Palpitations : définition, diagnostic, exploration

- PALPITATIONS : Palpitation = perception anormale d’un rythme ou de battements, normaux ou anormaux (« trop fort, trop vite, irrégulier »).
- Les battements peuvent être ressentis en latérocervical (le long des axes carotidiens).
- Trouble subjectif, souvent anxiogène.
- Extrasystole : ressentie comme un « saut », un « raté », une contraction excessive ou une pause → Différenciation clinique impossible entre une extrasystole ventriculaire ou supra-ventriculaire
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- Crise de tachycardie : souvent ressentie
- DD : Eréthisme cardiaque ou névrose cardiaque : perception de palpitations avec crainte irraisonnée de mort subite.
- Examens clinique et paracliniques normaux (y compris ECG per-critique), sans cardiopathie sous-jacente ni pathologie extracardiaque, souvent chez un patient anxieux/dépressif.
- Diagnostic d’élimination, avis psychiatrique souhaitable.
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- Confusion avec des douleurs thoraciques : angineuse, péricardite, pariétale
- Caractéristiques des palpitations : Durée, mode de déclenchement (brutal ou progressif), permanent ou paroxystique, fréquence
- Régularité ou irrégularité des sensations
- Facteur favorisant : - Adrénergique : effort, stress
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- Tachycardie jonctionnelle : au changement de position brusque
- Vagal : post-prandial, nocturne
- Autres symptômes associés : douleur thoracique, perte de connaissance ou syncope, dyspnée
- Crise polyurique finale : évocatrice de trouble du rythme
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- Tachycardie
- Régulière (TJ, flutter, TV, tachycardie sinusale) ou irrégulière (FA, flutter à conduction variable)
- FC : 150/min (flutter), 150-190/min (FA), 200/min (TJ)
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Tachycardie sinusale

- Diagnostic Signes de gravité : Anamnèse : post-infarctus ou cardiopathie, troubles du rythme connus, patient appareillé (PM ou DAI), antécédents familiaux de mort subite surtout< 35 ans ou chez le nourrisson
- Signes cliniques de gravité : pouls > 150 bpm, hypotension artérielle, hypoperfusion périphérique, angor (parfois fonctionnel, surtout si FC > 200 bpm), signes d’insuffisance cardiaque, troubles de conscience, syncope, signes neurologiques évocateurs d’infarctus cérébral (embolie sur FA)
- ECG : - Tachycardie régulière à QRS larges : TV jusqu’à preuve du contraire → se préparer à la RCP
- Trouble de repolarisation évocateur de SCA
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- Tachycardie à QRS fins > 150 bpm avec signe de gravité → Tout trouble du rythme mal toléré doit être réduit en urgence : généralement choc électrique externe après une courte anesthésie générale. Mais souvent ECG initialement normal
- Exploration : Recherché: - Prise d’excitants (OH, tabac, cocaïne, amphétamines), sympathomimétiques, hormones thyroïdiennes
- Signes de grossesse, d’hyperthyroïdie, de syndrome d’apnées du sommeil, fièvre, déshydratation
- ECG : - Diagnostic direct du trouble du rythme : FA, flutter, WPW…
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- Signes ECG de cardiopathie sous-jacente : HVG, BBG
- Anomalies faisant suspecter un trouble du rythme : ESA (FA, flutter, tachycardie atriale), ESV (TV)
- Normal (non contributif) : nécessité d’autres examens
- Holter-ECG : bon rendement pour les troubles du rythme, surtout si palpitations paroxystiques fréquentes → Un holter-ECG normal n’élimine pas une anomalie
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- ECG ambulatoire longue durée (jusqu’à 21 jours) en cas de palpitations peu fréquentes (< 1 fois/semaine)
- Exploration électrophysiologique : diagnostic par déclenchement d’un trouble du rythme (stimulation de l’OD et stimulation ventriculaire programmée (SVP) ± injection d’isoprénaline), évaluation de l’efficacité d’un traitement, voire thérapeutique si arythmie accessible à une ablation radiofréquence
- Moniteur ECG implantable (jusqu’à 3 ans) SCen dernier recours : intervention chirurgicale légère
- Épreuve d’effort en cas de palpitation survenant pendant ou après l’effort (la disparition des troubles du rythme (notamment des extrasystoles) est un critère de bénignité) et/ou de doute sur un angor
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- Bilan systématique : NFS, TSH, iono, ± β-HCG, alcoolémie
- → Les troubles du rythme supra-ventriculaire et les ESV peuvent survenir sur cœur sain ou révéler une cardiopathie → Les épisodes de TV ou de FV sont très rares sur cœur sain → Toutes palpitations chez un patient avec une cardiopathie doivent faire craindre une TV jusqu’à preuve du contraire
- C
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- Atcds : trouble du rythme, cardiopathie connue (ischémique, CMD, CMH) atcds d’AVC (en faveur d’une FA)
- Atcds familiaux de mort subite < 40 ans : syndrome de Brugada, QT long congénital ou autre
- Symptômes : douleur angineuse, dyspnée d’effort, surdité (QT long congénital)
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Extrasystole auriculaire (ESA)

- Cardiopathie sous-jacente : PC
- ECG (orientation étiologique) et ETT systématiques
- En cas de survenue sur cœur sain : - Hyperthyroïdie, hypokaliémie, prise d’excitant, alcool, pneumopathie
- Anomalie ECG : Brugada, WPW, QT long
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- TROUBLES DU RYTHME SUPRA-VENTRICULAIRE : ECG
- Tachycardie à QRS généralement fins (< 120 ms)
- Test diagnostiqué : déclenchement d’un BAV transitoire par manœuvre vagale ou médicamenteuse
- Ralentissement d’une tachycardie d’origine auriculaire (FA, flutter, tachycardie sinusale)
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- Réduction d’une tachycardie jonctionnelle
- Sans effet sur une tachycardie ventriculaire
- Manœuvre Diagnostic Manœuvre diagnostiqué vagale : Manœuvre de Valsalva (expiration à glotte fermée)
- Chez le patient jeune : compression carotidienne unilatérale → Jamais de compression oculaire (risque de décollement de rétine si myope)
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- Test pharmaceutique par vagomimétique : Adénosine-5-triphosphate (Striadyne®) : agoniste purinergique
- Injection IV flash : effet immédiat, durant quelques secondes
- Contre-indication : asthme, hypotension artérielle
- Non recommandée si QRS larges > 120 ms
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Flutter auriculaire

- Tachycardie sinusale : Accélération du rythme sinusal > 100/min et < à la FMT (220-âge) : adaptative le plus souvent
- Cause générale : grossesse, effort, émotion,anémie, hypoxie, hypovolémie, déshydratation, fièvre, sepsis,insuffisance cardiaque, état de choc, EP, épanchement péricardique et tamponnade, hyperthyroïdie, phéochromocytome, syndrome d’apnée du sommeil, pathologie psychiatrique
- Exogène : cocaïne, vasopressine, salbutamol, sevrage brutal en β-bloquant, OH et sevrage OH
- Diminution du tonus vagal de base : hypotension (dont vasodilatateur), atropiniques
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- Exceptionnellement isolée : tachycardie sinusale inappropriée
- Extrasystole : Onde de dépolarisation auriculaire P’ de morphologie non sinusale, prématuré (intervalle entre onde P et ESA < intervalle PP), souvent suivi d’un repos compensateur
- QRS fins, parfois large si ESA très prématurée (bloc de branche fonctionnel), voire non suivi de QRS
- Fréquence des ESA : bigéminisme (1 ESA pour 1 complexé normal), trigéminisme (1 ESA/2)…
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- Activité répétitive : doublet (2 ESA de suite), triplet (3)…
- Caractère monomorphe (toutes les ondes p’ de même morphologie) ou polymorphe
- Localisation de la région de départ (onde p’ négative en D2-D3-aVF : sinus coronaire…)
- auriculaire (ESA) Cause : Non pathologique, mais évocateur d’une cause sous-jacente (surtout si palpitations)
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- Cause générale : alcoolisation, électrocution, pathologies respiratoires (pneumopathie, néoplasie…), hyperthyroïdie, trouble électrolytique, anxiété/dépression, grossesse, SAOS → Chez l’obèse, le diabétique ou l’hypertendu : souvent associé à la FA, répéter les Holter
- TTT
- Asymptomatique sans critère de gravité : aucun traitement
- Symptomatique avec critère de gravité : antiarythmique
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Tachycardie atriale

- Trouble du rythme d'origine auriculaire : Circuit demacro-rentrée : localisé le plus souvent dans l’OD, parfois à l’OG
- Aspect typique = flutter antihoraire : activité atriale monomorphe en « toit d’usine », sans retour à la ligne isoélectrique, négative en dérivation inférieure (D2, D3, aVF) et positive en V1-V2
- Aspect atypique = flutter horaire (inversé par rapport au flutter commun : tourne dans le sens des aiguilles d’une montre) : positive en dérivation inférieure et négative en V1-V2
- Fréquence atriale = 300/minutes → réponse ventriculaire généralement en 2/1 (FC = 150/min), parfois en 3/1… voire en 1/1 (favorisé par un WPW ou un antiarythmique de classe I) → Toute tachycardie à QRS fins à 150/min est un flutter jusqu’à preuve du contraire
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- → Risque embolique : PEC identique à la FA, avec une meilleure efficacité de l’ablation
- Anticoagulation et antiarythmique : identique à la FA
- Flutter auriculaire TTT Ablation de flutter : Traitement de 1ère intention : guérison dans 90% des cas
- Indication : . Flutter commun récidivant sous antiarythmique (parfois d’emblée) . Flutter atypique (après mapping de l’influx électrique)
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- En l’absence de thrombus: après 3 semaines d’anticoagulation ou ETO
- Arrêt possible du traitement antiarythmique après ablation
- Anticoagulation poursuivi 1 mois après l’intervention ± poursuivi au long cours
- Surveillance : coexistence FA-flutter dans 40% des cas
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- Fibrillation auriculaire : Multiples foyers de micro-rentrées : rythme auriculaire désorganisé très rapide (400-600/min)
- Forme habituelle : tachycardie irrégulière à QRS fins
- Forme atypique : FA sur BAV III, bloc de branche (organique ou fonctionnel), dysfonction sinusale
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Tachycardie jonctionnelle / TRIN / Bouveret

- Tachycardie atriale : 2ndr à un foyer d’automatisme auriculaire coiffant le nœud sinusal → mêmes risques et PEC que FA
- Tachycardie régulière à QRS fins, activité auriculaire organisé et visible de morphologie non sinusale
- Fréquence atriale à 120-200/min, cadence ventriculaire selon la transmission (2/1, 3/1…)
- Maladie de Bouveret : tachycardie d’origine jonctionnelle par réentrée intra-nodale ou faisceau accessoire
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- Cause la plus fréquente de palpitations du sujet jeune (adolescent, adulte jeune) sans cardiopathie
- Début brutal et fin brutale, pendant plusieurs minutes ou plus, démarrage au changement brusque de position
- Fin de crise parfois suivie d’une crise polyurique
- Diagnostic : ECG : - Tachycardie régulière à QRS fins, FC = 150-250/min
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- Ondes P rétrogrades dans le segment ST : non/peu visible si TRIN, souvent visible si WPW
- Arrêt par manœuvre vagale ou adénosine (Krenosin®) ou adénosine-5TP (Striadyne®)
- ECG de base : normal ou révélateur d’une pré-excitation ventriculaire (syndrome de WPW)
- Exploration électrophysiologique endocavitaire parfois nécessaire
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- Influx descendant par la voie lente et remontant par la voie rapide du NAV
- Tachycardie : ECG
- Tachycardie régulière à QRS fins
- Ondes P rétrogrades non ou peu visibles
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Tachycardie par faisceau accessoire (WPW)

- par réentrée intra-nodale (TRIN) TTT : TTT médical : - 1ère intention : sotalol, vérapamil ou β-bloquant
- 2e intention : antiarythmique de classe Ic (Flecaïne®, Rythmol®, Cipralan®)
- 3e intention : antiarythmique de classe Ia
- En dernière intention : amiodarone
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- Persistance des crises : ablation de la voie lente par radiofréquence (95% de succès)
- TACHYCARDIE JONCTIONNELLE Tachycardie par faisceau accessoire : Généralement par faisceau de Kent :syndrome de WPW
- Orthodromique (sens horaire) : descend par la voie lente du NAV, remonte par le faisceau accessoire
- Antidromique (sens antihoraire : plus rare) : descend par la voie lente du faisceau accessoire et remonte par la voie rapide du NAV
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- Tachycardie régulière à QRS fins (si orthodromique) ou QRS larges (si antidromique)
- En dehors d’une crise de tachycardie : possible aspect de pré-excitation ventriculaire d’un syndrome de WPW (sauf en cas de faisceau à conduction uniquement rétrograde)
- TTT : ablation de la voie accessoire par radiofréquence
- TROUBLES DU RYTHME VENTRICULAIRE : Généralement révélés par des syncopes ou une mort subite ± récupérée
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- En général survient sur cardiopathie (post-infarctus à 80%), accompagné de signes de gravité (angor, collapsus, choc, ACR)
- Palpitations possibles : TV non soutenue (< 30 secondes) ou soutenue, notamment sur cœur sain (idiopathique)
- Extrasystole ventriculaire : Dépolarisation prématurée naissant d’un ventricule : QRS large, prématuré (intervalle entre R et l’ESV < intervalle RR), suivi d’un repos compensateur
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- Caractérisation : - Bigéminisme (1 ESV/1 complexé normal), trigéminisme (1/2)…
- Rythme : doublet ou triplet → si ≥ 4 ESV de suite = TV
- Aspect monomorphe (1 foyer) ou polymorphe (plusieurs foyers d’ESV)
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- Localisation : - Naissant duVG : aspect de retard droit (similaire à un BBD)
- Naissant duVD : aspect de retard gauche (similaire à un BBG)
- Critères de gravité : ESV fréquentes, polymorphes, en salves et/ou répétitives, phénomène R/T (ESV proche du sommet de l’onde T), aggravation ou apparition de TV à l’effort → Risque de survenue de TV ou de FV pouvant engager le pronostic vital
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Extrasystole ventriculaire (ESV)

- TTT : Sans critère de gravité et paucisymptomatique : abstention
- Sans critère de gravité et symptomatique : antiarythmique, voire amiodarone en 1ère intention si âge > 75 ans
- Avec critère de gravité : β-bloquant ± amiodarone
- Rythme ventriculaire ectopique rapide avec ≥ 3 complexes QRS qui se suivent et FC > 120/min
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- État électrique instable : risque de dégénérescence en FV avec mort subite
- Aspect monomorphe ou polymorphe, localisation possible du foyer selon l’aspect des QRS
- TV non soutenue (< 30 secondes) ou soutenue (> 30 secondes)
- ECG : Tachycardie à complexes QRS larges > 120 ms
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- Concordance (positive ou négative) : QRS entièrement positif (R) ou négatif (QS) de V1 à V6
- Déviation axiale extrême (en aVR)
- Complexé de capture (complexé QRS d’aspect normal précédé d’une onde P) et/ou complexede fusion (intermédiaire entre un QRS normal et de TV) → affirme la TV
- Dissociation auriculo-ventriculaire : ondes P régulière, dissociées et indépendantes des QRS, à un rythme plus lent
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- Tachycardie supra-ventriculaire à QRS large DD Tachycardie ventriculaire : Tachycardie supra-ventriculaire (sinusale, atriale, flutter ou tachycardie jonctionnelle) associée à ue bloc de branche (préexistant ou fonctionnel) ou lié à l’existence d’une voie accessoire
- Manœuvres vagales : ↓ la FC d’une tachycardie sinusale ou atriale, arrête une tachycardie jonctionnelle, sans action sur la tachycardie ventriculaire
- Enregistrement œsophagien : dissociation auriculo-ventriculaire visible
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Tachycardie ventriculaire (TV)

- Extrasystole ventriculaire/tachycardie ventriculaire : RIVA
- Rythme idio-ventriculaire accéléré : aspect de TV lente (FC < 120)
- Bien tolérée, sans risque de TV/FV
- Souvent observé après reperfusion myocardique d’un SCA
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- En l’absence de : cardiopathie
- TV bénigne : antiarythmique = vérapamil, puis antiarythmique de classe Ic voire β-bloquant
- Cardiopathie ischémique sans : β-bloquant ± amiodarone
- DAI si persistant
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- dysfonction VG TTT Insuffisance cardiaque chronique : IEC + β-bloquant + éplérénone ± amiodarone
- DAI systématique en prévention secondaire : arrêt cardiaque ressuscité sur TV/FV sans autre cause
- DAI en prévention primaire : si FEVG ≤ 35%, symptomatique NYHA IIIII malgré 3 mois de traitement médical
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Fibrillation ventriculaire (FV)

- Dernier recours
- Ablation par radiofréquence du foyer de TV : souvent peu efficace
- Bilan d’ESV ou TV : Naissant du VD : rechercher une dysplasie arythmogène du VD
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- Naissant du VG : toutes les cardiopathies peuvent être en cause, principalement une cardiopathie ischémique → ETT, test d’ischémie ± coronarographie d’emblée
- TV bénigne : à retard gauche (TV de Gallavardin) ou à retard droit (TV de Belhassen)
- FV : Fibrillation ventriculaire
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- Activité électrique ventriculaire rapide et anarchique : ACR en 4 à 8 secondes → Ne pas confondre FV à grandes mailles et TV
- Tachycardie ventriculaire polymorphe avec des complexes QRS changeant d’axe (aspect de torsion sur la ligne isoélectrique) : survient dans la quasi-totalité des cas dans un contexte de d’allongement du QT
- Mesuré du QT corrigé (= QT en ms/√RR en s) : allongé si > 450 ms chez l’homme ou > 460 ms chez la femme
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Torsades de pointe / Allongement du QT

- Inhibition des canaux potassiques : généralement par cumulation de plusieurs facteurs
- Bradycardie : sinusale, BAV, BSA…
- Hypokaliémie
- Hypomagnésémie
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- Médicament Facteurs favorisant l’allongement du QT : Antiarythmique ++ : amiodarone, dofétilide, ibutilide, quinidine, disopyramide, sotalol, bépridil
- Antidépresseur tricyclique (effet quinidine like)
- Antibiotique : macrolide, quinolone
- Quinine et dérivés
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- Antihistaminique
- Tamoxifène
- TORSADES DE POINTES Syndrome du QT long congénital : Mutation d’un gène codant les canaux potassiques ou sodiques
- Syndrome de Romano-Ward : autosomique dominant
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- Syndrome de Jervell et Lange-Nielsen : autosomique récessif, associée à une surdité de perception
- TTT : → Hospitalisation en urgence en USIC
- Accélération de la FC ( ↓ le QT) : isoprénaline pour FC > 90 bpm, pose d’une SEES dès que possible
- Recharge en magnésium : sulfate de magnésium IV (3g IVD puis 6 à 12 g/24h)
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- Recherché en potassium (même si kaliémie normale) : chlorure de potassium IV (3 à 6 g/j)
- Arrêt de tout traitement allongeant le QT
- Si dégénérescence en FV : choc électrique externe
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- DÉFIBRILLATEUR AUTOMATIQUE IMPLANTABLE : Dispositif permettant la détection de trouble du rythme ventriculaire grave et le traitement automatique : boîtier (enregistrement et traitement des informations provenant des sondes) et sondé (électrocardiogramme et choc électrique)
- Pose sous AL, abord d’une veine céphalique, positionnement des sondes, pose du boîtier en sous-cutané
- Type : DAI simple chambre (1 sondé placée dans le VD), double chambre (OD et VD) ou triple chambre (OD, VD et paroi latérale du VG par le sinus veineux coronaire → DAI et resynchronisation ventriculaire)
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Défibrillateur automatique implantable (DAI)

- Fonction : Reconnaissance de toute TV ou FV
- Traitement : - Si TV entre 150 et 200/min : stimulation anti-tachycardie (ATP) par stimulation plus rapide que la TV
- Si TV rapide > 200/min, FV ou échec d’ATP : choc électrique
- Surveillance permanente du rythme du patient et enregistrement des données → Le boîtier peut stimuler le cœur si nécessaire : tous les DAI ont une fonction pacemaker
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- Complication : Hématome
- Infection : endocardite sur sondé de DAI
- Pneumothorax à la pose
- Tamponnade
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- Risque de choc électrique inapproprié (détection de tachycardie non ventriculaire)
- En prévention secondaire : Après la survenue d’une TV ou FV
- Arrêt cardiaque ressuscité sur FV/TV sans cause aiguë réversible (= hors contexte d’IDM, hyperkaliémie…), si espérance de vie > 1 an → La survenue d’une TV/FV à la phase aiguë d’un SCA n’est pas une indication de DAI
- TV soutenue spontanée, symptomatique, sur cardiopathie
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- TV soutenue spontanée, symptomatique, mal tolérée, sans cardiopathie : après échec de traitement médical et d’ablation de TV
- Syncope de cause inconnue avec TV soutenue ou FV déclenchable sur cardiopathie
- Indication En prévention primaire : Avant tout épisode de TV ou FV
- Patient avec insuffisance cardiaque systolique à FEVG altéré ≤ 35%, restant symptomatique NYHA II à III, malgré 3 mois de traitement médical optimal, si espérance de vie > 1 an → En post-infarctus : attendre 40 jours avant de réévaluer le FEVG
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