#001
Iléus post-opératoire

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- L'iléus post-opératoire (arrêt réflexe transitoire du transit) est quasi constant après chirurgie abdominale, à distinguer d'une véritable occlusion mécanique qui ne s'améliore pas avec le temps.
- Les stratégies de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) — mobilisation précoce, limitation des opioïdes, reprise alimentaire précoce — réduisent significativement la durée de l'iléus post-opératoire.
- La reprise de gaz précède classiquement la reprise de selles et signe le redémarrage du transit — un critère clinique simple à rechercher systématiquement en visite post-opératoire.
- Un iléus qui persiste au-delà de 4-5 jours ou qui s'aggravé secondairement doit faire rechercher une complication sous-jacente (collection, désunion anastomotique) plutôt que d'être attribué au simple post-opératoire.
#002
Occlusion intestinale post-opératoire

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- À distinguer de l'iléus fonctionnel : l'occlusion mécanique post-opératoire, le plus souvent sur bride, se caractérise par une aggravation secondaire après une reprise initiale du transit.
- Le scanner abdomino-pelvien avec injection est l'examen de référence pour confirmer l'occlusion, localiser la zone de transition et rechercher des signes de souffrance digestive (pneumatose, défaut de rehaussement).
- Une occlusion simple sans signe de souffrance digestive peut initialement être traitée médicalement (aspiration digestive, correction hydro-électrolytique) sous surveillance clinique rapprochée.
- L'apparition de signes de souffrance digestive (douleur continue, défense, fièvre, acidose) impose une exploration chirurgicale en urgence, sans attendre une dégradation supplémentaire.
#003
Fistule digestive

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- Une fistule digestive se définit par une communication anormale entre le tube digestif et la peau, un autre organe ou une cavité — à évoquer devant tout écoulement digestif anormal par un drain ou la cicatrice.
- La désunion anastomotique, cause la plus fréquente en post-opératoire, se révèle classiquement entre le 5e et le 7e jour post-opératoire par une fièvre, une douleur ou une altération de l'état général.
- La prise en charge initiale associé systématiquement drainage du foyer septique, mise à jeun ou nutrition adaptée, et correction hydro-électrolytique des pertes digestives.
- La majorité des fistules digestives se tarissent avec un traitement conservateur bien conduit — la reprise chirurgicale n'est envisagée qu'en cas d'échec ou de sepsis non contrôlé.
#004
Éviscération

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- L'éviscération, désunion complète de tous les plans pariétaux avec issue des viscères hors de l'abdomen, survient classiquement entre le 5e et le 10e jour post-opératoire.
- Prise en charge immédiate au lit du malade : recouvrir les viscères extériorisés d'un pansement humide stérile, ne jamais tenter de les réintégrer soi-même, et organiser une reprise chirurgicale en urgence.
- Les facteurs de risque principaux incluent l'obésité, la dénutrition, le diabète, la toux post-opératoire et l'infection de paroi — leur identification préopératoire guidé la prévention.
- À distinguer de l'éventration (hernie sur cicatrice à distance, souvent chronique et non urgente) qui ne nécessite pas de prise en charge immédiate contrairement à l'éviscération aiguë.