#001

Définitions utiles

Définition d'une fracture et exemple radiographique
Fracture, entorse et luxation correspondent à trois atteintes différentes : os, ligament, rapport articulaire.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • Une fracture est une rupture de continuité osseuse, traumatique, pathologique ou de fatigue.
  • Une entorse est une lésion ligamentaire sans perte permanente des rapports articulaires.
  • Une luxation est une perte complète et persistante des rapports articulaires ; la subluxation est incomplète ou transitoire.
  • Le premier réflexe commun est de rechercher les complications cutanées, vasculaires, nerveuses et les lésions associées.
Source principale: PDF ITEM 359 + cours fractures/entorses/luxations
#002

Première évaluation aux urgences

  • Identifier le mécanisme, l'énergie, l'heure, l'appui possible, le craquement, la déformation et les traitements déjà pris.
  • Avant toute immobilisation définitive : inspection cutanée, palpation des pouls, motricité, sensibilité et douleur passive.
  • Immobiliser provisoirement, surélever, retirer bagues/bracelets, mettre à jeun si chirurgie possible et traiter la douleur.
  • Toute déformation majeure, ouverture, ischémie, déficit neurologique ou suspicion de syndrome des loges impose une escalade immédiate.
Source principale: PDF ITEM 359 + ITEM 361
#003

Fracture ouverte : classification mentale

Classification de Gustilo des fractures ouvertes
La classification de Gustilo aide à estimer contamination, exposition osseuse, perte de substance et atteinte vasculaire.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • Une fracture ouverte communique avec l'extérieur : l'enjeu est infectieux autant que mécanique.
  • Décrire taille de plaie, contamination, déperiostage, perte de substance, exposition osseuse et statut vasculaire.
  • Le stade grave associé couverture impossible, écrasement, contamination majeure ou lésion artérielle.
  • Antibioprophylaxie, prévention tétanos, pansement stérile, immobilisation et avis chirurgical ne doivent pas attendre.
Ne jamais explorer profondément une fracture ouverte au lit du malade : protéger, documenter, immobiliser, appeler.
Source principale: Cours fractures/entorses/luxations
#004

Bilan neurovasculaire

  • Vasculaire : douleur ischémique, pâleur, froideur, pouls périphériques, temps de recoloration, Doppler si doute.
  • Nerveux : sensibilité et motricité des territoires distaux, en notant clairement ce qui est déficitaire avant réduction.
  • Cutané : ouverture, contusion, tension, phlyctènes, menaçé cutanée par fragment ou matériel.
  • Musculo-tendineux : extension/flexion activé, intégrité de l'appareil extenseur, déficit par rupture ou incarcération.
Source principale: PDF ITEM 359
#005

Imagerie standard

Radiographies de face et de profil de fractures
La règle pratique : deux incidences orthogonales et articulation sus- et sous-jacente selon le segment atteint.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • Demander au minimum deux incidences orthogonales, face et profil, centrées sur le segment douloureux.
  • Inclure les articulations sus- et sous-jacentes si fracture diaphysaire, douleur diffuse ou traumatisme à haute énergie.
  • Comparer avec la clinique : une radiographie rassurante ne doit pas annuler une douleur d'appui ou une suspicion de fracture occulte.
  • Le scanner précise fracture articulaire, comminution, extension complexé ou bilan préopératoire.
Source principale: PDF ITEM 359
#006

Décrire une fracture sans oublier l'essentiel

  • Localisation : épiphyse, métaphyse, diaphyse, intra-articulaire ou extra-articulaire.
  • Trait : transversal, oblique, spiroïde, comminutif, engrené, avulsion ou écrasement.
  • Déplacement : angulation, translation, rotation, raccourcissement, chevauchement et perte d'axe.
  • Contexte : os sain ou pathologique, ostéoporose, ouverture, lésion associée et stabilité attendue.
Source principale: PDF ITEM 359
#007

Réduction : principes

  • Réduire une déformation menaçante, une luxation ou une fracture déplacée selon urgence, douleur, peau et état neurovasculaire.
  • Documenter le bilan neurovasculaire avant et après, car la réduction peut révéler ou modifier un déficit.
  • Utiliser analgésie, sédation ou anesthésie adaptée ; une manœuvre brutale augmenté lésions iatrogènes et échec.
  • Contrôler radiologiquement la réduction et stabiliser par immobilisation ou ostéosynthèse selon instabilité.
Source principale: PDF ITEM 359
#008

Traitement en urgence

Principes du traitement en urgence d'une fracture
Les décisions urgentes associent antalgie, immobilisation, antibioprophylaxie si ouverture, réduction et stabilisation.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • La base est antalgie, immobilisation non compressive, glace si adaptée, surélévation et prévention des complications.
  • En fracture ouverte : antibioprophylaxie précoce, vaccination/sérum antitétanique selon statut, lavage chirurgical et parage.
  • La chirurgie stabilisé les fractures instables, articulaires déplacées, ouvertes, irréductibles ou avec complication neurovasculaire.
  • Le traitement orthopédique reste possible pour fractures stables, peu déplacées ou patient fragile, avec surveillance radiologique stricte.
Source principale: PDF ITEM 359 + cours fractures/entorses/luxations
#009

Entorse : gradation pratique

  • Bénigne : élongation, douleur localisée, appui possible, pas de laxité nette ni signe de gravité.
  • Moyenne : rupture partielle, œdème/hématome, impotence variable, testing douloureux et reprise plus lente.
  • Grave : rupture complète, laxité, impotence totale, craquement, sensation de déboîtement ou arrachement osseux.
  • La réévaluation à distance de la douleur est souvent plus discriminante que le testing initial aux urgences.
Source principale: PDF ITEM 357 + cours fractures/entorses/luxations
#010

Entorse : traitement fonctionnel

Illustrations d'entorses et immobilisations fonctionnelles
Le traitement fonctionnel vise à protéger la cicatrisation ligamentaire tout en évitant raideur et perte proprioceptive.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • Repos relatif, compression, glaçage, surélévation, antalgie et appui adapté constituent la phase initiale.
  • L'attelle semi-rigide protège mieux qu'un simple bandage dans les entorses significatives, tout en autorisant la rééducation.
  • La kinésithérapie restaure amplitudes, force, contrôle neuromusculaire et proprioception.
  • L'échec est l'instabilité chronique : récidives, appréhension, douleur persistante et limitation sportive.
Source principale: PDF ITEM 357
#011

Luxation : conduite pratique

  • La luxation est douloureuse, déformante et fonctionnellement bloquante ; elle exposé à lésions capsulo-ligamentaires, vasculaires, nerveuses et fractures associées.
  • Radiographier avant réduction si l'état le permet, surtout épaule/hanche/coude, pour exclure fracture-luxation.
  • Réduire en urgence sous antalgie adaptée, sans répétition de manœuvres traumatiques en cas d'échec.
  • Après réduction : contrôle radiographique, nouvel examen neurovasculaire, immobilisation courte et plan de rééducation.
Source principale: PDF ITEM 357 épaule + cours fractures/entorses/luxations
#012

Luxation de l'épaule : modèle ECN

Schéma et imagerie de luxation antérieure de l'épaule
La luxation antérieure donne signe de l'épaulette, vacuité glénoïdienne et attitude en abduction-rotation externe.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • Mécanisme typique : chute sur la main ou le coude avec abduction, rotation externe et rétropulsion.
  • Chercher fracture du trochiter, encoche de Hill-Sachs, lésion de glène et atteinte du nerf axillaire.
  • Réduction douce puis Dujarrier ou Mayo-Clinic, contrôle radiographique et rééducation à la levée de l'immobilisation.
  • Les récidives concernent surtout le sujet jeune ; chez le plus âgé, ne pas manquer une rupture de coiffe.
Source principale: PDF ITEM 357 épaule
#013

Plâtre et immobilisation

  • Un plâtre immobilise l'articulation ou le segment voulu en respectant la position de fonction et les articulations à laisser libres.
  • Avant pose : peau propre et sèche, retrait des bijoux, protection des reliefs osseux, absence de pansement circulaire compressif.
  • Après pose : vérifier mobilité, sensibilité, chaleur, coloration, douleur et contrôle radiographique.
  • Éduquer le patient : surélever 48-72 h, mobiliser doigts/orteils, ne pas mouiller, consulter si douleur, compression ou odeur.
Source principale: PDF ITEM 361
#014

Syndrome des loges

  • Douleur majeure, profonde, brûlure ou broiement, résistante aux morphiniques et augmentée à l'étirement passif = alerte majeure.
  • Les pouls peuvent rester présents : l'ischémie capillaire ne s'exclut pas par la palpation des gros axes.
  • Le traitement immédiat est de fendre/bivalver l'immobilisation et d'appeler le chirurgien pour aponévrotomie de décharge.
  • Le retard exposé à nécrose musculaire, rhabdomyolyse, syndrome de Volkmann et séquelles neurologiques.
Devant un syndrome des loges typique, aucun examen complémentaire ne doit retarder la décompression.
Source principale: PDF ITEM 361
#015

Complications d'une fracture

  • Immédiates : ouverture, hémorragie, lésion vasculaire, lésion nerveuse, luxation associée, syndrome des loges.
  • Secondaires : déplacement sous plâtre, infection, phlébite, embolie graisseuse selon contexte, escarre ou complication du décubitus.
  • Tardives : cal vicieux, pseudarthrose, raideur, arthrose post-traumatique, SDRC, rupture tendineuse ou gêne de matériel.
  • La prévention repose sur réduction correcte, immobilisation adaptée, contrôle radiologique, mobilisation des segments libres et suivi.
Source principale: PDF ITEM 359 + ITEM 361
#016

Sujet âgé fracturé : points spécifiques

  • Toute fracture de fragilité impose d'évaluer douleur, autonomie, confusion, comorbidités, traitements anticoagulants et risque de chute.
  • La fracture de l'extrémité proximale du fémur est une urgence gériatrique autant que chirurgicale.
  • Chez le sujet âgé, le traitement doit viser lever précoce, prévention du décubitus, réhabilitation et bilan ostéoporose/chute.
  • Les recommandations HAS/SOFCOT encadrent la place de l'arthroplastie dans certaines fractures proximales du fémur du patient âgé.
Source principale: HAS/SOFCOT fracture proximale du fémur + PDF ITEM 359
#017

Surveillance de sortie

  • Donner des consignes simples : douleur croissante, fourmillements, déficit moteur, doigts/orteils froids, plâtre serré, fièvre ou écoulement.
  • Programmer le contrôle clinique et radiographique selon localisation, stabilité et type de traitement.
  • Vérifier anticoagulation préventive si immobilisation du membre inférieur et terrain concerné.
  • Prévoir rééducation, arrêt de travail, certificat médical initial et dépistage ostéoporose/chutes quand indiqué.
Source principale: PDF ITEM 361 + ITEM 359