compression du plexus brachial : douleurs, paresthésies du membre supérieur) mais pouvant aussi être vasculaire artérielle (claudication du bras, ischémie digitale par embolies distales) ou veineuse (œdème, syndrome de Paget-von Schrötter par thrombose veineuse d'effort de la veine sous-clavière).
Partie 1/9
  • Pathologie ischémique la plus fréquente du tube digestif : âge moyen = 70 ans, prédominance féminine (2/1)
  • Vascularisation : - Côlon ascendant et 2/3 droit du côlon transverse : artère mésentérique supérieure
  • 1/3 gauche du côlon transverse, côlon descendant et haut rectum : artère mésentérique inférieure
  • 2/3 inférieurs du rectum : artère rectale moyenne, branche de l’artère iliaque interne t Reliées par des arcades bordantes, avec 2 points faibles : point de Griffiths (arcade de Riolan grêle, voire absente, au niveau de l’angle gauche) et point de Südek (arcade bordante inconstante entre le sigmoïde et le haut rectum)

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Syndromes de compression vasculaire
Œdème unilatéral du membre inférieur gauche (flèche) : signe clinique évocateur d'une thrombose veineuse profonde iliofémorale, dont le syndrome de May-Thurner (compression de la veine iliaque commune gauche par l'artère iliaque commune droite) est une cause anatomique classique chez la femme jeune. Devant un œdème unilatéral d'apparition rapide, l'écho-Doppler veineux est l'examen de première intention pour confirmer le diagnostic de TVP.
Partie 2/9
  • Généralement multifactorielle : - Bas débit relatif : état de choc, insuffisance cardiaque, effet physique prolongé…
  • Obstruction : thrombose ou embolie mésentérique, thrombose des veines mésentériques, vascularite, chirurgie de l’aorte abdominale… t Cause non obstructive dans la majorité des cas t Du fait des arcades vasculaires de substitution, un infarctus colique est quasi-impossible
  • C COLITE ISCHÉMIQUE : Douleur abdominale : d’apparition brutale, à type de crampes, du flanc et de la fosse iliaque gauche ± défense
  • Diarrhée aiguë

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Syndromes de compression vasculaire
Coloscopie : lésions muqueuses de la colite ischémique — aspect endoscopique
Partie 3/9
  • Rectorragies, généralement modérées sans déglobulisation
  • Signes parfois associé : fièvre, syndrome sub-occlusif
  • Forme gangréneuse (10%) : péritonite, choc septique, rectorragies massives
  • PC TDM abdominal injecté : Examen souvent réalisé en 1ère intention : bonne sensibilité, faible spécificité

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Syndromes de compression vasculaire
TDM abdominale : colite ischémique segmentaire avec épaississement et densification péri-colique
Partie 4/9
  • Épaississement non spécifique de la paroi colique : image colique « en ciblé »
  • Cinétique de prise de contraste de la paroi colique : selon la viabilité et la sévérité
  • Autres signes : pneumatose pariétale, aéromésentérie, aéroportie
  • Révision 14/12/2020 Recto-sigmoïdoscopie : Examen de référence : visualisation directe de la muqueuse + biopsies

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Syndromes de compression vasculaire
Colite ischémique : aspect histologique de la nécrose muqueuse et des ulcérations
Partie 5/9
  • Lésions peu spécifiques : muqueuse congestive, pétéchiales, puis ulcérations longitudinales ou confluentes « à l’emporte-pièce », puis hématome avec aspect noirâtre
  • Topographie : lésions segmentaires, à limités nettes t Risque de perforation colique : éviter une insufflation trop importante
  • TTT : Suppression des facteurs favorisants : rétablissement d’une volémie normale…
  • Mise au repos du tube digestif ± alimentation parentérale stricte ou entéralesans résidu

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Syndromes de compression vasculaire
Intervention de Hartmann : colostomie terminale pour colite ischémique sévère ou perforée
Partie 6/9
  • Antibiothérapie en cas de forme compliqué
  • Forme gangréneuse tintervention de Hartmann en urgence
  • SYNDROME DE COMPRESSION VASCULAIRE t Plus fréquent chez le sujet longiligne/maigre Syndrome de Cockett : Compression de la veine iliaque gauche par l’artère iliaque droite
  • Manifestations : varices, insuffisance veineusechronique, TVPrécidivante du membre inférieur gauche

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Syndromes de compression vasculaire
Syndrome de May-Thurner (Cockett) : compression de la veine iliaque gauche — risque de TVP
Partie 7/9
  • Syndrome de la pince aorto-mésentérique : « Nutt cracker syndrom » : compression de la veine rénale gauche dans la pince aortomésentérique (entre l’aorte et l’artère mésentérique supérieure)
  • Prédominance féminine
  • Manifestations : varices pelviennes (pesanteur pelvienne), hématurie microscopique, dyspareunie profonde
  • Syndrome du défilé thoraco-Syndromes brachial : Compression des éléments vasculo-nerveux au niveau du passage entre les scalènes antérieur et moyen : plexus brachial ++ (95%), veine, exceptionnellement artère

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Syndromes de compression vasculaire
Syndrome du Nutcracker : compression de la veine rénale gauche entre l'aorte et l'AMS au scanner
Partie 8/9
  • Principalement chez le sportif ou sur malformation anatomique (côte cervicale, anomalie d’insertion du scalène, cal osseux sur fracture de clavicule…)
  • Manifestations : paresthésie, parésie, TVP du membre supérieur, syndrome de Raynaud
  • Manœuvre dynamique : déclenchement des signes cliniques (paresthésie, faiblesse musculaire, œdème veineux, abolition du pouls) lors de la levée du bras à 90°
  • TTT : kinésithérapie si atteinte neurologique ou chirurgie si atteinte artérielle/veineuse

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Syndromes de compression vasculaire
Syndrome du défilé thoraco-brachial : compression neurovasculaire par côte cervicale ou scalène
Partie 9/9
  • Syndrome de l’artère poplitée piégée : Compression de l’artère poplité par le muscle jumeau interne (gastro-splénien)
  • Principalement chez l’homme sportif musclé
  • Manifestation : . Claudication intermittente du MI, voire ischémie aiguë . Abolition des pouls distaux lors des manœuvres dynamiques
  • TTT : chirurgie (section du jumeau interne)

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