#001
PSA et ses dérivés : densité, vélocité, PSA complexé (1/2)

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- PSA total : glycoprotéine sérine-protéase sécrétée par l'épithélium prostatique, non spécifique du cancer (élevé aussi dans HBP, prostatite, manipulation prostatique).
- Zone grise du PSA (4-10 ng/mL) : VPP de cancer ~25-30 % seulement — nécessité de biomarqueurs dérivés pour réduire les biopsies inutiles.
- Densité du PSA (PSAd = PSA/volume prostatique en IRM) : seuil discriminant 0,15 ng/mL/mL ; intégrée dans les algorithmes décisionnels PI-RADS (EAU 2024).
- Vélocité du PSA (variation annuelle) : seuil >0,75 ng/mL/an historiquement utilisé, mais faible reproductibilité et non recommandée en routine par l'EAU 2024.
#002
PSA et ses dérivés : densité, vélocité, PSA complexé (2/2)

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- Rapport PSA libre/total : longtemps utilisé (seuil <25 % = risque augmenté), désormais considéré obsolète par le CFEU 2024 au profit du PHI et de la densité du PSA.
- PSA complexé (cPSA, lié à l'alpha-1-antichymotrypsine) : meilleure spécificité théorique que le PSA total, mais développement clinique abandonné au profit des tests de seconde génération.
- [-2]proPSA (p2PSA) : isoforme tronquée du proPSA, composante clé du score PHI, plus concentrée dans le tissu tumoral prostatique que dans l'HBP.
Le rapport PSA libre/total est désormais obsolète (CFEU 2024). Privilégier la densité du PSA ou le PHI pour affiner l'indication de biopsies dans la zone grise.
#003
PHI (Prostate Health Index) (1/2)

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- Formule : PHI = (p2PSA / PSA libre) x racine carrée du PSA total. Test sanguin combinant 3 dosages en un score unique.
- Indication principale : hommes avec PSA 4-10 ng/mL et TR normal — aide à la décision avant biopsie, en complément de l'IRM.
- Seuils : PHI <27 = risque faible de cancer significatif (ISUP ≥2), PHI 27-35 = intermédiaire, PHI >35 = risque élevé (VPP ~50 % pour cancer significatif).
- AUC 0,70-0,77 pour la détection du cancer significatif (ISUP ≥2), supérieur au PSA total seul (AUC 0,55-0,60) et au rapport PSA libre/total.
#004
PHI (Prostate Health Index) (2/2)

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- Validé dans les recommandations EAU 2024 comme outil de triage avant biopsie, en parallèle de l'IRM multiparamétrique.
- Réduit de 20-30 % les biopsies inutiles tout en maintenant une sensibilité >90 % pour les cancers cliniquement significatifs.
- Limités : nécessite un prélèvement sanguin spécifique (tube sérum, acheminement rapide), pas encore remboursé en France.
#005
4Kscore (4-Kallikreine) (1/2)

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- Panel combinant 4 kallikréines sanguines : PSA total, PSA libre, PSA intact et hK2 (kallikréine humaine 2) + variables cliniques (âge, TR, antécédent de biopsie).
- Objectif : prédire la probabilité de cancer de prostate agressif (Gleason ≥7) sur biopsie, exprimée en pourcentage (0-100 %).
- AUC 0,82 pour la détection du cancer de haut grade, supérieur au PSA total seul et comparable au PHI.
- Validé dans plusieurs cohortes européennes et nord-américaines (>10 000 patients), avec réduction de 30-58 % des biopsies inutiles.
#006
4Kscore (4-Kallikreine) (2/2)

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- Différence avec le PHI : inclut l'hK2 et des variables cliniques, permettant une approche plus individualisée du risque.
- Non remboursé en France, disponibilité limitée en Europe. Mentionné dans les recommandations EAU 2024 comme option avant biopsie.
- Limités : coût élevé, nécessité de laboratoire certifié, pas de comparaison directe prospective randomisée avec le PHI + IRM.
#007
PCA3 (Prostate Cancer Antigen 3) (1/2)

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- ARN non codant long (lncRNA) surexprimé 60-100 fois dans le tissu prostatique tumoral par rapport au tissu sain, indépendamment du volume prostatique.
- Test urinaire après massage prostatique : score PCA3 = rapport ARNm PCA3 / ARNm PSA x 1000. Seuil décisionnel habituel : score ≥35.
- Indication principale : aide à la décision de re-biopsie après première série de biopsies négatives (seul biomarqueur approuvé FDA dans cette indication).
- AUC 0,65-0,72 pour la détection du cancer tous grades, mais performance modeste pour la discrimination des cancers cliniquement significatifs (ISUP ≥2).
#008
PCA3 (Prostate Cancer Antigen 3) (2/2)

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- Non corrélé au volume prostatique (contrairement au PSA) : avantage chez les patients avec HBP volumineuse et PSA élevé.
- Limités : ne discrimine pas bien les cancers indolents des cancers agressifs, supplanté par l'IRM multiparamétrique et le PHI dans les recommandations récentes.
- Statut EAU 2024 : mentionné mais non recommandé en première intention — l'IRM pré-biopsie est préférée pour guider la décision.
Le PCA3 a été le premier biomarqueur urinaire spécifique du cancer de la prostate, mais son incapacité à distinguer les cancers indolents des cancers significatifs limité son intérêt clinique actuel.
#009
SelectMDx (1/2)

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- Test urinaire après massage prostatique dosant 2 ARNm : HOXC6 et DLX1, combinés à des variables cliniques (PSA, densité PSA, âge, TR, antécédent familial, volume prostatique).
- Score de risque en pourcentage : prédit la probabilité de cancer significatif (ISUP ≥2) sur biopsie.
- AUC 0,86 pour la détection du cancer ISUP ≥2, VPN 98 % — performance supérieure au PCA3 et comparable à l'IRM.
- Utilisation : test de triage AVANT l'IRM — un score faible (<10 %) peut conforter la décision de ne pas faire d'IRM ni de biopsies.
#010
SelectMDx (2/2)

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- Validé dans des cohortes européennes (étude DETECT, >1000 patients). Réduit de 40-50 % les IRM et biopsies inutiles.
- Mentionné dans les recommandations EAU 2024 comme biomarqueur prometteur avant biopsie, en complément de la stratégie IRM-first.
- Limités : disponibilité commerciale limitée en France, non remboursé, nécessite un massage prostatique standardisé.
#011
ConfirmMDx (test épigénétique tissulaire) (1/2)

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- Test épigénétique sur tissu biopsique négatif : analyse la méthylation des promoteurs de 3 gènes (GSTP1, APC, RASSF1) par PCR quantitative méthylation-spécifique.
- Principe : l'« effet de champ épigénétique » — les cellules morphologiquement normales adjacentes à un foyer tumoral présentent déjà des altérations de méthylation détectables.
- Indication : après une première série de biopsies négatives, pour décider de la nécessité d'une re-biopsie en cas de suspicion clinique persistante.
- VPN 88-90 % : un test négatif (pas d'hyperméthylation) est rassurant et permet de surseoir à la re-biopsie.
#012
ConfirmMDx (test épigénétique tissulaire) (2/2)

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- VPP modeste (~30 %) : un test positif ne confirmé pas le cancer mais justifie la re-biopsie avec un rendement diagnostiqué supérieur aux biopsies de routine.
- Limités : nécessite du tissu biopsique (test invasif par définition), supplanté par l'IRM pré-biopsie dans la stratégie actuelle EAU 2024.
- Non recommandé en routine par l'EAU 2024 — intérêt principalement en l'absence d'IRM disponible ou si IRM non contributive.
#013
ExoDx Prostate (IntelliScore) — test exosomal (1/2)

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- Test urinaire sans massage prostatique analysant l'ARN contenu dans les exosomes (vésicules extracellulaires de 30-150 nm) d'origine prostatique.
- Panel de 3 gènes exosomaux : PCA3, ERG et SPDEF, combinés en un score (EPI score) de 0 à 100.
- Seuil de décision : EPI ≤15,6 = risque faible de cancer significatif (ISUP ≥2), permettant d'éviter biopsie et IRM.
- AUC 0,70-0,73 pour la détection du cancer ISUP ≥2, VPN 92 % — réduit de 20-27 % les biopsies inutiles.
#014
ExoDx Prostate (IntelliScore) — test exosomal (2/2)

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- Avantage logistique majeur : pas de massage prostatique, premier jet urinaire simple, résultat en 2-3 jours.
- Approuvé FDA (2019) pour les hommes ≥50 ans avec PSA 2-10 ng/mL avant première biopsie ou en contexte de re-biopsie.
- Limités : données de validation européenne encore limitées, non disponible en France en routine, coût non remboursé.
#015
Tests génomiques prostatiques : Decipher, Oncotype DX GPS, Prolaris (1/2)

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- Decipher (GenomeDx) : panel de 22 gènes (ARN) sur tissu biopsique ou pièce opératoire ; prédit le risque de métastases à 5 et 10 ans. Score 0-1 (faible <0,45, intermédiaire 0,45-0,60, élevé >0,60).
- Decipher post-prostatectomie : aide à la décision de radiothérapie adjuvante vs surveillance activé post-opératoire chez les patients à marges positives ou pT3.
- Decipher sur biopsie : aide à la sélection des candidats à la surveillance activé (score faible chez un ISUP 1-2 = confirmation du profil indolent).
- Oncotype DX GPS (Genomic Prostate Score) : panel de 17 gènes sur biopsie, score 0-100 ; prédit la probabilité de cancer significatif et le risque de récidive. Surtout utilisé pour décider entre surveillance activé et traitement actif (ISUP 1-2).
#016
Tests génomiques prostatiques : Decipher, Oncotype DX GPS, Prolaris (2/2)

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- Prolaris (Myriad) : 46 gènes du cycle cellulaire (CCP score) sur biopsie ; évalue la prolifération tumorale et prédit la mortalité spécifique à 10 ans.
- Intégration clinique (EAU 2024) : les tests génomiques sont recommandés comme aide à la décision dans les cas borderline (ISUP 1-2 favorable, risque intermédiaire) mais ne remplacent pas la classification clinique standard.
- Limités : coût élevé (1500-5000 $), non remboursés en France, nécessitent du tissu fixé en paraffine, résultats non directement comparables entre les tests.
Les tests génomiques ne remplacent pas la classification clinique (PSA + ISUP + stade T) mais apportent une information pronostique indépendante complémentaire, utile dans les décisions borderline.
#017
Biomarqueurs urinaires du cancer de vessie : NMP22 et BTA (1/2)

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- NMP22 (Nuclear Matrix Protein 22) : protéine de la matrice nucléaire libérée par les cellules urothéliales tumorales en apoptose. Deux formats : NMP22 BladderChek (point-of-care, qualitatif, seuil 10 U/mL) et NMP22 ELISA (quantitatif).
- NMP22 : sensibilité 50-70 % (supérieure à la cytologie pour les bas grades), spécificité 60-80 %. Approuvé FDA en dépistage et suivi.
- Faux positifs du NMP22 : infection urinaire, lithiase, hématurie, sondage récent, cystite — tout processus inflammatoire vésical.
- BTA (Bladder Tumor Antigen) : détecte le facteur H du complément et ses protéines apparentées (hCFHrp), produites par les cellules tumorales urothéliales.
#018
Biomarqueurs urinaires du cancer de vessie : NMP22 et BTA (2/2)

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- BTA stat (qualitatif, point-of-care) et BTA TRAK (quantitatif, ELISA) : sensibilité 50-80 %, spécificité 50-75 %.
- Faux positifs du BTA : hématurie (principale source de faux positifs), infections urinaires, lithiase, néphropathies.
- Position EAU 2024 : NMP22 et BTA ne sont PAS recommandés en remplacement de la cystoscopie pour le suivi des TVNIM — leur sensibilité reste insuffisante, surtout pour les tumeurs de bas grade et le CIS.
Aucun biomarqueur urinaire ne remplacé actuellement la cystoscopie dans le suivi des TVNIM (EAU 2024). Leur utilisation reste limitée à des situations de complément diagnostiqué.
#019
FISH UroVysion et Xpert Bladder Cancer Monitor (1/2)

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- FISH UroVysion : hybridation in situ fluorescente sur cellules urothéliales exfoliées dans l'uriné, détectant les anomalies des chromosomes 3, 7, 17 (polysomies) et la délétion 9p21 (gène CDKN2A/p16).
- Sensibilité globale UroVysion : 69-87 % (supérieure à la cytologie, surtout pour le CIS : ~95 % vs ~60 % pour la cytologie).
- Intérêt principal : cytologie atypique/suspecté — la FISH peut lever l'ambiguïté et orienter vers une cystoscopie de confirmation.
- Concept d'« anticipatory positive FISH » : un résultat FISH positif avec cystoscopie normale peut précéder l'apparition cystoscopique de la récidive de plusieurs mois.
#020
FISH UroVysion et Xpert Bladder Cancer Monitor (2/2)

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- Xpert Bladder Cancer Monitor (Cepheid) : test RT-PCR automatisé détectant 5 ARNm ciblés (ABL1, CRH, IGF2, UPK1B, ANXA10) dans l'uriné.
- Xpert Bladder : sensibilité 73-84 %, spécificité 77-86 %, avec résultat en 90 minutes. Performances supérieures à la cytologie, surtout pour les bas grades et le suivi des TVNIM.
- EAU 2024 : la FISH peut être utilisée en complément de la cytologie dans les cas ambigus ; le Xpert Bladder est mentionné comme prometteur mais n'est pas recommandé en routine.
#021
ctDNA et biopsie liquide en uro-oncologie (1/2)

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- ctDNA (ADN tumoral circulant) : fragments d'ADN libérés dans le sang par les cellules tumorales (apoptose, nécrose, sécrétion activé). Fraction tumorale variable selon le stade et le volume tumoral.
- Applications en cancer de la prostate : détection de mutations de résistance (AR amplification, mutations T878A/L702H), mutations BRCA1/2 et ATM guidant les iPARP (olaparib), évaluation de la charge tumorale.
- Cancer de vessie métastatique : ctDNA détecte les altérations FGFR3 (erdafitinib), le statut TMB/MSI, et permet le monitoring de la réponse à l'immunothérapie.
- Cancer du rein métastatique : fraction de ctDNA généralement faible (<1 %), limitant la sensibilité. La biopsie liquide basée sur la méthylation de l'ADN (cfMeDIP-seq) est plus prometteuse dans le RCC.
#022
ctDNA et biopsie liquide en uro-oncologie (2/2)

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- Cellules tumorales circulantes (CTC) : leur détection (CellSearch, ≥5 CTC/7,5 mL dans le mCRPC) est un facteur pronostique indépendant validé. Conversion CTC ≥5 → <5 sous traitement = bon pronostic.
- Applications émergentes : détection précoce multi-cancers (tests MCED : Galleri/GRAIL), maladie résiduelle moléculaire (MRD) post-cystectomie.
- EAU 2024 : la biopsie liquide est recommandée dans le mCRPC pour guider les thérapies ciblées (iPARP) ; en développement dans les autres contextes uro-oncologiques.
Dans le mCRPC, la détection de mutations BRCA1/2 sur ctDNA est suffisante pour indiquer un traitement par iPARP (olaparib) — la biopsie tissulaire n'est pas toujours nécessaire (EAU 2024).
#023
Biomarqueurs du cancer du rein : CA-IX, VEGF et au-delà (1/2)

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- CA-IX (anhydrase carbonique IX) : glycoprotéine transmembranaire surexprimée dans >95 % des carcinomes à cellules claires (ccRCC), régulée par la voie VHL-HIF (hypoxie).
- CA-IX sérique (sCA-IX) : taux corrélés au stade, au grade et au pronostic dans le ccRCC. Potentiel comme marqueur pronostique et de réponse au traitement anti-angiogénique.
- Girentuximab (anticorps anti-CA-IX) : utilisé en imagerie (89Zr-girentuximab TEP/TDM, essai ZIRCON) pour distinguer ccRCC des tumeurs bénignes avant chirurgie — sensibilité/spécificité >85 %.
- VEGF (Vascular Endothélial Growth Factor) : taux sériques élevés dans le RCC métastatique, corrélés au pronostic (critères IMDC). Ciblé directe des thérapies anti-angiogéniques (sunitinib, pazopanib, cabozantinib).
#024
Biomarqueurs du cancer du rein : CA-IX, VEGF et au-delà (2/2)

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- Modèle pronostique IMDC (Heng) : utilisé des paramètres clinico-biologiques (Hb, PNN, plaquettes, calcium, Karnofsky, délai diagnostic-traitement) mais pas de biomarqueur moléculaire spécifique à ce jour.
- Biomarqueurs émergents du RCC : PD-L1 (prédictif imparfait de réponse à l'immunothérapie), signatures transcriptomiques (IMmotion151, JAVELIN Rénal 101), cfDNA méthylé.
- EAU 2024 : aucun biomarqueur sérique n'est recommandé en routine pour le diagnostic ou le suivi du RCC — le bilan standard repose sur l'imagerie (TDM/IRM) et l'histologie.
Contrairement au cancer de la prostate (PSA), il n'existe aucun biomarqueur sérique validé en routine pour le diagnostic ou le suivi du cancer du rein — un domaine de recherché activé.
#025
Biomarqueurs de la lithiase urinaire (1/2)

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- Bilan métabolique standard : calciurie des 24h (>300 mg/j = hypercalciurie), oxalurie (>45 mg/j), uricurie (>800 mg/j), citraturie (<320 mg/j = hypocitraturie), magnésurie, pH urinaire, volume urinaire.
- Cristallurie (examen du sédiment urinaire à frais) : identification morphologique des cristaux (whewellite, weddellite, acide urique, struvite, cystine) — corrélation directe avec le type de calcul.
- Rapport calcium/créatinine urinaire et calcium/citraté : marqueurs de risque lithogène, utilisés pour le suivi thérapeutique sous diurétiques thiazidiques ou citraté de potassium.
- Ostéopontine urinaire : glycoprotéine inhibitrice de la cristallisation du calcium ; taux abaissés chez les lithiasiques récidivants, biomarqueur de recherché prometteur.
#026
Biomarqueurs de la lithiase urinaire (2/2)

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- Interleukine-18 et NGAL urinaires : marqueurs d'atteinte tubulaire rénale secondaire à l'obstruction lithiasique aiguë, potentiel pronostique de la souffrance rénale.
- Spectrophotométrie infrarouge (SPIR) du calcul : méthode de référence pour l'analyse de la composition — essentielle pour adapter la prévention (régime, alcalinisation, allopurinol, D-pénicillamine).
- EAU 2024 : le bilan métabolique complet est recommandé après un 1er épisode lithiasique chez les patients à haut risque de récidive (récidivants, enfants, calculs non calciques, néphrocalcinose, maladies métaboliques).
#027
Perspectives et limités des biomarqueurs en urologie (1/2)

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- Tests multi-omiques (génomique, transcriptomique, protéomique, métabolomique) : vers une caractérisation moléculaire intégrée de chaque tumeur pour personnaliser le traitement.
- Intelligence artificielle : modèles prédictifs intégrant imagerie (IRM, TEP-PSMA), biomarqueurs sanguins/urinaires et données cliniques pour un score de risque individualisé.
- Tests MCED (Multi-Cancer Early Détection, ex : Galleri/GRAIL) : détection de la méthylation de l'ADN circulant pour le dépistage multi-cancers incluant les cancers urologiques — études de validation en cours (NHS-Galleri).
- Stockholm3 : modèle suédois combinant PSA, kallikréines, polymorphismes génétiques et variables cliniques — AUC 0,90 pour le cancer significatif, potentiel de réduction de 50 % des biopsies inutiles.
#028
Perspectives et limités des biomarqueurs en urologie (2/2)

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- Barrières à l'adoption clinique : coût élevé et non-remboursement, hétérogénéité des seuils et des populations étudiées, absence de comparaisons directes entre tests concurrents.
- Biais de vérification : la plupart des études évaluent les biomarqueurs dans des populations biopsées, surestimant la prévalence de la maladie et biaisant les performances diagnostiqués.
- Nécessité d'essais randomisés d'impact clinique (réduction de la mortalité spécifique, pas seulement de la détection) avant de recommander un biomarqueur en pratique de routine.
Le biomarqueur idéal (non invasif, sensible, spécifique, reproductible, peu coûteux, avec impact sur la mortalité) n'existe pas encore en urologie — la stratégie actuelle repose sur la combinaison de plusieurs outils complémentaires.