#001
IRM cérébrale

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- Bien supérieure au scanner pour l'analyse fine du parenchyme cérébral (substance blanche, tronc cérébral, fosse postérieure).
- Séquences de base à connaître : T1, T2, FLAIR, diffusion — chacune apporte une information différente et complémentaire.
- Pas d'examen de première intention en urgence si le patient est instable ou si l'accès est limité — le scanner reste plus rapide et plus disponible.
- Contre-indications à vérifier systématiquement avant tout examen : pacemaker non compatible, corps étranger métallique, claustrophobie sévère.
#002
Scanner cérébral

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- Examen de première intention en urgence : rapide, largement disponible, suffisant pour éliminer une hémorragie ou un effet de masse aigu.
- Sans injection en première intention devant un traumatisme crânien ou une suspicion d'AVC ; injection utile en complément pour l'exploration vasculaire ou tumorale.
- Moins sensible que l'IRM pour les lésions ischémiques très précoces (< 6h) ou les petites lésions de la fosse postérieure.
- Toujours comparer à un examen antérieur si disponible — l'évolutivité (nouvelle lésion, majoration) est souvent plus informative que l'image isolée.
#003
Angio-IRM cérébrale

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- Explore les vaisseaux cérébraux sans nécessairement d'injection (technique dite « time-of-flight »), utile pour rechercher sténose, occlusion ou anévrisme.
- Utile en bilan de première intention devant une suspicion d'AVC ischémique pour rechercher une occlusion de gros tronc artériel.
- Moins précise que l'angiographie conventionnelle pour les petits anévrismes — l'artériographie reste l'examen de référence en cas de doute persistant.
- Examen non invasif à privilégier en dépistage ou en suivi, avant de recourir à une exploration invasive.
#004
IRM médullaire

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- Examen de référence pour explorer la moelle épinière : hernie discale, tumeur, compression, myélite — bien supérieure au scanner sur cette structuré.
- À réaliser en urgence devant tout syndrome de compression médullaire évolutif (déficit moteur, niveau sensitif, troubles sphinctériens).
- Toujours préciser le niveau clinique suspecté au radiologue pour orienter l'exploration — une IRM « du rachis » sans précision peut manquer la zone pertinente.
- Séquences avec injection de gadolinium utiles en cas de suspicion tumorale ou inflammatoire (myélite), pas systématiques pour une simple hernie discale.
#005
IRM et sclérose en plaques

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- Hypersignaux de la substance blanche en FLAIR, souvent périventriculaires, juxta-corticaux ou dans le corps calleux : évocateurs de plaques de démyélinisation.
- Les critères de McDonald combinent dissémination spatiale (plusieurs localisations typiques) et temporelle (lésions d'âges différents) pour le diagnostic de SEP.
- Une prise de contraste au gadolinium signe une lésion activé récente — utile pour dater l'activité de la maladie et distinguer ancien et récent.
- IRM médullaire à réaliser systématiquement en complément de l'IRM cérébrale dans le bilan initial d'une suspicion de SEP.
#006
TEP cérébral

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- Le TEP au FDG mesuré le métabolisme glucidique cérébral régional — utile notamment dans le bilan des démences atypiques ou des épilepsies pharmacorésistantes.
- Un hypométabolisme temporo-pariétal bilatéral est évocateur d'une maladie d'Alzheimer, en complément de la clinique et de l'imagerie morphologique.
- En épileptologie, le TEP intercritique peut localiser un foyer hypométabolique correspondant à la zone épileptogène avant une chirurgie.
- Examen coûteux et peu disponible en routine — réservé aux situations diagnostiqués complexes après un bilan de première ligne non concluant.
#007
Doppler transcrânien

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- Mesuré non invasive des vitesses de flux dans les artères intracrâniennes à travers les fenêtres osseuses (temporale notamment).
- Utile pour dépister un vasospasme après hémorragie sous-arachnoïdienne — une accélération des vitesses est un signal d'alerte précoce.
- Examen opérateur-dépendant : la qualité et la reproductibilité varient beaucoup selon l'expérience de l'examinateur.
- Peut aussi contribuer au diagnostic de mort encéphalique (absence de flux diastolique puis absence de flux) en complément de la clinique.
#008
Électroencéphalogramme (EEG) : le tracé

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- Enregistre l'activité électrique corticale via des électrodes de surface : outil clé pour objectiver une activité épileptique, clinique ou infraclinique.
- Une activité rythmique, répétitive et évolutive au tracé orienté fortement vers une origine épileptique plutôt qu'un artefact.
- Un EEG intercritique normal n'élimine pas une épilepsie — la sensibilité augmenté avec la durée d'enregistrement et les conditions de privation de sommeil.
- En cas de trouble de conscience inexpliqué en réanimation, l'EEG permet de dépister un état de mal non convulsif, facilement méconnu cliniquement.
#009
Pose des électrodes d'EEG

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- Électrodes positionnées selon un schéma standardisé (système 10-20) pour garantir la reproductibilité et la comparabilité des tracés.
- Bon contact cutané indispensable (préparation de la peau, gel conducteur) — un mauvais contact génère des artéfacts qui peuvent mimer une anomalie.
- Prévoir un enregistrement suffisamment long et incluant si possible une phase de sommeil pour augmenter la sensibilité diagnostiqué.
- Documenter précisément les événements cliniques pendant l'enregistrement (bouton marqueur, observation infirmière) pour pouvoir les corréler ensuite au tracé.
#010
Ponction lombaire

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- Indications principales : suspicion de méningite, d'hémorragie sous-arachnoïdienne avec scanner négatif, bilan de démence ou de maladie inflammatoire.
- Toujours vérifier l'absence de contre-indication avant le geste : signes d'hypertension intracrânienne, trouble de coagulation non corrigé, infection cutanée au point de ponction.
- Mesurer la pression d'ouverture avant de prélever si le contexte le justifie (suspicion d'hypertension intracrânienne idiopathique) — une information facilement perdue si on l'oublie.
- Envoyer systématiquement les tubes pour cytologie, biochimie (protéinorachie, glycorachie) et bactériologie — ne jamais improviser l'ordre des tubes en urgence infectieuse.
#011
Fond d'œil et hypertension intracrânienne

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- Œdème papillaire bilatéral au fond d'œil : signe indirect d'hypertension intracrânienne, à rechercher systématiquement devant des céphalées atypiques.
- Contours flous de la papille, disparition du pouls veineux spontané : signes précoces à ne pas négliger avant l'œdème franc.
- Un fond d'œil normal n'élimine pas une hypertension intracrânienne aiguë — le signe peut mettre plusieurs heures à apparaître.
- Examen simple et rapide au lit du patient, à intégrer systématiquement dans le bilan de toute céphalée avec signe d'alarme.