#001

Logique générale devant une lésion péri-articulaire

  • Commencer par le mécanisme : torsion, valgus, varus, hyperextension, traumatisme direct ou chute sur le membre supérieur.
  • Puis rechercher les signes de gravité : impotence totale, craquement, déboîtement, instabilité, douleur disproportionnée ou déformation.
  • Toujours vérifier peau, pouls, sensibilité, motricité et articulations voisines avant de conclure à une simple entorse.
  • Le couplé clinique + radiographie élimine d'abord fracture/luxation ; l'IRM vient ensuite pour caractériser ligament, ménisque ou coiffe.
Source principale: PDF ITEM 357
#002

Genou : anatomie utile

  • Le genou est peu congruent : sa stabilité dépend des ligaments, ménisques, capsule, points d'angle et muscles péri-articulaires.
  • Le LCA freine la translation antérieure du tibia et participe à la stabilité en charge ; sa vascularisation explique l'absence de cicatrisation spontanée fiable.
  • Le LCP freine la translation postérieure, surtout en flexion, et se rompt classiquement dans le syndrome du tableau de bord.
  • Les plans collatéraux médial et latéral contrôlent valgus/varus ; PAPI et PAPE orientent vers les lésions complexes.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#003

Mécanismes ligamentaires du genou

  • L'entorse du ligament collatéral médial survient par valgus à 30 degrés de flexion et reste souvent accessible au traitement fonctionnel.
  • La rupture isolée du LCA survient par pivot avec pied fixé, contraction du quadriceps ou hyperextension activé.
  • Le mécanisme VALFE associé valgus, flexion et rotation externe : il peut progresser vers triade antéro-interne puis pentade.
  • Le mécanisme VARFI associé varus, flexion et rotation interne : il peut toucher LCA, plan latéral, PAPE puis LCP.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#004

Genou traumatique : signes d'alerte

  • Craquement entendu, sensation de déboîtement, dérobement, hémarthrose rapide ou impossibilité d'appui évoquent une lésion grave.
  • L'hémarthrose précoce orienté vers rupture du LCA, fracture ostéochondrale, luxation réduite ou fracture intra-articulaire.
  • La luxation de genou même réduite exposé à l'artère poplitée : pouls présents ne suffisent pas toujours à exclure une lésion intimale.
  • L'atteinte du nerf fibulaire commun est recherchée par sensibilité du dos du pied et dorsiflexion activé.
Luxation de genou = urgence vasculaire jusqu'à preuve du contraire.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#005

Genou : examen clinique

Radiographies et examen initial du genou traumatique
Après le traumatisme, la radiographie élimine les lésions osseuses ; l'examen ligamentaire est souvent réévalué à distance de la douleur.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • Inspecter volume, flexum, ecchymoses, effacement des reliefs et trouble d'axe ; palper interlignes, trajets ligamentaires et appareil extenseur.
  • Tester les laxités en valgus/varus à 0 et 30 degrés, puis Lachman, tiroir antérieur, tiroir postérieur et ressaut quand la douleur le permet.
  • La ponction d'une hémarthrose n'est pas systématique ; elle peut être antalgique ou aider si diagnostic difficile.
  • L'examen définitif est souvent plus fiable après quelques jours de repos, glaçage, antalgie et dégonflement.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#006

Genou : imagerie

  • Les radiographies face et profil, complétées selon contexte, recherchent fracture, arrachement osseux, fracture de Segond et lésion des plateaux tibiaux.
  • L'IRM est l'examen de référence pour LCA/LCP, ménisques, contusions osseuses et lésions périphériques associées.
  • Une imagerie vasculaire s'impose devant luxation de genou, anomalie des pouls, ischémie ou doute sur l'artère poplitée.
  • Le scanner est utile pour les fractures articulaires ou arrachements osseux nécessitant une analyse préopératoire.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#007

Traitement des lésions ligamentaires du genou

  • Le traitement fonctionnel convient aux entorses bénignes, à certaines ruptures périphériques et en attente de décision sur LCA/LCP.
  • Il associé attelle amovible courte, antalgie, glaçage, reprise d'appui adaptée et kinésithérapie précoce contre raideur et amyotrophie.
  • La chirurgie concerné surtout LCA/LCP symptomatiques, sportifs, instabilité quotidienne, triade/pentade, lésion méniscale associée ou luxation.
  • La ligamentoplastie se fait le plus souvent à froid après récupération des amplitudes, sauf situations particulières.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#008

Ménisques : rôle et vulnérabilité

  • Les ménisques sont des fibrocartilages qui augmentent congruence, transmission des charges, stabilité et lubrification.
  • La zone périphérique rouge est vascularisée et peut cicatriser ; la zone centrale blanche cicatrisé mal.
  • Le ménisque médial, moins mobile, est le plus souvent lésé, notamment avec rupture du LCA.
  • La lésion traumatique du sujet jeune se distingue de la lésion dégénérative, souvent liée à l'âge et à l'arthrose.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#009

Lésions méniscales : clinique

  • Douleur de l'interligne, épanchement, épisodes de blocage, ressaut ou accrochage orientent vers une lésion méniscale.
  • Le blocage vrai en flexion évoque une anse de seau déplacée dans l'échancrure intercondylienne.
  • McMurray, grinding test et douleur en hyperflexion/hyperextension aident, mais leur valeur dépend de l'examinateur et du contexte douloureux.
  • Une lésion méniscale associée à laxité LCA change le pronostic car le ménisque devient stabilisateur secondaire.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#010

Lésions méniscales : traitement

  • L'IRM confirmé la topographie et le type de lésion avant discussion thérapeutique si la clinique persiste.
  • Le traitement conservateur est privilégié pour lésions dégénératives sans blocage, avec rééducation et contrôle des facteurs mécaniques.
  • La suturé méniscale est favorisée si lésion traumatique périphérique vascularisée, surtout chez le sujet jeune.
  • La méniscectomie partielle doit être limitée : moins on enlève de ménisque, plus on protège le cartilage à long terme.
Source principale: PDF ITEM 357 genou
#011

Cheville : anatomie et mécanisme

  • L'entorse de cheville touche surtout le complexé ligamentaire latéral, par inversion ou varus équin forcé.
  • Le faisceau talo-fibulaire antérieur est le plus souvent atteint ; le calcanéo-fibulaire signe souvent une entorse plus sévère.
  • L'atteinte médiale isolée est rare et doit faire rechercher fracture malléolaire, lésion de syndesmose ou traumatisme violent.
  • Une douleur de syndesmose, une douleur haute de fibula ou un mécanisme en rotation externe imposent de chercher une fracture de Maisonneuve.
Source principale: PDF ITEM 357 cheville + HAS entorse cheville
#012

Cheville : critères d'Ottawa et imagerie

Examen clinique de la cheville après traumatisme
La radiographie n'est pas automatique : elle dépend de l'âge, de l'appui et des points douloureux osseux.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • Radiographier si âge inférieur à 18 ans ou supérieur à 55 ans, douleur malléolaire osseuse, naviculaire, base du cinquième métatarsien ou impossibilité de quatre pas.
  • Les clichés standard recherchent fracture malléolaire, base du cinquième métatarsien, dôme talien, talus et signes de diastasis.
  • Les clichés dynamiques sont réservés à distance si instabilité chronique, entorses récidivantes ou doute persistant.
  • Échographie, IRM ou arthroscanner se discutent en deuxième intention selon douleur persistante, suspicion ostéochondrale ou lésion tendineuse.
Source principale: PDF ITEM 357 cheville + HAS entorse cheville
#013

Cheville : traitement initial

  • Le traitement symptomatique associé repos relatif, glaçage, compression, surélévation, antalgiques et appui adapté avec cannes si besoin.
  • L'entorse grave se traité par attelle semi-rigide ou botte selon douleur, stabilité et observance ; la réévaluation à J5 précise la gravité.
  • La cicatrisation ligamentaire demandé environ six semaines, mais la récupération fonctionnelle dépend surtout de la proprioception.
  • La kinésithérapie prévient récidive, déficit d'éversion, raideur et instabilité chronique.
Source principale: PDF ITEM 357 cheville + HAS entorse cheville
#014

Cheville : complications

  • L'instabilité chronique se manifeste par entorses répétées, sensation d'insécurité et laxité au testing.
  • La fracture ostéochondrale du dôme talien donne douleur chronique, blocage ou sensation de corps étranger.
  • Le syndrome du carrefour antérolatéral correspond à un conflit douloureux lié à cicatrisation hypertrophique.
  • Toujours garder en tête thrombose, SDRC, douleur résiduelle et arthrose talo-crurale à long terme.
Source principale: PDF ITEM 357 cheville
#015

Épaule : luxation gléno-humérale

Schéma des directions de luxation gléno-humérale
La luxation antérieure dominé largement ; les formes intra-coracoïdiennes exposent davantage aux lésions vasculo-nerveuses.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • La luxation antérieure représente la grande majorité des luxations gléno-humérales, par abduction, rotation externe et rétropulsion.
  • La clinique associé douleur intense, impotence totale, signe de l'épaulette, vacuité de la glène et attitude en abduction-rotation externe.
  • Rechercher systématiquement fracture du trochiter, encoche de Hill-Sachs, lésion de glène, nerf axillaire et pouls périphériques.
  • La radiographie avant réduction élimine une fracture humérale et précise la topographie, sauf urgence vasculaire menaçant le membre.
Source principale: PDF ITEM 357 épaule
#016

Épaule : réduction et suites

Rappel de prise en charge d'une luxation antérieure de l'épaule
Réduction douce, contrôle post-réductionnel et examen neurovasculaire répété sont les étapes clés.

Captures de cours ECN extraites du SSD1 (usage pédagogique)

  • La réduction est douce, progressive, sous antalgie ou anesthésie adaptée, avec traction axiale et manœuvre externe selon situation.
  • Après réduction : contrôle radiographique, nouvel examen neurovasculaire et immobilisation coude au corps.
  • La durée d'immobilisation dépend de l'âge, du premier épisode ou de la récidive ; elle doit éviter la raideur inutile.
  • La rééducation débute à la levée de l'immobilisation, avec prudence initiale sur la rotation externe.
Source principale: PDF ITEM 357 épaule
#017

Épaule : récidive, coiffe et chirurgie

  • Le sujet jeune récidive plus souvent après premier épisode, surtout avant 18 ans, avec instabilité antérieure progressive.
  • Le sujet de plus de 45-50 ans exposé davantage à une rupture de coiffe révélée après immobilisation.
  • Une luxation irréductible, une fracture-luxation ou une complication vasculo-nerveuse impose l'avis chirurgical urgent.
  • Pour les ruptures dégénératives de coiffe, la HAS rappelle la priorité au traitement médico-fonctionnel avant discussion chirurgicale, sauf rupture traumatique sur tendon sain.
Source principale: PDF ITEM 357 épaule + HAS coiffe des rotateurs
#018

Pièges transversaux à l'ECN

  • Une entorse douloureuse peut cacher une fracture ; une luxation réduite peut cacher une atteinte vasculaire ; une douleur persistante peut cacher une lésion ostéochondrale.
  • Ne pas immobiliser trop longtemps sans rééducation : le risque de raideur peut devenir le principal problème fonctionnel.
  • Toujours comparer au côté controlatéral et réexaminer à distance quand la douleur initiale empêche un testing fiable.
  • La bonne réponse d'examen associé diagnostic, élimination des urgences, traitement antalgique/immobilisation, suivi et rééducation.
Source principale: Synthèse des PDF ITEM 357