#001
Néphropathie diabétique

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- Première cause d'insuffisance rénale terminale dans les pays occidentaux, la néphropathie diabétique justifie un dépistage annuel systématique par recherché de microalbuminurie chez tout patient diabétique.
- L'évolution suit classiquement 5 stades, de l'hyperfiltration initiale asymptomatique jusqu'à l'insuffisance rénale terminale, en passant par la microalbuminurie puis la protéinurie franche.
- Le contrôle strict de la glycémie et de la pression artérielle (avec IEC/ARA2 en première intention) sont les 2 piliers thérapeutiques qui ralentissent le plus efficacement la progression.
- Les inhibiteurs du SGLT2, initialement développés comme antidiabétiques, ont démontré un effet néphroprotecteur indépendant du contrôle glycémique et font désormais partie du traitement de référence.
#002
HTA néphrogène et sténose de l'artère rénale

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- À évoquer devant une HTA résistante (non contrôlée malgré 3 classés d'antihypertenseurs dont un diurétique), une HTA d'apparition brutale, ou une dégradation de la fonction rénale sous IEC/ARA2.
- Deux causes principales selon le terrain : l'athérome (sujet âgé, facteurs de risque cardiovasculaire) et la dysplasie fibromusculaire (femme jeune) — présentations et prises en charge distinctes.
- L'écho-Doppler des artères rénales est l'examen de dépistage de première intention, non invasif, avant d'envisager une angio-IRM ou un angioscanner en confirmation.
- La revascularisation (angioplastie ± stent) n'est plus systématique devant toute sténose — elle est réservée aux formes symptomatiques sévères après échec du traitement médical optimal, la dysplasie fibromusculaire répondant mieux que l'athérome.
#003
Uropathie obstructive chronique

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- Contrairement à l'obstruction aiguë souvent douloureuse, l'uropathie obstructive chronique évolue volontiers à bas bruit, découverte parfois seulement au stade d'insuffisance rénale.
- Les causes principales incluent l'hypertrophie bénigne de la prostate, les sténoses urétérales, le reflux vésico-urétéral et les compressions extrinsèques tumorales ou fibreuses (fibrose rétropéritonéale).
- Le degré et la durée de la dilatation ne prédisent pas toujours le degré d'atteinte fonctionnelle — une scintigraphie rénale avec étude de la fonction séparée est utile pour juger de la récupérabilité.
- La levée de l'obstacle (sondé JJ, néphrostomie, ou traitement de la cause) doit être envisagée précocement dès que l'obstruction est confirmée, la récupération fonctionnelle étant d'autant meilleure que la prise en charge est rapide.
#004
Dialysé péritonéale

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- Utilisé le péritoine du patient comme membrane d'échange semi-perméable, via un cathéter implanté à demeure dans la cavité abdominale, permettant un traitement réalisé au domicile.
- Offre une autonomie et une qualité de vie souvent supérieures à l'hémodialyse en centre, avec une meilleure préservation de la fonction rénale résiduelle en début de traitement.
- La péritonite, complication principale, se manifeste par un liquide de dialysé trouble associé à des douleurs abdominales — impose une antibiothérapie intrapéritonéale probabiliste sans délai.
- Contre-indiquée en cas d'antécédents chirurgicaux abdominaux majeurs multiples, de hernies non réparées ou d'incapacité du patient (ou de son entourage) à réaliser les échanges de façon autonome et hygiénique.
#005
Hyponatrémie et hypernatrémie

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- L'hyponatrémie (Na < 135 mmol/L), trouble électrolytique le plus fréquent en pratique hospitalière, doit toujours être interprétée en fonction du statut volémique du patient avant de conclure sur sa cause.
- La vitesse de correction de l'hyponatrémie doit être strictement limitée (maximum 8-10 mmol/L par 24h) — une correction trop rapide exposé au risque redouté de myélinolyse centropontine.
- L'hypernatrémie (Na > 145 mmol/L) traduit le plus souvent un déficit en eau libre plutôt qu'un excès de sodium — la correction doit également être progressive pour éviter l'œdème cérébral.
- Chez le patient âgé et confus, une dysnatrémie sévère doit systématiquement être évoquée devant tout trouble neurologique aigu inexpliqué — un ionogramme sanguin simple redresse souvent le diagnostic.