#001
Bilan lipidique

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- Le bilan lipidique standard comprend cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol et triglycérides — le LDL est le paramètre central pour la décision thérapeutique.
- Le dosage à jeun reste préférable, mais un prélèvement non à jeun est désormais accepté pour le dépistage initial, sauf en cas de triglycérides très élevés à confirmer.
- L'objectif de LDL ciblé dépend du niveau de risque cardiovasculaire global du patient (antécédents, diabète, tabac, HTA), pas d'un seuil unique pour tous.
- Toujours éliminer une cause secondaire de dyslipidémie (hypothyroïdie, syndrome néphrotique, cholestase, diabète déséquilibré) avant de conclure à une origine primitive.
#002
Xanthélasma

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- Plaques jaunâtres, molles, situées typiquement à l'angle interne des paupières supérieures et inférieures, bilatérales et symétriques.
- Signe évocateur mais non spécifique : environ la moitié des patients porteurs d'un xanthélasma ont un bilan lipidique normal.
- Sa découverte impose systématiquement un bilan lipidique complet, à la recherché d'une dyslipidémie primitive ou secondaire sous-jacente.
- Le traitement de la dyslipidémie sous-jacente ne fait pas disparaître les lésions déjà constituées — leur exérèse est purement esthétique si demandée par le patient.
#003
Hypertriglycéridémie sévère

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- Un sérum lactescent (aspect laiteux visible à l'œil nu après décantation du tube) signe une hypertriglycéridémie majeure, souvent supérieure à 10 g/L.
- Risque principal : la pancréatite aiguë, dont le risque augmenté fortement au-delà de 10 g/L de triglycérides — une urgence thérapeutique à ce niveau.
- Rechercher systématiquement des facteurs aggravants réversibles : alcool, diabète déséquilibré, œstrogènes, certains médicaments (rétinoïdes, antirétroviraux).
- Le traitement en urgence associé le jeûne strict, la correction glycémique et parfois une épuration extra-corporelle si pancréatite associée ou taux extrême.
#004
Traitement par statines

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- Traitement de première intention des dyslipidémies à risque cardiovasculaire, avec un bénéfice démontré en prévention aussi bien secondaire que primaire à haut risque.
- Effet indésirable principal à surveiller : les myalgies, voire exceptionnellement une rhabdomyolyse — doser les CPK devant des douleurs musculaires sous traitement.
- Surveillance biologique systématique du bilan hépatique en début de traitement, à répéter si apparition de symptômes évocateurs plutôt que systématiquement à vie.
- Ne jamais arrêter brutalement une statine en prévention secondaire sans avis spécialisé — le bénéfice cardiovasculaire dépasse largement le risque musculaire pour la grande majorité des patients.