#01

Étiologies des péricardites

Étiologies des péricardites
Radiographie thoracique montrant un élargissement de la silhouette cardiaque, pouvant temoigner d'un épanchement péricardique associé a la péricardite. Les étiologies sont nombreuses : virales (les plus fréquentes, dites idiopathiques), bactériennes purulentes, tuberculeuses, néoplasiques, post-infarctus (syndrome de Dressler), uremiques, auto-immunes (lupus, polyarthrite rhumatoïde) ou post-radiques.
Partie 1/9
  • Péricardite = inflammation des feuillets du péricarde avec ou sans épanchement péricardique :
  • Aiguë < 4 à 6 semaines - Récurrente : après un intervalle libre > 4-6 semaine
  • Prolongée > 4-6 semaines - Chronique > 3 mois
  • Virale ou idiopathique (90%) : Virus (rarement retrouvé) : entérovirus (coxsackie A et B), échovirus, adénovirus, CMV, parvovirus B19, EBV, herpès, VIH, hépatite C, influenza…

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Étiologies des péricardites
La péricardite tuberculeuse reste une étiologie classique, notamment en zone d'endémie ou chez l'immunodéprimé, et peut évoluer vers une forme constrictive si elle n'est pas traitée précocement. Devant toute péricardite, l'enquête étiologique recherché systématiquement un contexte infectieux, néoplasique, auto-immun, ou un antécédent récent d'infarctus ou de geste invasif cardiaque.
Partie 2/9
  • Tableau typique : - Sujet jeune, syndrome grippal récent, prédominance masculine
  • Début brutal, fébrile, avec ETT généralement normale : péricardite sèche
  • Épanchement pleural souvent associé
  • Diagnostic : sérologies répétées à 15J (non systématique), PCR sur ponction/biopsie (peu réalisée)

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Étiologies des péricardites
Bacilles acido-alcoolo-résistants (BAAR) de Mycobacterium tuberculosis en coloration de Ziehl-Neelsen : le diagnostic de péricardite tuberculeuse repose sur les tubages, l'adénosine désaminase et le Quantiféron.
Partie 3/9
  • VIH : fréquent, avec épanchement. Lié au VIH ou autre virus, bactérie, fongique, lymphome, Kaposi
  • Pronostic principal : rechute ou récidive (20-30%). Tamponnade et constriction rares → Formes chroniques récidivantes :après diagnostic viral, discussion d’Ig ou IFNα
  • Tuberculose : Tableau : péricardite subaiguë liquidienne, associé à une AEG et à une fièvre modérée
  • Terrain : sujet tuberculeux, âgé ou greffé, infecté par le VIH, alcoolique

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Étiologies des péricardites
Test tuberculinique (IDR à la tuberculine) : injection intradermique de tuberculine pour dépister une infection tuberculeuse, à rechercher en cas de péricardite subaiguë sur terrain prédisposé (immunodépression, alcoolisme, contage).
Partie 4/9
  • Notion de contage dans l’entourage ou virage récent de l’IDR (mais 1/3 de faux négatifs)
  • Diagnostic : recherché de BK (tubages gastriques, expectoration ou liquide pleural/péricardique), ↑ adénosine désaminase dans épanchements, IDR/Quantiféron ± granulome à la ponction-biopsie
  • RP : anomalies fréquentes
  • Risque évolutif : tamponnade, récidive, péricardite constrictive

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Étiologies des péricardites
Radiographie pulmonaire avec anomalies parenchymateuses : fréquentes dans la péricardite tuberculeuse, pouvant montrer des lésions évocatrices ou un épanchement pleural associé (pleuro-péricardite).
Partie 5/9
  • Traitement : Classique prolongé au moins 1 an ± Prednisone pour diminuer le risque de péricardite constrictive
  • Péricardite purulente : Rare mais grave. Contexte : chez l’immunodéprimé ou post-chirurgie cardiaque ou thoracique
  • Germe : staphylocoque (post-chirurgical), pneumocoque, streptocoques, BGN…
  • Pronostic sévère. Complications : tamponnade, péricardite constrictive

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Étiologies des péricardites
Staphylococcus aureus en microscopie électronique à balayage : principal germe de la péricardite purulente post-chirurgicale, de pronostic sévère avec risque de tamponnade et de péricardite constrictive.
Partie 6/9
  • TTT : - Antibiothérapie adaptée à la ponction péricardique
  • Drainage chirurgical souvent nécessaire
  • Étiologie Post-infarctus : Précoce (J3-J5) : en cas d’IDM étendu avec infarctus transmural, d’évolution favorable
  • Tardif (2 à 16 semaines) = syndrome de Dressler : péricardite, fièvre, AEG, arthralgie, épanchementpleural gauche, syndrome inflammatoirebiologique important, allongement du QT. Devenu rare depuis la reperfusion coronarienne précoce

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Étiologies des péricardites
ECG d'infarctus du myocarde étendu : la péricardite post-infarctus précoce (J3-J5) survient sur IDM transmural, la forme tardive (syndrome de Dressler, 2 à 16 semaines) est devenue rare depuis la reperfusion coronarienne précoce.
Partie 7/9
  • Péricardite néoplasique : Tumeur primitive (= mésothéliome péricardique, rare : 40 fois moins que les métastases) Extension par contiguïté (sein, poumon) Métastase (sarcome de Kaposi, mélanome) Hémopathie maligne (lymphome, leucémie)
  • Diagnostic : - ETT ± TDM/IRM (tumeur péricardique)
  • Ponction péricardique ± biopsie péricardique indispensable : diagnostic de malignité
  • Risque évolutif immédiat : hémopéricarde, tamponnade

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Étiologies des péricardites
Cellules cancéreuses : la péricardite néoplasique est secondaire à des métastases (sein, poumon, mélanome) ou à une hémopathie maligne ; une ponction-biopsie péricardique est indispensable pour confirmer la malignité.
Partie 8/9
  • Récidive fréquente de l’épanchement : suivi clinique + ETT
  • Maladie systémique
  • Lupus, PR, sclérodermie, périartérite noueuse, dermatomyosite… : diagnostic d’élimination

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Étiologies des péricardites
Éruption cutanée de dermatomyosite : maladie systémique pouvant être responsable d'une péricardite (lupus, PR, sclérodermie, dermatomyosite), à évoquer en l'absence de cause évidente et à confirmer par un bilan auto-immun.
Partie 9/9
  • Diagnostic : ↑ lymphocytes, Ac anti-sarcolemme dans le liquide péricardique, myocardite associée
  • Post-chirurgie cardiaque : Syndrome post-péricardotomie : inflammation dans les jours/mois suivant une chirurgie cardiaque ou après transplantation cardiaque, risque de tamponnade et de péricardite constrictive (1ère cause)
  • Hémopéricarde post-opératoire : précoce

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#02

Diagnostic de la péricardite aiguë

Diagnostic de la péricardite aiguë
Pièce anatomique de péricardite aiguë fibrineuse : le péricarde est recouvert d'un exsudat fibrineux épais et irrégulier, donnant l'aspect classique en « pain et beurre » a l'origine du frottement péricardique entendu a l'auscultation. Le diagnostic associé une triade clinique (douleur thoracique positionnelle augmentée par l'inspiration, frottement péricardique, fièvre) et des anomalies ECG et biologiques (syndrome inflammatoire).
Partie 1/10
  • Autres : Dissection aortique avec tamponnade
  • Traumatisme thoracique/cardiaque : hémopéricarde lors de KT (radiofréquence, pose PM)
  • Post-radique (lymphome, cancer du sein) : en général 1 an après
  • IRC terminale : - Péricardite urémique chez le patient non dialysé ou début de dialysé : exsudat

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Diagnostic de la péricardite aiguë
ECG d'une péricardite aiguë : sus-décalage diffus du segment ST, concave vers le haut, dans plusieurs territoires non correspondant a un territoire coronaire, associé a un sous-décalage du segment PR. Ces anomalies diffuses, contrairement au sus-décalage localisé et convexe du SCA ST+, orientent vers une atteinte péricardique plutôt que myocardique ischémique.
Partie 2/10
  • Péricardite de l’hémodialysé : transsudat, par traitement épurateur inadapté
  • Médicament : hydralazine, pénicilline
  • Autres : pancréatite, myxœdémateuse (hypothyroïdie), RAA…
  • Critères diagnostiqués de péricardite aiguë : ≥ 2 critères/4 :

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Diagnostic de la péricardite aiguë
Douleur thoracique précordiale ou rétrosternale prolongée : symptôme cardinal de la péricardite aiguë, résistante à la trinitrine, augmentée par la toux, l'inspiration profonde et le décubitus, calmée par l'antéflexion.
Partie 3/10
  • Douleur thoracique
  • Signes ECG
  • Frottement péricardique à l’auscultation
  • Épanchement péricardique à l’ETT

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Diagnostic de la péricardite aiguë
Fièvre modérée présente d'emblée en cas de péricardite virale, associée à un syndrome pseudo-grippal, des myalgies et une asthénie ; moins fréquente chez le sujet âgé.
Partie 4/10
  • SF : Douleur thoracique: - Précordiale gauche ou rétro-sternale, prolongée, parfois intense, résistante à la trinitrine
  • ↑ par la toux, l’inspiration profonde et par le décubitus et ↓ par l’antéflexion
  • Fièvre modérée: présente d’emblée ± syndrome pseudogrippal en cas de péricardite virale, myalgies, asthénie La fièvre est moins fréquente chez le sujet âgé
  • Signes respiratoires ( ↓ par l’antéflexion) : dyspnée, toux sèche, dysphonie, hoquet

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Diagnostic de la péricardite aiguë
Auscultation cardiaque à la recherché du frottement péricardique : inconstant, fugace, d'intensité variable, systolo-diastolique à 3 temps, persistant en apnée, permettant de le distinguer d'un frottement pleural.
Partie 5/10
  • SC : Frottement péricardique : - Inconstant, fugace, d’intensité variable, précoce, souvent associé à une tachycardie
  • Variant dans le temps et les positions : crissement de cuir, froissement de soie…
  • Systolo-diastolique à 3 temps : protodiastolique, présystolique et systolique
  • Persiste en apnée : diagnostic différentiel avec un frottement pleural

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Diagnostic de la péricardite aiguë
Turgescence jugulaire : signe d'insuffisance cardiaque droite associée, devant faire suspecter une tamponnade compliquant la péricardite aiguë.
Partie 6/10
  • Assourdissement des bruits du cœur
  • Signes d’insuffisance cardiaque droite : suspecter une tamponnade
  • Possible épanchement pleural
  • ECG Diagnostic : Anomalies diffuses non systématisées sans miroir, en 4 stades successifs = tétrade d’Holtzman : 1.

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Diagnostic de la péricardite aiguë
ECG de péricardite : sus-décalage diffus concave du segment ST (tétrade de Holtzman en 4 stades), sous-décalage du PQ pathognomonique, microvoltage, sans miroir ni systématisation artérielle.
Partie 7/10
  • 1er jour : sus-décalage du segment ST diffus, concave vers le haut, souple, sans signe en miroir 2.
  • 24-48h : retour à la ligne isoélectrique du segment ST et aplatissement des ondes T 3.
  • 1ère semaine : négativation des ondes T de façon circonférentielle (= restent asymétriques) 4.
  • 1er mois : retour à la ligne isoélectrique du segment ST et des ondes T

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Diagnostic de la péricardite aiguë
Cardiomégalie péricardique : la radiographie pulmonaire peut montrer une silhouette cardiaque élargie en 'cœur en carafe' en cas d'épanchement péricardique abondant, contrastant avec des poumons clairs.
Partie 8/10
  • Autres : - Microvoltage diffus : QRS < 5 mm en dérivation périphérique ou < 10 mm en précordial
  • Sous-décalage du segment PQ (repolarisation auriculaire): précoce, très évocateur
  • Troubles du rythme supra-ventriculaire fréquents : tachycardie sinusale, ESA, FA, flutter → ECG possiblement normal, à répéter
  • RP : Le plus souvent normale, possible rectitude du bord gauche

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Diagnostic de la péricardite aiguë
Échocardiographie transthoracique (ETT) : examen clé montrant l'épanchement péricardique (espace anéchogène), son abondance, sa topographie et sa tolérance hémodynamique ; normal n'exclut pas une péricardite sèche.
Partie 9/10
  • Anormale en cas d’épanchement péricardique abondant : cardiomégalie symétrique en « carafe »
  • Orientation : lésions tuberculeuses, opacité pulmonaire néoplasique, calcification péricardique ou pleural, épanchement pleural souvent associé (= pleuro-péricardite)
  • PC ETT : Épanchement péricardique (parfois minime) : espace clair vide d’écho, parfois minime Évaluation de l’abondance, la topographie, la tolérance hémodynamique de l’épanchement → L’absence d’épanchement n’exclut pas le diagnostic : péricardite sèche
  • Masse péricardique : MT ou caillot de péricardite néoplasique, fibrine cloisonnant l’épanchement

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Diagnostic de la péricardite aiguë
Bilan biologique standard devant une péricardite : NFS, VS-CRP, troponine/CPK-MB (si myocardite), ionogramme, urée, créatinine ; compléter par IDR, hémocultures ou bilan auto-immun selon le contexte étiologique.
Partie 10/10
  • Trouble de cinétique ventriculaire global ou segmentaire : myocardite associée
  • Bio
  • Bilan standard : NFS, Vs-CRP, troponine ou CPK-MB ( ↑ si myocardite), iono, urée, créat
  • Autre : IDR si suspicion de BK, hémoculture si fièvre, bilan auto-immun si suspicion de MAI

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#03

Tamponnade cardiaque

Tamponnade cardiaque
ECG montrant un microvoltage diffus des QRS et une alternance électrique (variation cyclique de leur amplitude d'un battement a l'autre), deux signes évocateurs d'un épanchement péricardique abondant exposant a la tamponnade. La tamponnade associé la triade de Beck (hypotension artérielle, turgescence jugulaire, assourdissement des bruits du coeur) et un pouls paradoxal a l'examen clinique.
Partie 1/7
  • Autre : IRM/TDM cardiaque : Patient non échogène, péricardite néoplasique, épanchement cloisonné Suspicion de myocardite pour l’IRM (séquences de rehaussement tardif au gado)
  • Ponction péricardique indiquée si : - Tamponnade
  • Forte suspicion de péricardite néoplasique
  • Épanchement péricardique abondant > 2 cm, symptomatique, persistant sous traitement > 1 semaine → Glucosé, protides, LDH, cytologie, ED (+ Gram, Zieh-Nielsen), culture bactérienne, PCR (virale et BK)

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Tamponnade cardiaque
L'échocardiographie est l'examen cle pour confirmer un épanchement péricardique et évaluer son retentissement hémodynamique : collapsus diastolique du ventricule droit, variations respiratoires exagerees des flux mitral et tricuspide, veine cave inférieure dilatée et non compliante. Une tamponnade confirmée impose un drainage péricardique en urgence, le plus souvent par voie percutanée (pericardiocentese).
Partie 2/7
  • Drainage péricardique chirurgical : en cas de suspicion de péricardite purulente
  • Épanchement péricardique dans un espace non expansif → adiastolie aiguë → Le risque dépend de l’importance et surtout de la rapidité de constitution de l’épanchement
  • Cause Tamponnade : Péricardite néoplasique : 30% des tamponnades
  • Péricardite tuberculeuse

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Tamponnade cardiaque
Hémopéricarde macroscopique : collection de sang dans le sac péricardique, survenant en cas de dissection aortique, traumatisme thoracique, ponction péricardique ou procédure cardiologique.
Partie 3/7
  • Hémopéricarde : dissection aortique, post-traumatique/chirurgical, ponction péricardique, biopsie endomyocardique, pacemaker, ablation d’électrode épicardique
  • Autres : urémique (10%), IDM (10%, notamment après thrombolyse), viral (exceptionnel)
  • Complications Diagnostic : Douleur thoracique
  • Dyspnée positionnelle, polypnée puis orthopnée, toux, parfois dysphagie, nausée, hoquet

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Tamponnade cardiaque
Mesuré de la pression artérielle : la tamponnade se manifeste par un pouls paradoxal (chute de PA > 10 mmHg à l'inspiration), une tachycardie et une hypotension pouvant évoluer vers un état de choc.
Partie 4/7
  • Tachycardie, pouls paradoxal ( ↓ de PA > 10 mmHg à l’inspiration), bruits du cœur assourdis
  • Tableau de choc (tachycardie, PAS < 90 mmHg), insuffisance ventriculaire droite aiguë (TJ, RHJ)
  • ECG
  • Signe de péricardite avec microvoltage

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Tamponnade cardiaque
ECG montrant une alternance électrique (alternance de QRS de voltage variable) : signe caractéristique de la tamponnade, associé au microvoltage, traduisant le balancement du cœur dans un épanchement abondant.
Partie 5/7
  • Alternance électrique : alternance de QRS microvolté et de voltage augmenté
  • RP
  • Contribution diagnostic faible : cardiomégalie symétrique en « cœur en carafe »
  • Diagnostic ETT Tamponnade : Épanchement péricardique : circonférentiel abondant, au sein duquel le cœur paraît petit avec une contraction vigoureuse en balancement (aspect « swinging heart »)

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Tamponnade cardiaque
Échocardiographie confirmant la tamponnade : épanchement péricardique circonférentiel abondant (zone anéchogène), avec 'swinging heart' et déplacement paradoxal du septum en inspiration.
Partie 6/7
  • Déplacement paradoxal du septum en inspiration
  • Expiration : collapsus diastolique des cavités droites en expiration Inspiration : compression du VG par le VD
  • TTT : → Urgence thérapeutique : transport demi-assis
  • Drainage chirurgical par sternotomie : drain péricardique, analyse du liquide et biopsie

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Tamponnade cardiaque
Péricardiocentèse : ponction péricardique réalisée en urgence par voie sous-xiphoïdienne ou intercostale (5e EIC) en cas d'état critique ou en attente du drainage chirurgical par sternotomie.
Partie 7/7
  • Ponction péricardique si état critique ou en attente de drainage chirurgical
  • Traitement médical associé : remplissage vasculaire (macromolécules)
  • Discussion de l’arrêt ou la neutralisation des anticoagulants

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#04

Péricardite récidivante et constrictive

Péricardite récidivante et constrictive
Radiographie thoracique pouvant orienter, dans la péricardite chronique, vers un retentissement hémodynamique : épanchements pleuraux et redistribution vasculaire témoignant d'une élévation des pressions de remplissage. La péricardite constrictive résulte d'un épaississement et d'une rigidification du péricarde, qui entrave le remplissage diastolique des ventricules et mime cliniquement une insuffisance cardiaque droite.
Partie 1/8
  • Myocardite : Péricardite avec ↑ troponine et CPK
  • Insuffisance cardiaque fébrile, voire état de choc (myocardite fulminante)
  • Cause : généralement virale ou idiopathique
  • IRM cardiaque : rehaussement tardif non systématisé, plutôt sous-épicardique

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Péricardite récidivante et constrictive
Le scanner thoracique est l'examen de choix pour rechercher un épaississement et des calcifications pericardiques caractéristiques de la péricardite constrictive, et pour la distinguer d'une cardiomyopathie restrictive (dont la prise en charge différé radicalement). Les péricardites récidivantes, fréquentes après un premier épisode, sont traitées par colchicine au long cours pour en réduire le risque.
Partie 2/8
  • Coronarographie systématique pour éliminer un SCA
  • Péricardite récidivante
  • 20 à 30% de récidives pour les péricardites virales : fréquente entre 3 mois et 3 ans
  • Prévention : traitement prolongé avec diminution progressive, colchicine

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Péricardite récidivante et constrictive
Anatomie cardiaque : l'épaississement fibreux ou fibrocalcaire du péricarde (<10% des péricardites) aboutit à une adiastolie avec égalisation des pressions télédiastoliques des 4 cavités (péricardite constrictive).
Partie 3/8
  • Complications Péricardite chronique : Problème étiologique (surtout en l’absence de contexte évocateur de péricardite virale)
  • Cause : péricardite néoplasique (principalement), péricardite tuberculeuse
  • Péricardoscopie par fibres optiques avec prélèvement biopsique dirigé possible
  • Épaississement fibreux ou fibrocalcaire du péricarde (± visible au TDM) dans < 10% des cas

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Péricardite récidivante et constrictive
Péricardoscopie par fibres optiques : technique permettant un prélèvement biopsique péricardique dirigé, indiquée dans les péricardites chroniques sans cause évidente pour rechercher une étiologie néoplasique ou tuberculeuse.
Partie 4/8
  • Aboutit à une adiastolie avec égalisation des pressions télédiastoliques des quatre cavités
  • Causes principales : péricarditetuberculeuse, post-radique, purulente, IRC ou post-sternotomie
  • Péricardite constrictive Diagnostic : Épisodes d’insuffisance cardiaque surtout droite à répétition avec dyspnée, prise de poids, OMI, turgescence jugulaire, reflux hépatojugulaire, ascite voire anasarque
  • RP : calcifications péricardiques, sans cardiomégalie

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Péricardite récidivante et constrictive
Cathétérisme cardiaque droit : montre l'aspect caractéristique en 'dip plateau' de la pression ventriculaire droite en cas de péricardite constrictive, permettant le diagnostic différentiel avec une cardiomyopathie restrictive.
Partie 5/8
  • ECG : microvoltage, trouble de repolarisation, FA, troubles de conduction
  • ETT : dilatation des oreillettes avec taille normal des ventricules, septum paradoxal, péricarde épaissi, dilatation de la VCI et des veines sus-hépatiques
  • TDM/IRM cardiaque : visualisation du péricarde épaissi et calcifié
  • Cathétérisme cardiaquedroit : aspect caractéristique de dip plateau de la pression du VD (diagnostic différentiel de cardiomyopathie restrictive)

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Péricardite récidivante et constrictive
TDM/IRM cardiaque : permettent de visualiser l'épaississement et les calcifications péricardiques de la péricardite constrictive ; la RP montre des calcifications péricardiques sans cardiomégalie.
Partie 6/8
  • TTT : Préventif : - Drainage correct des péricardites purulentes avec lavage
  • Corticoïdes : diminuerait le risque de péricardite constrictive post-tuberculeuse
  • TTT chirurgical curatif possible : péricardectomie (résultats inconstants)
  • Facteurs pronostiques TTT : Hospitalisation si : Orientation étiologique vers une cause particulière Complication d’emblée (tamponnade, péricardite récidivante, constriction…) Facteurs prédictifs d’évolution défavorable

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Péricardite récidivante et constrictive
Péricardectomie chirurgicale : traitement curatif possible de la péricardite constrictive, avec des résultats inconstants, à proposer après optimisation du traitement médical et en cas de symptômes invalidants.
Partie 7/8
  • Hospitalisation si au moins 1 facteur prédictif majeur (< 20% des casà : .
  • Fièvre > 38°C .
  • Symptômes depuis plusieurs jours ou semaines avec début subaigu .
  • Épanchement péricardique > 20 mm ou tamponnade .

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Péricardite récidivante et constrictive
Hospitalisation : indiquée en cas d'au moins un facteur prédictif majeur (fièvre > 38°C, début subaigu, épanchement > 20 mm, tamponnade ou résistance au traitement anti-inflammatoire depuis 7 jours).
Partie 8/8
  • Résistance au traitement anti-inflammatoire depuis 7 jours
  • Hospitalisation discutée si facteurs prédictifs mineurs : . Patient immunodéprimé . Patient sous anticoagulant . Suites d’un traumatisme thoracique . Présence d’une myocardite associée
  • Péricardite aiguë bénigne : Repos, arrêt de l'exercice physique jusqu’à disparition des symptômes et normalisation CRP/ECG/ETT
  • Antalgiques pour la douleur thoracique

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#05

Traitement de la péricardite

Traitement de la péricardite
Le traitement de la péricardite aiguë idiopathique ou virale repose en première intention sur l'association d'un anti-inflammatoire non steroidien a dose anti-inflammatoire et de colchicine, qui réduit significativement le risque de récidive. Le repos est recommandé jusqu'à disparition des symptômes et normalisation du syndrome inflammatoire, avec restriction de l'activité physique intense pendant plusieurs semaines chez le sportif.
Partie 1/8
  • AINS/ Aspirine : Traitement par AINS ou aspirine à dose anti-inflammatoire pendant 4-8 semaines
  • Aspirine à dose anti-inflammatoire : 750 à 1000 mg/8h, soit 1,5 à 3 g/jour
  • Ibuprofène : 600 mg/8h, soit 1,8 g/j
  • Indométacine possible en cas de péricardite aiguë récurrente

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Traitement de la péricardite
La pericardiocentese, ponction evacuatrice du péricarde sous contrôle échographique, est indiquée en urgence en cas de tamponnade et peut être proposée dans les épanchements abondants ou mal tolérés. La corticothérapie n'est réservée qu'en deuxième intention (contre-indication ou échec des AINS et de la colchicine), et la pericardectomie chirurgicale est le traitement de recours des formes constrictives réfractaires.
Partie 2/8
  • Arrêt progressif au bout de 4-8 semaines après une pleine dose 1-2 semaines, de préférence après ETT s’assurant de l’absence d’épanchement péricardique + Protecteur gastrique
  • Péricardite aiguë bénigne Colchicine : Systématiquement associé, sur une durée de 3 mois
  • Action antalgique, diminué la durée des symptômes et le risque de récidive de 50%
  • A faible dose (0,5 mg x 2/jour), ½ dose si < 70 kg, > 70 ans ou DFG < 35 mL/min

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Traitement de la péricardite
Colchicine (Colchicum-Dispert) : traitement de première intention de la péricardite, à arrêter progressivement au bout de 3 mois ; surveillance des effets secondaires digestifs, de la NFS, de la créatinine et des CPK.
Partie 3/8
  • EI : diarrhée ++ → diminution des doses
  • Interactions (CYP3A4) : macrolides, ciclosporine, vérapamil, statines… → Dans ces situations surveillance stricte : NFS, créatinine, transaminases, CPK
  • Surdosage : troubles digestifs, paralysie, cytopénie, alopécie, atteinte rénale, convulsion
  • Arrêt progressif au bout de 3 mois sur la dernière semaine, 0,5 mg/j un jour sur deux

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Traitement de la péricardite
Corticoïdes à faible dose (0,25-0,50 mg/kg/j de prednisone) : prescrits en deuxième intention si échec des AINS et de la colchicine, associés à la bithérapie avec diminution progressive des doses.
Partie 4/8
  • Contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale sévère ou d’IHC sévère
  • TTT : Corticoïdes- En 2e intention si échec AINS + Colchicine
  • Associés à la bithérapie à faible dose de 0,25-0,50 mg/kg/j
  • Suivi

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Traitement de la péricardite
Aspirine ou AINS avec colchicine : traitement de première intention prolongé jusqu'à 6 mois en cas de péricardite récurrente, avec contrôle de la CRP et ETT à 7 jours, 1 mois, 3 mois et 6 mois.
Partie 5/8
  • Contrôle à 7j, 1 mois, 3 mois et 6 mois
  • Vérifier : absence de symptômes, CRP, ETT
  • Péricardite récurrente : Repos +Aspirine/AINS et colchicine sur une durée prolongée jusqu’à 6 mois en 1ère intention
  • Corticoïdes à faible dose en 2nd intention

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Traitement de la péricardite
Drainage chirurgical péricardique avec mise en place d'un drain large et antibiothérapie locale : traitement de la péricardite purulente, associé à une antibiothérapie générale prolongée.
Partie 6/8
  • En dernière intention : immunoglobulines IV, anakinra, azathioprine voire péricardotomie
  • Péricardite : purulente
  • Drainage chirurgical avec mise en place d’un gros drain ± antibiothérapie locale
  • Antibiothérapie générale prolongée

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Traitement de la péricardite
Traitement antituberculeux classique (rifampicine, isoniazide, pyrazinamide, éthambutol) : traitement prolongé de la péricardite tuberculeuse, associé à des corticoïdes pour prévenir la péricardite constrictive (sauf infection VIH associée).
Partie 7/8
  • Péricardite tuberculeuse
  • Traitement antituberculeux classique
  • Corticoïdes en prévention de la péricardite constrictive (sauf en cas d’infection VIH associée)

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Traitement de la péricardite
Drainage transcutané ou chirurgical de la péricardite néoplasique avec analyse du liquide et biopsie péricardique, associé à la prise en charge de la néoplasie sous-jacente (chimiothérapie, radiothérapie).
Partie 8/8
  • Péricardite néoplasique
  • Drainage transcutané ± chirurgical avec analyse
  • Prise en charge de la néoplasie

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