#001
Hypogonadisme masculin

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- Distinction fondamentale entre hypogonadisme primaire (atteinte testiculaire directe, gonadotrophines LH/FSH élevées) et secondaire (atteinte hypothalamo-hypophysaire, gonadotrophines basses ou normales).
- Les symptômes cliniques (baisse de la libido, dysfonction érectile, fatigue, diminution de la masse musculaire) sont souvent peu spécifiques et se confondent avec le vieillissement normal.
- Le diagnostic biologique repose sur un dosage de testostérone totale le matin (pic physiologique), à confirmer par un second dosage avant de conclure, jamais sur un prélèvement isolé l'après-midi.
- Toujours rechercher une cause réversible (obésité, syndrome d'apnée du sommeil, médicaments, alcool) avant de conclure à un hypogonadisme organique nécessitant une substitution au long cours.
#002
Déficit en testostérone et supplémentation

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- Avant toute supplémentation, un dosage de PSA et un toucher rectal sont obligatoires — la testostérone est contre-indiquée en cas de cancer de la prostate évolutif non traité.
- Les formes galéniques principales sont le gel transdermique quotidien (taux stables, absorption variable) et les injections intramusculaires retard (toutes les 10-14 semaines pour les formes longue durée).
- La surveillance biologique systématique inclut hématocrite (risque de polyglobulie iatrogène), PSA et bilan hépatique, à intervalles réguliers tout au long du traitement.
- La supplémentation en testostérone diminué la fertilité en freinant l'axe gonadotrope endogène — à discuter impérativement avec tout patient en désir de paternité avant de débuter le traitement.
#003
Gynécomastie

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- À distinguer cliniquement de l'adipomastie (simple surcharge graisseuse, molle, sans tissu glandulaire palpable) — la gynécomastie vraie correspond à une prolifération glandulaire ferme, rétro-aréolaire.
- Physiologique et transitoire à la puberté dans une proportion importante des adolescents, elle régresse spontanément en 1 à 2 ans dans la grande majorité des cas sans nécessiter de traitement.
- Chez l'adulte, toujours rechercher une cause médicamenteuse (spironolactone, certains antirétroviraux, certains traitements anti-androgéniques) avant d'explorer une cause endocrinienne ou tumorale.
- Une gynécomastie unilatérale, dure, irrégulière ou d'apparition rapide chez l'adulte doit faire éliminer une tumeur testiculaire ou surrénalienne sécrétante avant toute autre exploration.
#004
Insuffisance surrénale chronique (Addison)

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- L'insuffisance surrénale primaire chronique (maladie d'Addison) associé typiquement asthénie chronique, amaigrissement, hypotension artérielle et hyperpigmentation cutanéo-muqueuse caractéristique.
- L'hyperpigmentation, absente dans les formes secondaires (hypophysaires), résulte de l'hypersécrétion d'ACTH qui stimule aussi les mélanocytes — signe distinctif majeur entre insuffisance primaire et secondaire.
- Le bilan biologique de base orienté déjà fortement le diagnostic : hyponatrémie et hyperkaliémie dans les formes primaires (déficit en aldostérone associé), hyponatrémie isolée dans les formes secondaires.
- Le traitement substitutif à vie associé hydrocortisone et fludrocortisone (cette dernière uniquement dans les formes primaires), avec une éducation systématique du patient à l'adaptation des doses en cas de stress.