#001

Insuffisance rénale chronique et néphroangiosclérose

Néphroangiosclérose — surface rénale granuleuse
La néphroangiosclérose, complication rénale de l'HTA chronique, se traduit par une surface rénale finement granuleuse et un amincissement du cortex.

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  • L'insuffisance rénale chronique se définit par une atteinte rénale persistant plus de 3 mois, classée en 5 stades selon le débit de filtration glomérulaire (DFG).
  • Les 2 causes les plus fréquentes en pratique sont le diabète et l'hypertension artérielle chronique (néphroangiosclérose) — à rechercher systématiquement devant toute IRC.
  • La néphroangiosclérose se traduit histologiquement par un épaississement des parois artériolaires et une surface rénale finement granuleuse, avec amincissement progressif du cortex.
  • La néphroprotection repose sur le contrôle tensionnel strict, les IEC/ARA2 (sauf contre-indication), et l'éviction des néphrotoxiques (AINS, produits de contraste iodés sans précaution).
#002

Syndrome urémique et signes cutanés

Givre urémique cutané
Le givre urémique, dépôt cristallin blanchâtre d'urée sur la peau, signe une urémie sévère et non traitée — devenu rare grâce à la dialysé précoce.

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  • Le givre urémique correspond au dépôt cristallin d'urée à la surface de la peau après évaporation de la sueur, chez un patient en urémie sévère et prolongée.
  • Devenu rare en pratique grâce à la dialysé précoce, il reste un signe de gravité extrême témoignant d'un retard diagnostiqué ou d'accès aux soins.
  • Le prurit urémique, bien plus fréquent, touche jusqu'à 40% des patients dialysés chroniques et altère significativement la qualité de vie.
  • D'autres signes cutanés de l'urémie chronique incluent le teint jaune-grisâtre (dépôts d'urochromes) et une pâleur liée à l'anémie associée.
#003

Analyse des gaz du sang et désordres acido-basiques

Analyseur de gaz du sang
L'analyseur de gaz du sang mesuré en quelques minutes le pH, la PaCO2, les bicarbonates et les électrolytes, indispensable au diagnostic des désordres acido-basiques.

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  • L'acidose métabolique est la complication acido-basique la plus fréquente de l'insuffisance rénale chronique avancée, par défaut d'excrétion des acides fixés.
  • La démarche diagnostiqué associé toujours pH, PaCO2 et bicarbonates, puis calcul du trou anionique pour orienter vers la cause (rénale, digestive, toxique).
  • Une acidose métabolique à trou anionique normal (hyperchlorémique) orienté vers une perte digestive de bicarbonates ou une acidose tubulaire rénale.
  • Le traitement de l'acidose métabolique chronique de l'IRC repose sur la supplémentation en bicarbonate de sodium, qui ralentit également la progression de la maladie rénale.
#004

Bilan métabolique de la lithiase

Calcul rénal (lithiase oxalo-calcique)
Le calcul rénal, ici de nature oxalo-calcique, doit être analysé chimiquement après élimination pour orienter le bilan métabolique et prévenir la récidive.

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  • L'analyse morpho-constitutionnelle du calcul (spectrophotométrie infrarouge), lorsqu'il est récupéré, est l'examen clé pour orienter le bilan étiologique — à ne jamais négliger.
  • Un bilan métabolique complet (calcium, acide urique, oxalurie, citraturie sur recueil des urines) est indiqué devant une lithiase récidivante ou bilatérale, ou chez le sujet jeune.
  • Les calculs oxalo-calciques sont les plus fréquents (environ 80%), suivis des calculs uriques, favorisés par l'acidité urinaire et le syndrome métabolique.
  • La prévention repose systématiquement sur une hydratation abondante (diurèse ciblé supérieure à 2 L/jour), associée aux mesures spécifiques selon le type de calcul identifié.