#001
Périmètre et objectif ECN

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)
- Le champ recouvre surtout panaris, abcès, cellulite, plaies infectées, phlegmon des gaines des fléchisseurs et formes nécrosantes.
- L'objectif pratique est double : reconnaître ce qui relève d'un traitement local ambulatoire et repérer sans délai les formes chirurgicales.
- La main est un territoire à risque parce que les gaines, loges et espacés profonds favorisent la diffusion et les séquelles fonctionnelles.
- À l'ECN, toujours raisonner en stade évolutif, terrain, porte d'entrée, profondeur et retentissement général.
Source principale: PDF ITEM 344 + objectifs ECN
#002
Microbiologie et portes d'entrée
- Staphylococcus aureus dominé les panaris et abcès ; streptocoques et bacilles Gram négatif deviennent importants selon terrain, morsure ou contexte nosocomial.
- La porte d'entrée est le plus souvent traumatique : écharde, manucure, piqûre, morsure, plaie négligée ou onychophagie.
- Les facteurs de gravité sont diabète, immunodépression, corticothérapie, alcoolisme chronique, AINS pris au mauvais moment et corps étranger.
- Une morsure humaine ou animale impose de penser aux germes polymicrobiens et à une exploration chirurgicale plus large.
Source principale: PDF ITEM 344
#003
Lecture clinique en 30 secondes
- Douleur non pulsatile, rougeur diffuse, chaleur locale et apyrexie orientent vers un stade phlegmasique non collecté.
- Douleur pulsatile, insomniante, masse rénitente, fièvre, lymphangite ou adénopathie signent la collection ou la diffusion.
- Déficit sensitif, déficit moteur, douleur sur trajet tendineux, plaie articulaire ou trouble vasculaire changent immédiatement le niveau de prise en charge.
- La question à se poser n'est pas seulement « infection ? », mais « collection ? gaine ? articulation ? os ? nécrose ? terrain à risque ? »
Source principale: PDF ITEM 344
#004
Plaie de la main : examen systématique

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)
- Retirer bagues et bracelets, rechercher un corps étranger, préciser mécanisme, délai, contamination et statut tétanique.
- Tester la vascularisation : coloration, chaleur, temps de recoloration, pouls si nécessaire et saignement distal en contexte traumatique.
- Tester les nerfs : sensibilité pulpaire comparative, deux points si possible, territoire médian, ulnaire et radial.
- Tester les tendons avant anesthésie si possible : flexion profonde/superficielle, extension activé contre résistance, douleur ou déficit localisé.
Source principale: PDF ITEM 329
#005
Panaris : définition et stades
- Le panaris est une infection superficielle ou sous-cutanée d'un doigt, souvent péri-unguéale, sous-unguéale ou pulpaire.
- Le stade d'invasion est peu symptomatique ; le stade phlegmasique donne douleur modérée diurne et inflammation mal limitée.
- Le stade collecté associé douleur intense pulsatile, collection rénitente et parfois fièvre, lymphangite ou adénopathie épitrochléenne.
- Le stade compliqué correspond à l'extension : bouton de chemise, fistule, phlegmon, cellulite, ostéite, arthrite, nécrose ou bactériémie.
Source principale: PDF ITEM 344
#006
Panaris phlegmasique : traitement ambulatoire
- Le traitement médical est possible uniquement s'il n'y a ni collection, ni signe général, ni terrain inquiétant, ni atteinte profonde suspectée.
- Associer soins locaux, antiseptiques adaptés, antalgiques, protection de la porte d'entrée et consignes écrites de surveillance.
- L'antibiothérapie n'est pas automatique ; elle se discuté selon terrain, diffusion, morsure, signes régionaux ou protocole local.
- Le contrôle clinique à 48 heures est obligatoire : l'absence d'amélioration fait basculer vers une prise en charge chirurgicale.
Ne jamais « rassurer » un panaris sans rendez-vous de réévaluation : la bascule vers la collection peut être rapide.
Source principale: PDF ITEM 344
#007
Panaris collecté ou compliqué : chirurgie
- Le stade collecté, le stade compliqué et l'échec du traitement médical à 48 heures relèvent d'un traitement chirurgical.
- Le geste se fait au bloc : excision des tissus nécrosés, ablation d'un corps étranger, prélèvements bactériologiques et lavage abondant.
- La fermeture primaire est évitée : la cicatrisation dirigée permet le drainage et limité l'enfermement septique.
- Immobiliser en position fonctionnelle, soulager, vérifier tétanos et programmer l'auto-rééducation précoce dès que possible.
Source principale: PDF ITEM 344
#008
Formes de panaris à connaître
- Le péri-unguéal et le sous-unguéal sont fréquents ; une collection sous l'ongle peut nécessiter résection partielle ou totale de la tablette.
- Le pulpaire peut diffuser en bouton de chemise vers les espacés profonds et menacer la phalange distale.
- L'anthracoïde correspond à un furoncle dorsal digital et nécessite évacuation/excision des tissus nécrotiques.
- Le panaris abâtardi par antibiotiques peut être trompeur : signes atténués, suppuration traînante et risque d'ostéite ou phlegmon.
Source principale: PDF ITEM 344
#009
Panaris herpétique et morsures
- Le panaris herpétique donne vésicules douloureuses, parfois signes généraux, et se confirmé par prélèvement du liquide vésiculaire si doute.
- Il ne doit pas être incisé : la chirurgie peut diffuser l'infection ; le traitement repose sur soins locaux et antiviral selon contexte.
- Une morsure animale ou humaine est une urgence de nettoyage, exploration, excision de la porte d'entrée et antibiothérapie adaptée.
- La plaie de la MCP après coup de poing doit faire évoquer une morsure humaine avec inoculation articulaire ou tendineuse.
Source principale: PDF ITEM 344
#010
Abcès des parties molles
- L'abcès est une collection purulente dans une cavité néoformée, avec douleur localisée, masse rénitente et inflammation périphérique.
- L'évolution spontanée suit début, collection, fistulisation puis cicatrisation, mais l'attente exposé aux complications et à la diffusion.
- L'échographie aide si la collection est profonde ou mal limitée, notamment dans les espacés palmaires ou interdigitaux.
- Le traitement est le drainage chirurgical avec prélèvement lorsque indiqué ; les antibiotiques ne remplacent pas l'évacuation d'une collection.
Source principale: PDF ITEM 344
#011
Phlegmon des gaines des fléchisseurs

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)
- C'est une infection de la gaine synoviale des fléchisseurs, favorisée par inoculation directe, panaris pulpaire ou plaie négligée.
- Les signes majeurs sont douleur sur le trajet de la gaine, doigt en flexion antalgique, douleur à l'extension passive et œdème fusiforme.
- Les gaines du pouce et du cinquième doigt communiquent fréquemment au poignet, expliquant le risque de phlegmon à bascule.
- Toute suspicion est une urgence chirurgicale : immobilisation, bilan préopératoire, prélèvements, lavage et antibiothérapie adaptée.
Le signe le plus rentable à l'examen est la douleur provoquée à l'extension passive du doigt.
Source principale: PDF ITEM 344
#012
Cellulite, dermohypodermite et diffusion
- La cellulite correspond à une diffusion inflammatoire sans collection drainable ; il ne faut pas la ponctionner comme un abcès.
- L'érythème extensif, la douleur, les signes généraux et l'altération du terrain imposent de rechercher une forme sévère.
- Les streptocoques du groupe A sont à évoquer devant évolution rapide, douleur marquée, phlyctènes ou atteinte nécrotique.
- La distinction abcès/cellulite guidé le geste : incision-drainage pour collection, antibiothérapie et surveillance rapprochée pour cellulite non collectée.
Source principale: PDF ITEM 344 + HAS infections cutanées
#013
Fasciite nécrosante : ne pas attendre

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)
- Y penser devant douleur disproportionnée, extension rapide, fièvre ou choc, crépitation, phlyctènes hémorragiques, hypoesthésie ou nécrose cutanée.
- Les examens ne doivent jamais retarder l'appel chirurgical ; l'imagerie est utile seulement si elle ne retardé pas le débridement.
- La prise en charge associé réanimation si besoin, antibiothérapie probabiliste large après prélèvements si possible, et excision chirurgicale urgente.
- La mortalité et les séquelles augmentent avec chaque délai : c'est une urgence médico-chirurgicale avant d'être un diagnostic radiologique.
Douleur très intense avec peau encore peu parlante = piège classique des formes nécrosantes débutantes.
Source principale: PDF ITEM 344 + HAS infections cutanées
#014
Bilans complémentaires : quand et pourquoi
- Au stade phlegmasique typique, le diagnostic est clinique et aucun bilan n'est nécessaire d'emblée.
- En cas de collection, complication ou doute profond : radiographie pour corps étranger, ostéite ou atteinte articulaire ; biologie selon terrain.
- L'échographie localisé une collection profonde et aide à distinguer cellulite non collectée et abcès drainable.
- Les prélèvements bactériologiques sont surtout utiles au bloc, en cas de gravité, récidive, terrain fragile ou antibiothérapie probabiliste.
Source principale: PDF ITEM 344
#015
Antibiothérapie : raisonnement d'examen
- Elle complète un geste lorsqu'il existe diffusion, terrain à risque, signes généraux, morsure, infection profonde ou forme sévère.
- Elle doit couvrir d'abord staphylocoques et streptocoques, puis être élargie selon morsure, eau, immunodépression ou contexte nosocomial.
- Après prélèvement, elle est réévaluée sur l'évolution clinique et les résultats microbiologiques.
- Dans les infections profondes de la main, l'antibiothérapie seule est insuffisante si une collection ou une gaine infectée persiste.
Source principale: PDF ITEM 344 + HAS infections cutanées
#016
Suivi et prévention des séquelles
- Vérifier précocement douleur, fièvre, extension de l'érythème, lymphangite, mobilité digitale et qualité de la cicatrisation.
- Lutter contre l'enraidissement par mobilisation adaptée dès que le chirurgien l'autorise, sans compromettre le drainage ni la cicatrisation.
- Traiter la porte d'entrée, vérifier VAT/SAT, adapter l'arrêt de travail et protéger les professions exposées.
- Les complications tardives à connaître sont dystrophie unguéale, raideur, récidive, séquelle tendineuse, ostéite et arthrite.
Source principale: PDF ITEM 344