#001

Bandelette urinaire

Bandelette urinaire
La bandelette urinaire est un examen simple et rapide au lit du patient : leucocytes, nitrites, protéines, sang, glucosé.

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  • Examen simple et rapide au lit du patient : leucocytes, nitrites, protéines, sang, glucosé — première orientation avant tout bilan biologique.
  • Nitrites positifs très spécifiques d'une infection à entérobactéries — leur absence n'élimine pas pour autant une infection urinaire.
  • Protéinurie positive à la bandelette impose un dosage quantitatif (rapport protéinurie/créatininurie) avant de conclure à une atteinte glomérulaire.
  • Résultat à interpréter avec prudence si urines diluées ou très concentrées — un résultat douteux doit être complété par un ECBU.
#002

Protéinurie des 24 heures

Récipient de recueil des urines de 24 heures
Le recueil des urines de 24 heures permet de quantifier précisément la protéinurie totale et de suivre son évolution sous traitement.

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  • Recueil de référence pour quantifier précisément une protéinurie, bien que de plus en plus remplacé en pratique par le rapport protéinurie/créatininurie sur échantillon.
  • Expliquer clairement au patient la technique : jeter les premières urines du matin, puis recueillir toutes les urines suivantes jusqu'au lendemain matin inclus.
  • Une protéinurie supérieure à 3 g/24h orienté vers une origine glomérulaire et, associée à une hypoalbuminémie, définit un syndrome néphrotique.
  • La quantification initiale sert de référence pour juger de l'efficacité du traitement (néphroprotection, immunosuppresseurs) lors des recueils de suivi.
#003

Touchers pelviens et globe vésical

Schéma de la vessie
Un globe vésical doit être évoqué devant une anurie avec masse hypogastrique douloureuse — piège fréquent à ne pas confondre avec une insuffisance rénale.

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  • Globe vésical : rétention aiguë d'uriné à évoquer devant une anurie avec masse hypogastrique douloureuse — piège fréquent, à ne pas confondre avec une vraie insuffisance rénale.
  • Le sondage évacuateur immédiat est à la fois diagnostiqué et thérapeutique — si le globe se vide, c'était un obstacle sous-vésical, pas une atteinte rénale.
  • Rechercher systématiquement la cause de l'obstacle une fois la vessie vidée : hypertrophie prostatique, caillotage, sténose urétrale selon le contexte.
  • Surveiller le syndrome de levée d'obstacle après un sondage prolongé : polyurie parfois majeure dans les heures suivantes, à anticiper et compenser.
#004

Échographie rénale

Échographie rénale
L'échographie rénale est un examen de première intention, non invasif, pour évaluer la taille des reins et rechercher une dilatation des cavités.

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  • Examen de première intention, non invasif, pour évaluer la taille des reins, l'épaisseur corticale et rechercher une dilatation des cavités.
  • Des reins de petite taille et hyperéchogènes orientent vers une néphropathie chronique évoluée, indépendamment de la cause initiale.
  • Toujours mesurer et comparer les deux reins — une asymétrie de taille franche orienté vers une pathologie unilatérale (sténose artérielle, uropathie).
  • Examen opérateur-dépendant : une échographie normale n'élimine pas complètement une pathologie rénale débutante, à corréler à la biologie.
#005

Hydronéphrose

Échographie — hydronéphrose
La dilatation des cavités pyélocalicielles visible à l'échographie signe un obstacle sur les voies urinaires.

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  • Dilatation des cavités pyélocalicielles visible à l'échographie : signe indirect d'un obstacle sur les voies urinaires, à quantifier (grade) et localiser.
  • Devant une hydronéphrose fébrile, penser pyélonéphrite obstructive : urgence nécessitant un drainage rapide en plus de l'antibiothérapie.
  • Bilatérale : évoquer un obstacle bas situé (prostate, vessie, sténose urétrale) ; unilatérale : rechercher un obstacle urétéral (lithiase, tumeur, compression).
  • Le degré de dilatation ne reflète pas toujours la sévérité fonctionnelle — toujours corréler à la fonction rénale biologique et à l'ancienneté supposée.
#006

Uroscanner et lithiase

Uroscanner — calcul urinaire
Le scanner sans injection est l'examen de référence pour localiser un calcul urinaire et évaluer le retentissement sur les voies excrétrices.

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  • Scanner sans injection (uro-scanner) : examen de référence pour localiser un calcul urinaire et évaluer le retentissement sur les voies excrétrices.
  • Préciser systématiquement la taille et la localisation du calcul — ces deux éléments conditionnent directement la stratégie thérapeutique (surveillance, lithotritie, urétéroscopie).
  • Une lithiase obstructive fébrile est une urgence urologique (drainage en urgence), à distinguer d'une colique néphrétique simple non fébrile.
  • Toujours rechercher un retentissement sur la fonction rénale (créatinine) en complément de l'imagerie, surtout si atteinte bilatérale ou rein unique.
#007

Polykystose rénale

Scanner — polykystose rénale
Les reins de volume augmenté, truffés de kystes multiples, sont caractéristiques de la polykystose rénale autosomique dominante.

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  • Reins de volume augmenté, truffés de kystes multiples de tailles variables : aspect caractéristique de la polykystose rénale autosomique dominante.
  • Maladie héréditaire à rechercher systématiquement dans les antécédents familiaux — dépistage à proposer aux apparentés du premier degré.
  • Évolue classiquement vers l'insuffisance rénale terminale à un âge variable — le suivi néphrologique régulier permet d'anticiper la préparation à la suppléance.
  • Rechercher les atteintes associées à ne pas négliger : kystes hépatiques, anévrismes intracrâniens dans les formes à antécédents familiaux évocateurs.
#008

Générateur d'hémodialyse

Séance d'hémodialyse
L'hémodialyse épure le sang à travers une membrane semi-perméable, éliminant les toxines urémiques et l'excès d'eau et d'électrolytes.

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  • Épure le sang à travers une membrane semi-perméable (dialyseur) en dehors du corps : élimine les toxines urémiques et l'excès d'eau et d'électrolytes.
  • Séances généralement 3 fois par semaine, 4h chacune en routine — la fréquence et la durée s'ajustent au poids sec et à la tolérance du patient.
  • Surveiller étroitement la tolérance hémodynamique pendant la séance — l'hypotension per-dialytique est l'incident le plus fréquent, surtout en cas d'ultrafiltration rapide.
  • Le « poids sec » (poids ciblé en fin de séance) est réévalué régulièrement — mal réglé, il exposé soit à la surcharge, soit à l'hypotension symptomatique.
#009

Cathéter de dialysé

Cathéter de dialysé
Le cathéter veineux central de dialysé permet un abord en urgence ou en attendant la maturation d'une fistule artério-veineuse.

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  • Abord veineux central de dialysé en urgence ou en attendant la maturation d'une fistule — voie jugulaire interne préférée à la sous-clavière (moins de risque de sténose veineuse centrale).
  • Toujours vérifier le bon positionnement radiologique avant la première utilisation, comme pour toute voie veineuse centrale.
  • Manipulation stricte en asepsie à chaque branchement/débranchement — risque infectieux directement proportionnel à la durée de mise en place.
  • Solution de dernier recours à moyen terme : la fistule artério-veineuse reste l'abord de référence pour la dialysé chronique, avec moins de complications infectieuses et thrombotiques.
#010

Fistule artério-veineuse

Fistule artério-veineuse pour dialysé
La fistule artério-veineuse, anastomose chirurgicale entre artère et veine, crée un abord vasculaire pérenne pour la dialysé.

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  • Anastomose chirurgicale entre une artère et une veine, le plus souvent au poignet ou au coude, pour créer un abord vasculaire pérenne de dialysé.
  • Nécessite plusieurs semaines de maturation avant la première utilisation — à anticiper largement avant le stade terminal de l'insuffisance rénale.
  • Surveiller le thrill (frémissement palpable) et le souffle à l'auscultation à chaque examen — leur disparition doit faire suspecter une thrombose.
  • Protéger le membre porteur : pas de prise de tension artérielle ni de prélèvement sanguin sur ce bras, à signaler systématiquement au dossier et au patient.
#011

Épuration extra-rénale continue

Épuration continue en réanimation
L'épuration extra-rénale continue est indiquée chez le patient instable en réanimation ne tolérant pas les variations hémodynamiques d'une dialysé intermittente.

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  • Épuration extra-rénale continue (CVVH/CVVHDF) : indiquée chez le patient instable en réanimation ne tolérant pas les variations hémodynamiques d'une dialysé intermittente.
  • Anticoagulation du circuit (héparine ou citraté) indispensable pour éviter la coagulation du filtre — à équilibrer avec le risque hémorragique du patient.
  • Surveillance rapprochée des bilans entrées-sorties et des électrolytes, réajustés en continu selon la tolérance et l'objectif fixé.
  • Indication à réévaluer quotidiennement avec le réanimateur et le néphrologue — pas un traitement figé, mais adapté à l'évolution clinique.
#012

Plasmaphérèse

Séance de plasmaphérèse
La plasmaphérèse retiré le plasma du patient, avec les auto-anticorps pathogènes, et le remplacé par un soluté de substitution.

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  • Échange plasmatique thérapeutique : retiré le plasma du patient (avec les auto-anticorps ou complexes immuns pathogènes) et le remplacé par un soluté de substitution.
  • Indiqué notamment dans certaines glomérulonéphrites rapidement progressives, le syndrome de Goodpasture, certaines vascularites sévères.
  • Nécessite un abord vasculaire de bon calibre, souvent un cathéter dédié — mêmes précautions d'asepsie que pour la dialysé.
  • Traitement d'action rapide mais transitoire : toujours associé à un traitement de fond immunosuppresseur pour éviter la rechute à l'arrêt des séances.