#001
Décompensation BPCO

Wikimedia Commons (CC)
- Triade évocatrice : majoration de la dyspnée habituelle, augmentation du volume des expectorations, augmentation de leur purulence — la présence de 2 des 3 critères orienté vers une origine bactérienne.
- L'oxygénothérapie doit être prudente et titrée chez le patient BPCO (objectif de saturation 88-92%) — une oxygénation excessive peut aggraver l'hypercapnie par plusieurs mécanismes.
- Les bronchodilatateurs de courte durée d'action (bêta-2 agonistes, anticholinergiques) associés à une corticothérapie systémique courte constituent le traitement de première intention de la décompensation.
- La ventilation non invasive est indiquée en cas d'acidose respiratoire (pH < 7,35 avec hypercapnie) malgré le traitement médical optimal, avant d'envisager l'intubation.
#002
Pneumopathie aiguë communautaire

Wikimedia Commons (CC)
- Le score CRB65 (Confusion, fréquence Respiratoire, pression artérielle, âge ≥ 65 ans), utilisable sans bilan biologique, guidé la décision d'hospitalisation en ville.
- L'antibiothérapie probabiliste doit être débutée le plus rapidement possible après le diagnostic — tout retard est associé à une surmortalité démontrée, en particulier dans les formes sévères.
- Le choix de l'antibiothérapie de première intention dépend du terrain (âge, comorbidités) et de la sévérité, sans nécessiter d'identification microbiologique préalable dans la majorité des cas.
- Une réévaluation clinique à 48-72h est systématique — l'absence d'amélioration doit faire reconsidérer le diagnostic, rechercher une complication (épanchement, abcès) ou une résistance antibiotique.
#003
Insuffisance respiratoire aiguë

Wikimedia Commons (CC)
- Les signes de lutte respiratoire (tirage sus-sternal et intercostal, balancement thoraco-abdominal, polypnée) précèdent souvent la désaturation et doivent alerter avant même la chute de la SpO2.
- La gazométrie artérielle distingue l'insuffisance respiratoire hypoxémique pure (type 1) de l'insuffisance hypercapnique (type 2, hypoventilation) — orientant vers des causes et traitements différents.
- L'oxygénothérapie à haut débit humidifié (Optiflow) constitué une alternative de plus en plus utilisée entre l'oxygénothérapie standard et la ventilation non invasive dans l'hypoxémie sévère.
- Les signes de gravité imposant une prise en charge en réanimation incluent : épuisement respiratoire, troubles de conscience, instabilité hémodynamique associée, acidose respiratoire décompensée.
#004
Épanchement pleural

Wikimedia Commons (CC)
- La ponction pleurale exploratrice distingue transsudat et exsudat selon les critères de Light — orientant respectivement vers une cause systémique (insuffisance cardiaque) ou locale (infection, tumeur).
- Un épanchement pleural associé à une pneumopathie (épanchement parapneumonique) doit être ponctionné dès qu'il est significatif, pour éliminer un empyème nécessitant un drainage.
- L'échographie pleurale au lit du malade guidé la ponction, améliore sa sécurité et permet de détecter des épanchements cloisonnés non visibles sur la radiographie standard.
- Un épanchement pleural récidivant d'origine tumorale peut nécessiter une pleurodèse (symphyse pleurale chimique ou par talcage) pour prévenir les récidives symptomatiques répétées.