#001

Principes de radiothérapie

Accélérateur linéaire de radiothérapie
L'accélérateur linéaire délivre les rayons de haute énergie utilisés en radiothérapie externe, avec un fractionnement en séances quotidiennes sur plusieurs semaines.

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  • Le fractionnement en séances quotidiennes (au lieu d'une dose unique) permet aux tissus sains de réparer les lésions sub-létales entre les séances, améliorant la tolérance sans perdre l'efficacité antitumorale.
  • La curiethérapie (source radioactive placée directement dans ou près de la tumeur) permet une irradiation très localisée, particulièrement utilisée en onco-urologie pour le cancer de la prostate localisé.
  • Les effets secondaires se distinguent en aigus (pendant/juste après le traitement, souvent réversibles) et tardifs (mois à années après, potentiellement définitifs) — leur profil dépend de l'organe irradié.
  • La radiothérapie pelvienne exposé spécifiquement à une cystite et une rectite radique, complications à connaître et rechercher systématiquement chez tout patient irradié pour un cancer pelvien.
#002

Immunothérapie et inhibiteurs de checkpoint

Immunothérapie et inhibiteurs de checkpoint
Les inhibiteurs de checkpoint immunitaire (anti-PD-1, anti-PD-L1) restaurent la capacité du système immunitaire à reconnaître et attaquer les cellules tumorales.

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  • Les inhibiteurs de checkpoint immunitaire (anti-PD-1, anti-PD-L1, anti-CTLA-4) lèvent les freins physiologiques du système immunitaire, restaurant sa capacité à reconnaître et détruire les cellules tumorales.
  • Les effets indésirables immuno-médiés (colite, pneumopathie, endocrinopathies, hépatite) diffèrent radicalement de la toxicité classique de chimiothérapie et peuvent survenir à tout moment, y compris après l'arrêt du traitement.
  • Toute symptomatologie nouvelle et inexpliquée chez un patient sous immunothérapie doit faire évoquer un effet indésirable immuno-médié avant toute autre cause, quel que soit l'organe concerné.
  • Le traitement des toxicités immuno-médiées sévères repose sur la corticothérapie à forte dose et l'arrêt temporaire ou définitif de l'immunothérapie selon la gravité.
#003

Nausées et vomissements chimio-induits

Nausées et vomissements chimio-induits
La prévention antiémétique doit être adaptée au potentiel émétisant de chaque protocole de chimiothérapie et débutée avant même l'apparition des symptômes.

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  • La prévention prime sur le traitement curatif : le protocole antiémétique doit être adapté au potentiel émétisant de la chimiothérapie et débuté avant la cure, jamais après l'apparition des symptômes.
  • Les antagonistes des récepteurs 5-HT3 (ondansétron) et les corticoïdes forment la base du traitement des protocoles à risque modéré à élevé, associés aux antagonistes NK1 pour les plus émétisants.
  • Les vomissements anticipés, de mécanisme purement psychologique (conditionnement), répondent mal aux antiémétiques classiques et bénéficient davantage des anxiolytiques et de techniques comportementales.
  • Une prévention antiémétique efficace dès le premier cycle conditionné largement la tolérance et l'observance des cycles suivants — un échec initial est difficile à rattraper.
#004

Dénutrition oncologique

Dénutrition et soins de support en oncologie
La dénutrition touche une large proportion des patients cancéreux et doit être dépistée systématiquement (poids, IMC, albuminémie) dès le diagnostic, pas seulement en phase avancée.

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  • La dénutrition oncologique, très fréquente, aggravé directement le pronostic (tolérance aux traitements, complications post-opératoires, survie) — son dépistage systématique doit être aussi précoce que le diagnostic tumoral.
  • Le dépistage repose sur des critères simples et systématiques : perte de poids en pourcentage sur un temps donné, IMC, albuminémie — à recueillir à chaque consultation, pas seulement à l'annonce.
  • Le conseil diététique précoce et l'enrichissement alimentaire sont préférés à la nutrition artificielle (entérale ou parentérale) tant que la voie orale reste suffisante et sûre.
  • La cachexie cancéreuse, syndrome multifactoriel associant fonte musculaire et inflammation systémique, ne répond pas à la seule renutrition — elle nécessite une prise en charge multimodale spécifique.