#001
Principes généraux de la chimiothérapie

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- La chimiothérapie ciblé préférentiellement les cellules à division rapide (tumorales mais aussi moelle osseuse, muqueuse digestive, follicules pileux), expliquant le profil de toxicité commun à la classe.
- L'administration par cycles espacés (le plus souvent 2 à 4 semaines) permet la récupération des tissus sains entre les cures, notamment hématopoïétique.
- Une numération formule sanguine est systématiquement vérifiée avant chaque cure — une cytopénie non résolue impose un report ou une réduction de dose plutôt qu'une administration à l'aveugle.
- Les protocoles combinent souvent plusieurs molécules à mécanismes d'action différents (polychimiothérapie) pour maximiser l'efficacité tout en répartissant la toxicité sur des organes différents.
#002
Neutropénie fébrile post-chimiothérapie

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- Urgence infectieuse absolue : toute fièvre supérieure à 38,3°C chez un patient neutropénique (polynucléaires < 500/mm³) impose une antibiothérapie probabiliste à large spectre dans l'heure.
- Le nadir (point le plus bas de la numération) survient typiquement 7 à 14 jours après la cure selon la molécule — période de vulnérabilité maximale à anticiper systématiquement.
- Ne jamais attendre les résultats des hémocultures pour débuter l'antibiothérapie — le pronostic dépend directement de la précocité de la prise en charge.
- Les facteurs de croissance granulocytaires (G-CSF) peuvent être utilisés en prophylaxie primaire pour les protocoles à haut risque de neutropénie fébrile, réduisant l'incidence des épisodes.
#003
Toxicités digestives et cutanées

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- Les nausées et vomissements chimio-induits se répartissent en aigus (24 premières heures), retardés (jours suivants) et anticipés (conditionnement psychologique) — chacun nécessitant une stratégie antiémétique spécifique.
- La mucite buccale, inflammation douloureuse des muqueuses, gêne l'alimentation et constitué une porte d'entrée infectieuse chez le patient neutropénique — les soins de bouche préventifs sont systématiques.
- L'alopécie, bien que réversible à l'arrêt du traitement, a un impact psychologique majeur souvent sous-estimé — en discuter précocement avec le patient fait partie de la prise en charge globale.
- Le syndrome mains-pieds (érythrodysesthésie palmo-plantaire) impose parfois une réduction de dose ou un espacement des cures pour rester tolérable au long cours.
#004
Extravasation et voies d'abord

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- L'extravasation d'une chimiothérapie vésicante hors de la veine est une urgence : elle peut provoquer une nécrose cutanée sévère nécessitant parfois une prise en charge chirurgicale.
- La chambre implantable (port-à-cath) est recommandée pour tout protocole prolongé ou toute molécule vésicante, en évitant les voies veineuses périphériques répétées et fragiles.
- Devant une suspicion d'extravasation, arrêter immédiatement la perfusion, aspirer si possible le produit résiduel par le cathéter, puis appliquer le protocole spécifique à la molécule en cause (froid ou chaud selon le produit).
- Toute chambre implantable douloureuse, inflammatoire ou associée à de la fièvre doit faire suspecter une infection du site ou une thrombose sur cathéter et être explorée sans délai.