#001
Goitre

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- Un goitre est une augmentation de volume de la thyroïde, visible ou palpable, qui peut s'accompagner d'une fonction normale, basse ou élevée.
- Palper en se plaçant derrière le patient qui déglutit — la thyroïde monté avec la déglutition, contrairement à une autre masse cervicale.
- Rechercher systématiquement des signes de compression (dysphonie, dysphagie, dyspnée) devant un goitre volumineux, qui orientent vers une prise en charge chirurgicale.
- Compléter systématiquement par un dosage de TSH et une échographie thyroïdienne — la clinique seule ne permet pas de conclure sur le plan fonctionnel ou étiologique.
#002
Hypothyroïdie

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- L'hypothyroïdie est le déséquilibre thyroïdien le plus fréquent, surtout chez la femme après 50 ans, le plus souvent d'origine auto-immune (thyroïdite de Hashimoto).
- Symptômes souvent progressifs et discrets (fatigue, prise de poids, frilosité, constipation), facilement confondus avec le simple vieillissement.
- Le diagnostic repose sur une simple prise de sang (TSH élevée, T4 libre basse) — pas besoin d'imagerie systématique pour une hypothyroïdie périphérique typique.
- Traitement simple et très efficace : lévothyroxine quotidienne à jeun, dose ajustée selon la TSH de contrôle, avec un suivi biologique annuel une fois équilibré.
#003
Nodule thyroïdien

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- Les nodules thyroïdiens sont extrêmement fréquents et, dans plus de 90 % des cas, totalement bénins.
- Beaucoup sont découverts par hasard, sur une échographie du cou réalisée pour une tout autre raison.
- L'échographie classe le nodule selon son aspect (forme, contours, calcifications) pour estimer son risque de malignité avant tout autre geste.
- Un nodule jugé bénin est simplement surveillé par échographie régulière, sans traitement ni ablation nécessaire.
#004
Échographie thyroïdienne

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- Examen de première intention devant tout goitre ou nodule palpable : précise le volume glandulaire, le nombre et les caractéristiques des nodules.
- Classification EU-TIRADS (ou équivalent) pour stratifier le risque de malignité selon l'aspect échographique — guidé l'indication de cytoponction.
- Les critères de suspicion à connaître : hypoéchogénicité marquée, contours irréguliers, microcalcifications, forme plus haute que large.
- Toujours corréler à la clinique et au bilan biologique (TSH) — l'échographie seule ne permet pas de conclure sur le plan fonctionnel.
#005
Cytoponction thyroïdienne

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- Geste simple, réalisé sous guidage échographique, pour prélever des cellules d'un nodule thyroïdien suspect et orienter vers la malignité.
- N'est pas systématique pour tous les nodules : réservée à ceux dont l'aspect échographique ou la taille le justifient (critères EU-TIRADS).
- Résultat classé selon un système standardisé (Bethesda ou équivalent) qui guidé directement la conduite à tenir (surveillance, chirurgie).
- Un résultat non contributif (matériel insuffisant) impose de répéter le geste plutôt que de conclure à tort à la bénignité.
#006
Scintigraphie thyroïdienne

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- Utile principalement dans le bilan d'une hyperthyroïdie pour distinguer nodule toxique, goitre multinodulaire toxique et maladie de Basedow.
- Un nodule « chaud » (hyperfixant) est très rarement malin — argument rassurant contrairement à un nodule froid qui nécessite une évaluation cytologique.
- Peu utile en cas d'euthyroïdie ou d'hypothyroïdie — ce n'est pas l'examen de première intention pour caractériser un nodule thyroïdien isolé sans dysthyroïdie.
- Contre-indiquée en cas de grossesse — toujours éliminer une grossesse chez une femme en âge de procréer avant de prescrire.