#001
AVC ischémique

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- Hypersignal en séquence de diffusion (DWI) avec restriction sur la carte ADC : signe précoce et sensible de l'ischémie cérébrale aiguë.
- Chrono-dépendant : « time is brain » — chaque minute compte pour la décision de thrombolyse et/ou thrombectomie.
- Noter précisément l'heure de début des symptômes (ou dernière fois vu normal) dès l'arrivée — c'est LA donnée qui conditionné toute la filière de soins.
- Alerter la filière AVC immédiatement, en parallèle du reste du bilan — ne pas attendre d'avoir terminé l'examen clinique complet pour déclencher l'alerte.
#002
AVC hémorragique

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- Hyperdensité spontanée intraparenchymateuse au scanner sans injection : hémorragie intracérébrale, à différencier de l'AVC ischémique avant tout traitement.
- Le scanner sans injection est l'examen de première intention en urgence — plus rapide et suffisant pour éliminer une hémorragie avant thrombolyse.
- Objectif tensionnel strict et rapide (souvent PAS <140mmHg) pour limiter l'expansion de l'hématome dans les premières heures.
- Rechercher systématiquement un traitement anticoagulant en cours — son antagonisation en urgence change radicalement le pronostic.
#003
Hématome sous-dural

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- Collection en croissant de lune, hyperdense (aigu) ou hypodense (chronique), ne respectant pas les sutures : hématome sous-dural.
- Chez le sujet âgé ou l'éthylique chronique, peut survenir après un traumatisme minime, parfois oublié par le patient — toujours interroger l'entourage.
- Surveiller l'évolution clinique de près : un HSD chronique peut se décompenser progressivement sur plusieurs jours à semaines.
- Indication chirurgicale (évacuation) à discuter selon l'épaisseur, l'effet de masse et l'état neurologique — pas systématique pour les petits HSD chroniques asymptomatiques.
#004
Hématome extradural

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- Collection biconvexe hyperdense, souvent temporale, respectant les sutures : hématome extradural, classiquement d'origine artérielle (artère méningée moyenne).
- Intervalle libre classique : traumatisme crânien avec perte de connaissance initiale, réveil, puis dégradation secondaire rapide — piège classique à connaître.
- Urgence neurochirurgicale vraie : évolution potentiellement très rapide vers l'engagement, contrairement au HSD souvent plus progressif.
- Toute dégradation de conscience après un traumatisme crânien, même après un intervalle libre rassurant, impose une réimagerie immédiate.
#005
Hémorragie sous-arachnoïdienne

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- Hyperdensité spontanée dans les espacés sous-arachnoïdiens et citernes de la base : hémorragie sous-arachnoïdienne, cause classique = rupture d'anévrisme.
- Céphalée « en coup de tonnerre », brutale et maximale d'emblée : tableau clinique très évocateur à ne jamais banaliser.
- Scanner sans injection en première intention ; si négatif malgré une forte suspicion clinique, la ponction lombaire (recherché de xanthochromie) reste indiquée.
- Angio-scanner ou artériographie en urgence pour rechercher l'anévrisme causal dès le diagnostic confirmé — le risque de resaignement précoce est élevé.
#006
Engagement cérébral

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- Déviation de la ligne médiane, effacement des sillons et des citernes de la base : signes radiologiques d'hypertension intracrânienne avec engagement.
- Signes cliniques d'alerte à rechercher : mydriase unilatérale, dégradation rapide de la conscience, triade de Cushing (bradycardie, HTA, troubles respiratoires).
- Urgence absolue : neurochirurgien à prévenir immédiatement, mesures anti-œdémateuses (tête surélevée, osmothérapie) en attendant le geste définitif.
- Ne jamais réaliser de ponction lombaire devant des signes d'engagement ou d'hypertension intracrânienne — risque d'aggraver brutalement l'engagement.
#007
État de mal épileptique

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- Activité épileptique continue ou subintrante à l'EEG, cliniquement ou électriquement, sans reprise de conscience normale entre les crises.
- Urgence vitale : au-delà de 5 minutes de crise continue, considérer d'emblée comme un état de mal et débuter le traitement sans attendre.
- Benzodiazépine IV en première ligne, puis antiépileptique de deuxième ligne (lévétiracétam, valproate, phénytoïne) si persistance.
- Rechercher systématiquement une cause aiguë (sevrage, trouble métabolique, AVC, infection) en parallèle du traitement symptomatique.
#008
Compression médullaire

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- IRM médullaire en urgence devant tout déficit moteur progressif associé à des troubles sensitifs et sphinctériens : ne jamais différer l'imagerie.
- Rechercher systématiquement un niveau sensitif net à l'examen clinique — il orienté directement vers le niveau lésionnel à explorer en priorité.
- Urgence neurochirurgicale si compression aiguë (hématome, abcès, métastase) : le délai de prise en charge conditionné directement le pronostic fonctionnel.
- Les troubles sphinctériens (rétention urinaire, incontinence) sont un signe de gravité à rechercher systématiquement et à ne jamais négliger.
#009
Thrombectomie mécanique

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- Retiré mécaniquement le thrombus occlusif d'une grosse artère cérébrale (stent retriever) : complémentaire de la thrombolyse IV, pas systématiquement exclusive.
- Fenêtre thérapeutique plus large que la thrombolyse seule (jusqu'à 24h dans des cas sélectionnés sur critères d'imagerie avancée), à discuter au cas par cas.
- Indiquée en priorité pour les occlusions de gros vaisseaux proximaux — moins efficace sur les occlusions distales de petit calibre.
- Chaque minute de retard avant la reperfusion réduit les chances de récupération fonctionnelle — l'organisation de la filière est aussi importante que le geste lui-même.
#010
Intubation du patient neurologique grave

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- Un score de Glasgow ≤ 8 est le seuil classique justifiant la protection des voies aériennes par intubation chez un patient comateux.
- Toujours considérer un estomac plein en contexte d'urgence — séquence d'induction rapide à privilégier pour limiter le risque d'inhalation.
- Anticiper l'instabilité hémodynamique lors de l'induction chez un patient neurologique grave — l'hypotension aggravé directement la perfusion cérébrale.
- Sédation et curarisation peuvent masquer l'examen neurologique clinique par la suite — documenter précisément l'examen neurologique avant de sédater si la situation le permet.