#001
Principes de radiothérapie

Wikimedia Commons (CC)
- Le fractionnement en séances quotidiennes (au lieu d'une dose unique) permet aux tissus sains de réparer les lésions sub-létales entre les séances, améliorant la tolérance sans perdre l'efficacité antitumorale.
- La curiethérapie (source radioactive placée directement dans ou près de la tumeur) permet une irradiation très localisée, particulièrement utilisée en onco-urologie pour le cancer de la prostate localisé.
- Les effets secondaires se distinguent en aigus (pendant/juste après le traitement, souvent réversibles) et tardifs (mois à années après, potentiellement définitifs) — leur profil dépend de l'organe irradié.
- La radiothérapie pelvienne exposé spécifiquement à une cystite et une rectite radique, complications à connaître et rechercher systématiquement chez tout patient irradié pour un cancer pelvien.
#002
Immunothérapie et inhibiteurs de checkpoint

Wikimedia Commons (CC)
- Les inhibiteurs de checkpoint immunitaire (anti-PD-1, anti-PD-L1, anti-CTLA-4) lèvent les freins physiologiques du système immunitaire, restaurant sa capacité à reconnaître et détruire les cellules tumorales.
- Les effets indésirables immuno-médiés (colite, pneumopathie, endocrinopathies, hépatite) diffèrent radicalement de la toxicité classique de chimiothérapie et peuvent survenir à tout moment, y compris après l'arrêt du traitement.
- Toute symptomatologie nouvelle et inexpliquée chez un patient sous immunothérapie doit faire évoquer un effet indésirable immuno-médié avant toute autre cause, quel que soit l'organe concerné.
- Le traitement des toxicités immuno-médiées sévères repose sur la corticothérapie à forte dose et l'arrêt temporaire ou définitif de l'immunothérapie selon la gravité.
#003
Nausées et vomissements chimio-induits

Wikimedia Commons (CC)
- La prévention prime sur le traitement curatif : le protocole antiémétique doit être adapté au potentiel émétisant de la chimiothérapie et débuté avant la cure, jamais après l'apparition des symptômes.
- Les antagonistes des récepteurs 5-HT3 (ondansétron) et les corticoïdes forment la base du traitement des protocoles à risque modéré à élevé, associés aux antagonistes NK1 pour les plus émétisants.
- Les vomissements anticipés, de mécanisme purement psychologique (conditionnement), répondent mal aux antiémétiques classiques et bénéficient davantage des anxiolytiques et de techniques comportementales.
- Une prévention antiémétique efficace dès le premier cycle conditionné largement la tolérance et l'observance des cycles suivants — un échec initial est difficile à rattraper.
#004
Dénutrition oncologique

Wikimedia Commons (CC)
- La dénutrition oncologique, très fréquente, aggravé directement le pronostic (tolérance aux traitements, complications post-opératoires, survie) — son dépistage systématique doit être aussi précoce que le diagnostic tumoral.
- Le dépistage repose sur des critères simples et systématiques : perte de poids en pourcentage sur un temps donné, IMC, albuminémie — à recueillir à chaque consultation, pas seulement à l'annonce.
- Le conseil diététique précoce et l'enrichissement alimentaire sont préférés à la nutrition artificielle (entérale ou parentérale) tant que la voie orale reste suffisante et sûre.
- La cachexie cancéreuse, syndrome multifactoriel associant fonte musculaire et inflammation systémique, ne répond pas à la seule renutrition — elle nécessite une prise en charge multimodale spécifique.