#01

Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)

Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
Patient se tenant la poitrine, illustrant la présentation clinique typique d'une douleur thoracique aiguë. Face à ce symptôme, la démarche diagnostiqué aux urgences doit systématiquement et rapidement écarter les quatre étiologies engageant le pronostic vital à court terme : syndrome coronarien aigu, dissection aortique, embolie pulmonaire et pneumothorax (sous tension), avant d'envisager les causes pariétales, digestives ou anxieuses, beaucoup plus fréquentes mais non urgentes.
Partie 1/9
  • CNCE 2019 Gravité : détresse : Détresse respiratoire : polypnée (> 30/min), bradypnée (< 10/min, pause respiratoire), tirage, sueurs, cyanosé, SpO2 < 90%, encéphalopathie respiratoire
  • Détresse hémodynamique : ACR, état de choc (hypoperfusion périphérique, hypotension, pâleur, marbrures, oligurie), pouls paradoxal (dépression à l’inspiration profonde), cœur pulmonaire
  • Troubles de conscience : confusion, agitation, convulsions… → Une bradypnée ou des irrégularités respiratoires, une bradycardie avec des signes de choc et un trouble de la vigilance font craindre un arrêt cardio-respiratoire
  • PEC : Transfert médicalisé via le 15 aux urgences, puis à faire systématiquement :

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Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
ECG 12 dérivations, premier examen complémentaire à réaliser devant toute douleur thoracique aiguë (dans les 10 minutes suivant l'arrivée), permettant de rechercher un sus-décalage du segment ST (STEMI), des signes de surcharge ventriculaire droite (embolie pulmonaire) ou un élargissement du médiastin associé (dissection aortique).
Partie 2/9
  • ECG 12 dérivations + V3R V4R, V7 V8 V9
  • Radiographie pulmonaire
  • Dosage des troponines ultrasensibles ± Gaz du sang : si bradypnée, tachypnée, SpO2 < 95%
  • Eléments d'orientation Urgences : Immédiates « PIED » :

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Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
Tamponnade péricardique : épanchement comprimant les cavités cardiaques, urgence immédiate à évoquer devant une douleur thoracique (« PIED »).
Partie 3/9
  • Péricardite (compliquée d’un épanchement avec tamponnade)
  • Infarctus du myocarde / SCA
  • Embolie pulmonaire
  • Dissection aortique (± Rupture de l’œsophage)

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Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
Embolie pulmonaire : angioscanner thoracique montrant une dilatation du ventricule droit, urgence immédiate à éliminer devant une douleur thoracique.
Partie 4/9
  • Moyennes urgences
  • 4P : Pleurésies Pneumonies Pneumothorax Pancréatite aiguë
  • UGD compliqué, cholécystite
  • Douleurs radiculaires

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Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
ECG montrant un sus-décalage du segment ST : signe en faveur d'un SCA, à rechercher devant une douleur thoracique évoquant une nature ischémique.
Partie 5/9
  • SCA : A évoquer en présence de facteurs de risque, antécédents coronariens
  • Douleur spontanée de repos, angor de novo, angor crescendo
  • Douleur > 20 minutes, dyspnée (10%).
  • Douleur en faveur de la nature ischémique : .

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Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
Coronarographie : examen de confirmation du SCA, permettant de visualiser la sténose de l'artère coronaire en cause.
Partie 6/9
  • Caractéristiques : constriction, pesanteur, brûlure .
  • Siège : rétrosternal, médiothoracique, irradiant cou, épaules, avant-bras, tête; sueurs, nausées .
  • Facteurs déclenchants : effort, stress, énervement, temps froid .
  • Durée : minutes

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Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
Angioscanner montrant une dissection aortique : douleur aiguë, intense, type déchirement, irradiant dans le dos et migratrice.
Partie 7/9
  • Attention aux douleurs atypiques (femme, sujet âgé) : possible de la mandibule à l’ombilic
  • Confirmation : .
  • ECG : un ECG intercritique normal n’élimine pas le diagnostic (une ischémie dans le territoire de l’artère circonflexe peut être muette), attention au BBG = équivalent de SCA ST+ .
  • Troponine (± répété à 6h si normale) ou troponine US (± répété à 3h si normale), mais sans retarder le traitement si SCA ST+ à l’ECG

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Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
ECG de péricardite : sus-décalage ST concave et diffus non systématisé, diagnostic d'élimination car étiologie la plus bénigne parmi les urgences.
Partie 8/9
  • Dissection : aortique
  • Pathologie exceptionnelle, sur terrain prédisposé : cf. encadré
  • Douleuraiguë, prolongée, intense, type déchirement, irradiant dans le dos, migratrice (lombes)
  • Péricardite non compliquée : Douleur : augmentée à l’inspiration profonde et en décubitus, calmée par l’antéflexion

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Orientation devant une douleur thoracique (urgences immédiates)
Patient se tenant la poitrine, illustrant la présentation clinique typique d'une douleur thoracique aiguë. Face à ce symptôme, la démarche diagnostiqué aux urgences doit systématiquement et rapidement écarter les quatre étiologies engageant le pronostic vital à court terme : syndrome coronarien aigu, dissection aortique, embolie pulmonaire et pneumothorax (sous tension), avant d'envisager les causes pariétales, digestives ou anxieuses, beaucoup plus fréquentes mais non urgentes.
Partie 9/9
  • Clinique : frottement péricardique fugace inconstant
  • ECG : sus-décalage ST concave et diffus non systématisé, sous-PQ, micro-voltage
  • Diagnostic d’élimination car est l’étiologie la plus bénigne parmi les urgences

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#02

Dissection aortique : physiopathologie et classification

Dissection aortique : physiopathologie et classification
Classifications de Stanford (A : atteinte de l'aorte ascendante, quel que soit le siège de la déchirure intimale ; B : limitée à l'aorte descendante, en aval de l'artère sous-clavière gauche) et de DeBakey (type I : aorte ascendante et descendante ; type II : aorte ascendante seule ; type III : aorte descendante seule). Cette distinction est fondamentale car elle conditionné directement la prise en charge : chirurgicale en urgence pour le type A, médicale (voire endovasculaire) en première intention pour le type B non compliqué.
Partie 1/10
  • Urgences cardiaques Tamponnade : Douleur, dyspnée, polypnée puis orthopnée et toux, parfois dysphagie, nausée, hoquet
  • Signes droits (turgescence jugulaire, RHJ) et signes de choc (tachycardie et PAS < 90)
  • Pouls paradoxal : PAS inspiration < PAS expiration de 10mmHg
  • ECG : microvoltage, parfois alternance électrique

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
Algorithme diagnostiqué devant une suspicion de dissection aortique : évaluation du contexte clinique et du score de probabilité, puis orientation vers l'imagerie (angioscanner en première intention, ETO au lit si patient instable), avant une décision thérapeutique (chirurgie urgente vs traitement médical) fonction de la classification de Stanford et de l'état hémodynamique du patient.
Partie 2/10
  • RP : cardiomégalie jusqu’à l’aspect en carafe
  • Diagnostic : ETT (collapsus des cavités droites en expiration, compression du VG par le VD en inspiration, épanchement abondant)
  • Myo-péricardite : Péricardite avec atteinte du myocarde le plus souvent virale
  • Douleur péricardique ou mimant un SCA, parfois insuffisance cardiaque, hausse des troponines

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
Thrombose veineuse profonde du membre inférieur : terrain à rechercher devant une embolie pulmonaire (présente dans seulement 1/3 des cas).
Partie 3/10
  • ETT : trouble cinétique du VG, éventuel épanchement péricardique
  • IRM : possibles plages de rehaussement tardif sur les séquences avec injection de gadolinium, sans systématisation artérielle, prédominant en sous-épicarde
  • Coronarographie : normale
  • CNCE 2019 Embolie pulmonaire Urgences cardiaques : Terrain : cancer, pilule+tabac, post-opératoire, post-partum, alitement, antécédents personnels/familiaux

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
IRM cardiaque : recherché de plages de rehaussement tardif après injection de gadolinium en cas de myocardite, avec coronarographie normale.
Partie 4/10
  • Douleur : basithoracique, en point de côté ± tachycardie et tachypnée, toux, parfois hémoptysie tardive, signes d’insuffisance cardiaque droite…
  • Recherché de signes de TVP (absents dans 1/3)
  • 2 tableaux : .
  • Infarctus pulmonaire, douleur basithoracique pariétopleurale fébrile, hémoptysie noirâtre tardive : bon pronostic .

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
ECG : tachycardie sinusale avec aspect S1Q3, signe de cœur pulmonaire aigu pouvant être observé en cas d'embolie pulmonaire.
Partie 5/10
  • Cœur pulmonaire aigu avec dyspnée nue, signes de défaillance ventriculaire droite ou collapsus : douleur au 2nd plan devant l’urgence vitale, mauvais pronostic
  • ECG : cœur pulmonaire aigu = tachycardie sinusale, S1Q3, BBD, T négatives en V1-3
  • RP : atélectasies en bandes, épanchement pleural basal, coupole surélevée, hyperclarté, mais souvent normale → douleur + dyspnée + RP normale : EP
  • Dès la suspicion : bilan d’hémostase complet + anticoagulation à posologie curative

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
Scanner thoracique montrant un épanchement pleural apical droit : la radiographie pulmonaire peut montrer un épanchement pleural basal, une coupole surélevée, ou être normale en cas d'EP.
Partie 6/10
  • Bilan complémentaire selon la gravité puis la probabilité : .
  • EP à haut risque (PAS < 90 ou diminution ≥ 40 plus de 15min, ou choc) → TDM tho, sinon ETT .
  • EP non à haut risque : score de Wells modifié ou Genève modifié → Probabilité faible ou modérée : D-Dimères, si > 500 TDM Tho → Probabilité forte : TDM Tho d’emblée sans D-Dimères
  • Douleurs chroniques de cause cardiaque : Angor stable : constrictif, déclenchée par l’effort (ou repas), cédant à l’effort ou au spray de trinitrine en 1 à 3 minutes. Parfois atypique dans sa localisation ou ses irradiations, ou réduit aux irradiations

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
Radiographie thoracique de pneumothorax : douleur pleurale, tympanisme, abolition du murmure vésiculaire et dyspnée.
Partie 7/10
  • Angor d’effort du rétrécissement aortique serré
  • Angor fonctionnel de l’anémie, des tachycardies
  • Douleur d’effort de la cardiomyopathie obstructive
  • Certaines hypertensions artérielles pulmonaires sévères : douleur d’allure angineuse par souffrance VD

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
Endoscopie œsophagienne montrant une œsophagite : cause œsophagienne de douleur thoracique par RGO ou œsophagite.
Partie 8/10
  • Pulmonaire : Pneumothorax : douleur pleurale, tympanisme, abolition MV, dyspnée
  • Épanchement pleural : douleur pleurale, matité, dyspnée
  • Douleurs pleurales chroniques : mésothéliome, pachypleurite
  • Pneumopathies infectieuses : douleur en coup de poignard, fièvre, syndrome de condensation avec souffle tubaire entouré d’une couronne de crépitants

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
Scanner thoracique montrant un emphysème médiastinal : la rupture de l'œsophage est exceptionnelle mais doit être évoquée devant une douleur thoracique, une dyspnée et un emphysème sous-cutané.
Partie 9/10
  • Œsophagienne : RGO ou œsophagite
  • Spasme œsophagien : douleur d’allure angineuse, le plus souvent déclenchée par la déglutition, parfois calmée par les nitrés !
  • Dysphagie
  • Rupture de l’œsophage : exceptionnelle mais urgence à évoquer devant la douleur thoracique, dyspnée, emphysème sous-cutané, pneumomédiastin

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Dissection aortique : physiopathologie et classification
Fractures costales : cause pariétale de douleur thoracique, éventuellement pathologiques (métastases, myélome) ; à différencier du syndrome de Tietze, où la douleur est reproduite à la palpation.
Partie 10/10
  • Causes Pariétale (musculaire ou squelettique) : Syndrome de Tietze : douleur reproduite à la palpation
  • Lésions sternales, arthralgies chondro-costales
  • Fractures costales : éventuellement pathologiques (métastases, myélome…)
  • Musculoligamentaire

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#03

Dissection aortique : diagnostic (TDM, ETO, RP)

Dissection aortique : diagnostic (TDM, ETO, RP)
Angio-TDM thoracique injectée, examen de référence pour le diagnostic de dissection aortique : il permet de visualiser le flap intimal séparant les deux chenaux, de préciser l'extension de la dissection (classification de Stanford), de rechercher des complications (hémopéricarde, hémothorax, atteinte des troncs supra-aortiques ou viscéraux) et de planifier la prise en charge thérapeutique - sa réalisation ne doit jamais retarder la prise en charge d'un patient instable.
Partie 1/5
  • extra cardiaques de douleur thoracique : Neurologique-Zona intercostal
  • Tassement vertébral
  • Abdominale (projetée) : Lithiase vésiculaire
  • Ulcère gastroduodénal

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Dissection aortique : diagnostic (TDM, ETO, RP)
Salle d'échographie cardiaque : l'échocardiographie transthoracique (ETT) est réalisée en première intention pour rechercher des signes indirects de dissection (dilatation de l'aorte ascendante, insuffisance aortique, épanchement péricardique). L'échographie transœsophagienne (ETO), réalisable au lit du patient instable contrairement au scanner, permet de visualiser directement le voile intimal.
Partie 2/5
  • Pancréatite aiguë
  • Appendicite sous-hépatique
  • Abcès sous-phrénique
  • Douleurs psychogènes : → Diagnostic d’élimination : 1/4 des douleurs thoraciques aux urgences ± avec attaque panique

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Dissection aortique : diagnostic (TDM, ETO, RP)
Illustration d'une crise d'angoisse avec oppression thoracique : diagnostic différentiel fréquent de la douleur thoracique aux urgences, représentant environ 1/4 des cas.
Partie 3/5
  • Douleur de présentation variable, chercher une angoisse ou une névrose
  • Signes associés variables: palpitations, tremblements, sudation, frissons, nausées
  • Examens complémentaires normaux
  • CNCE 2019 DISSECTION AORTIQUE : Passage de sang de l’aorte vers un faux chenal suite à une déchirure intimale : clivage entre la couché interne et externe de la média → formation d’un faux chenal (à pression élevée et vitesse lente) → progression du faux chenal dans le sens antérograde ou rétrograde, atteignant les branches collatérales de l’aorte

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Dissection aortique : diagnostic (TDM, ETO, RP)
Anatomie de l'aorte thoracique : la dissection aortique correspond au passage de sang vers un faux chenal suite à une déchirure intimale, progressant dans le sens antérograde ou rétrograde.
Partie 4/5
  • En cas d’atteinte de l’aorte ascendante : risque d’insuffisance aortique, de tamponnade (hémopéricarde massif) et/ou de choc (compression du vrai chenal par le faux)
  • En cas d’atteinte de l’aorte descendante : risque d’hypoperfusion des organes abdominaux (ischémie mésentérique, IRA…)
  • Risque de rupture de l’aorte : décès rapide
  • Type 2 = aorte ascendante → avant le Type 3 = après l’a. sous-clavière → De Bakey Type 1 = aorte ascendante → après l’a. sous-clavière gauche tronc artériel brachio-céphalique aorte descendante et après Type : De Daily ou de Stanford Type A = touche l’aorte ascendante Type B = ne touche pas l’aorte ascendante

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Dissection aortique : diagnostic (TDM, ETO, RP)
Classification de la dissection aortique (De Bakey et De Stanford) : le Type A touche l'aorte ascendante, le Type B ne la touche pas, distinction essentielle pour la prise en charge.
Partie 5/5
  • Cause : HTA ancienne = principal facteur de risque : présente dans > 80% des cas
  • Maladie du tissu aortique : syndromedeMarfan, Ehlers-Danlos, maladie annulo-ectasiante, anévrisme
  • Autres : iatrogène (cathétérisme artériel), grossesse, traumatique

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#04

Dissection aortique : traitement

Dissection aortique : traitement
Illustration anatomique historique de la paroi aortique disséquée : le clivage se produit au sein de la média, créant un faux chenal entre les deux feuillets de la paroi aortique, qui fragilise considérablement l'aorte et l'exposé à la rupture. En cas d'atteinte de l'aorte ascendante (type A), cette fragilisation impose une chirurgie de remplacement en urgence absolue sous CEC (fermeture de la porte d'entrée du faux chenal avec pose d'un greffon prothétique ± réparation valvulaire aortique ± réimplantation des coronaires), du fait de la mortalité élevée (environ 1% par heure le premier jour) en l'absence de traitement.
Partie 1/6
  • C : Douleur thoracique : déchirement aigu, prolongé, migrateur (débutant dans le thorax puis évoluant vers le dos, les lombes et les MI), très intense, difficilement calmé par les antalgiques, sans position antalgique
  • Type A : - Asymétrie des pouls (20%) et de la PAS aux membres supérieurs (anisotension > 20 mmHg)
  • Insuffisance aortique (50% des types A)
  • Poussée hypertensive

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Dissection aortique : traitement
Schéma de l'anévrisme de l'aorte thoracique et abdominale : localisations pouvant relever d'un traitement par endoprothèse (TEVAR/EVAR) selon le type de dissection.
Partie 2/6
  • Complications : syncope, OAP, choc cardiogénique, tamponnade sur hémopéricarde, hématémèse, hémoptysie, déficit neurologique, épanchement pleural (le plus souvent gauche), ischémie aiguë de membre, AVC, infarctus mésentérique
  • Probabilité : Score de probabilité clinique de dissection aortique → probabilité faible (0-1) ou forte (2-3) :
  • Terrain évocateur +1 : syndrome de Marfan, antécédent familial de maladie aortique, anévrisme de l’aorte thoracique ou pathologie valvulaire connus, antécédent de chirurgie aortique
  • Douleur thoracique évocatrice +1 : douleur thoracique, dorsale ou abdominale de début brutal, intense, à type de déchirement

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Dissection aortique : traitement
Illustration de l'anévrisme de l'aorte abdominale et de son rapport avec les artères rénales : élément clé pour planifier le traitement endovasculaire (EVAR).
Partie 3/6
  • Signes évocateurs cliniques +1 : abolition d’un pouls, asymétrie tensionnelle, déficit neurologique focal, insuffisance aortique, hypotension ou choc
  • ECG : le plus souvent normal, ou dissection coronaire = IDM (20% des types A)
  • RP : élargissement du médiastin supérieur, double contour du bouton aortique, ± épanchement pleural
  • Biologie : NFS, CRP, D-Dimères, Troponines US (nécrose myocardique), CPK (rhabdomyolyse), créatininémie, bilan préopératoire

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Dissection aortique : traitement
Échocardiographie transthoracique (ETT) : examen diagnostiqué de première intention, recherchant des signes indirects (aorte ascendante élargie) et des complications (insuffisance aortique, tamponnade).
Partie 4/6
  • Diagnostic : ETT
  • Signes indirects : aorte thoracique ascendante élargie
  • Recherché de complications : insuffisance aortique, tamponnade
  • PC : ETO

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Dissection aortique : traitement
Échocardiographie transœsophagienne (ETO) : visualise le signe direct pathognomonique de la dissection, le voile intimal, et recherché son extension et la porte d'entrée.
Partie 5/6
  • Signe direct : voile intimal pathognomonique
  • Doppler : recherché de l’extension et de la porte d’entrée → Au bloc sous AG en cas de suspicion clinique forte : chirurgie d’emblée si confirmation
  • Angioscanner : aortique

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Dissection aortique : traitement
Angioscanner aortique : examen rapide, sensible et spécifique, montrant le voile intimal, le vrai et le faux chenal, ainsi que les portes d'entrée et de sortie.
Partie 6/6
  • Examen rapide, sensible, spécifique : voile intimal, vrai et faux chenal (le faux bombe dans le vrai), portes d’entrée et sortie, artères de la crosse, péricarde ± visualisation coronaires
  • Angio-IRM
  • Bonne Se et Sp, mais rarement réalisable en urgence

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#05

Causes extra-cardiaques de douleur thoracique

Causes extra-cardiaques de douleur thoracique
Radiographie thoracique montrant un pneumothorax : décollement de la plèvre viscérale de la paroi thoracique avec hyperclarté périphérique avasculaire. Le pneumothorax (spontané ou sous tension) est l'une des causes extra-cardiaques de douleur thoracique aiguë à éliminer en urgence, au même titré que l'embolie pulmonaire, du fait du risque de décompensation respiratoire et hémodynamique rapide.
Partie 1/4
  • → Devant un tableau clinique fortement évocateur, on peut parfois ne pas retrouver de dissection aux examens, mais un hématome intramural ou une ulcération aortique = même valeur diagnostiqué → En cas d’examens normaux, ne pas exclure un syndrome de fissuration : réitérer les examens (ETO, TDM)
  • Stratégie : Instable sur le plan hémodynamique → ETT + ETO d’emblée au bloc chirurgical ou TDM tho
  • Stable sur le plan hémodynamique . Faible probabilité clinique → ETT + RP + D-Dimères Si ≥ 1 examen anormal TDM tho ou ETO ou angio-IRM . Forte probabilité clinique → ETT + ETO au bloc chirurgical ou TDM tho
  • CNCE 2019 : Extension de la dissection : IDM, infarctus rénal, AVC, infarctus mésentérique, ischémie aiguë de MS ou MI

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Causes extra-cardiaques de douleur thoracique
Schéma de la hernie hiatale, qui favorisé le reflux gastro-œsophagien : cause digestive fréquente de douleur thoracique pouvant mimer un angor (« pseudo-angor » œsophagien).
Partie 2/4
  • Insuffisance aortiqueaiguë
  • Ruptureexterne de la paroi : hémothorax, hémopéricarde, hémomédiastin → Pronostic spontané sombre : forte mortalité (1% par heure la 1ère journée pour les types A)
  • Complications : Contrôle tensionnel
  • Médicament : β-bloquant en l’absence de choc ou anticalcique si choc ou β-bloquant insuffisants

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Causes extra-cardiaques de douleur thoracique
Chirurgie en urgence sous circulation extracorporelle (CEC) pour dissection de Type A : fermeture de l'orifice d'entrée du faux chenal avec pose d'un greffon prothétique.
Partie 3/4
  • Objectif = PAS = 100 à 120 mmHg (urgence hypertensive)
  • Mesures associées
  • Antalgique de palier 3 : morphine d’emblée → Les anticoagulants sont strictement contre-indiqués à dose curative (risque de rupture)
  • TTT : Type A

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Causes extra-cardiaques de douleur thoracique
Endoprothèse aortique (stent) : traitement par cathétérisme interventionnel de la dissection de Type B en cas de souffrance viscérale ou de dilatation aortique > 45 mm.
Partie 4/4
  • Chirurgie en urgence sous CEC : fermeture de l’orifice d’entrée du faux chenal avec pose d’un greffon prothétique ± réparation de la valve aortique ± réimplantation des coronaires
  • Type B
  • TTT médical avec contrôle strict de la PA : ciblé PA < 120/80
  • Cathétérisme interventionnel = stent (endoprothèse), fenestration aortique endovasculaire : en cas de souffrance viscérale (ischémie mésentérique, rénale…) ou de dilatation aortique > 45 mm

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