#001
Les paires crâniennes : examen systématique

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- Examen systématique des 12 paires crâniennes : indispensable devant toute suspicion de lésion du tronc cérébral ou de la base du crâne.
- Une atteinte associant plusieurs nerfs crâniens du même côté orienté vers une lésion unique du tronc cérébral plutôt que vers plusieurs pathologies séparées.
- Le III (oculomoteur) mérite une attention particulière : une mydriase aréactive avec ptosis peut signer une compression aiguë par engagement.
- Toujours documenter précisément quels nerfs sont atteints et comment — c'est ce qui permet ensuite de localiser la lésion avant même l'imagerie.
#002
Réflexe photomoteur et examen des pupilles

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- Vérifier taille, symétrie et réactivité directe et consensuelle à la lumière — un examen simple mais indispensable devant tout trouble de conscience.
- Une anisocorie avec mydriase aréactive unilatérale chez un patient qui se dégrade évoque un engagement temporal jusqu'à preuve du contraire.
- Myosis bilatéral serré : penser overdose aux opiacés ou lésion protubérantielle selon le contexte clinique.
- Toujours noter l'heure et la valeur de l'examen pupillaire dans un contexte de traumatisme crânien — la cinétique de l'évolution est aussi informative que le chiffre isolé.
#003
Réflexes ostéotendineux

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- Tester de façon symétrique et comparative (bicipital, tricipital, rotulien, achilléen) : c'est l'asymétrie qui a le plus de valeur, pas le grade absolu.
- Réflexes vifs et diffusés (polycinétiques) évoquent une atteinte du motoneurone central (syndrome pyramidal).
- Réflexes abolis évoquent une atteinte périphérique (nerf, racine) ou une phase flasque initiale d'une atteinte centrale aiguë.
- Toujours coupler à la recherché d'un signe de Babinski et à l'examen de la force pour localiser le niveau de l'atteinte.
#004
Le signe de Babinski

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- Stimulation du bord externe de la plante du pied : extension lente du gros orteil avec écartement des autres orteils = signe pathologique (syndrome pyramidal).
- Physiologique chez le nourrisson jusqu'à environ 1-2 ans — sa persistance au-delà doit alerter.
- Signe de localisation centrale précieux devant un déficit moteur pour distinguer une atteinte pyramidale d'une atteinte périphérique.
- Peut être présent de façon transitoire après une crise d'épilepsie généralisée (période post-critique) — à réévaluer avant de conclure définitivement.