#001

Les paires crâniennes : examen systématique

Schéma des 12 paires crâniennes
Les 12 paires crâniennes naissent directement du tronc cérébral et innervent la tête et le cou — leur examen systématique orienté précisément la localisation d'une lésion.

Wikimedia Commons (CC)

  • Examen systématique des 12 paires crâniennes : indispensable devant toute suspicion de lésion du tronc cérébral ou de la base du crâne.
  • Une atteinte associant plusieurs nerfs crâniens du même côté orienté vers une lésion unique du tronc cérébral plutôt que vers plusieurs pathologies séparées.
  • Le III (oculomoteur) mérite une attention particulière : une mydriase aréactive avec ptosis peut signer une compression aiguë par engagement.
  • Toujours documenter précisément quels nerfs sont atteints et comment — c'est ce qui permet ensuite de localiser la lésion avant même l'imagerie.
#002

Réflexe photomoteur et examen des pupilles

Examen des pupilles à la lampe
L'examen des pupilles à la lampe de poche est un geste simple et rapide, indispensable devant tout trouble de conscience ou traumatisme crânien.

Wikimedia Commons (CC)

  • Vérifier taille, symétrie et réactivité directe et consensuelle à la lumière — un examen simple mais indispensable devant tout trouble de conscience.
  • Une anisocorie avec mydriase aréactive unilatérale chez un patient qui se dégrade évoque un engagement temporal jusqu'à preuve du contraire.
  • Myosis bilatéral serré : penser overdose aux opiacés ou lésion protubérantielle selon le contexte clinique.
  • Toujours noter l'heure et la valeur de l'examen pupillaire dans un contexte de traumatisme crânien — la cinétique de l'évolution est aussi informative que le chiffre isolé.
#003

Réflexes ostéotendineux

Test du réflexe rotulien au marteau
Le réflexe ostéotendineux se teste au marteau à percussion, de façon toujours symétrique et comparative entre les deux côtés.

Wikimedia Commons (CC)

  • Tester de façon symétrique et comparative (bicipital, tricipital, rotulien, achilléen) : c'est l'asymétrie qui a le plus de valeur, pas le grade absolu.
  • Réflexes vifs et diffusés (polycinétiques) évoquent une atteinte du motoneurone central (syndrome pyramidal).
  • Réflexes abolis évoquent une atteinte périphérique (nerf, racine) ou une phase flasque initiale d'une atteinte centrale aiguë.
  • Toujours coupler à la recherché d'un signe de Babinski et à l'examen de la force pour localiser le niveau de l'atteinte.
#004

Le signe de Babinski

Stimulation plantaire (signe de Babinski)
La stimulation du bord externe de la plante du pied recherché une extension du gros orteil, signe pathologique d'atteinte pyramidale.

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  • Stimulation du bord externe de la plante du pied : extension lente du gros orteil avec écartement des autres orteils = signe pathologique (syndrome pyramidal).
  • Physiologique chez le nourrisson jusqu'à environ 1-2 ans — sa persistance au-delà doit alerter.
  • Signe de localisation centrale précieux devant un déficit moteur pour distinguer une atteinte pyramidale d'une atteinte périphérique.
  • Peut être présent de façon transitoire après une crise d'épilepsie généralisée (période post-critique) — à réévaluer avant de conclure définitivement.