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Installation et voies d'abord en chirurgie urologique
- Lombotomie (voie extra-péritonéale) : incision sur le 11e ou 12e espace intercostal, patient en décubitus latéral avec billot. Accès direct au rein et à la surrénale. Variantes : lombotomie postérieure (Nagamatsu) pour la surrénale, sous-costale antérieure pour la néphrectomie.
- Voie médiane sous-ombilicale : incision la plus polyvalente en chirurgie pelvienne urologique. Accès à la vessie, à la prostate (voie rétropubienne), et à l'espace de Retzius. Utilisée pour la cystectomie, la prostatectomie radicale, l'adénomectomie (Millin).
- Voie de Pfannenstiel : incision transversale sus-pubienne, esthétique, accès rétropubien limité. Utilisée pour certaines adénomectomies et la chirurgie de l'incontinence (pose de BSU, sphincter artificiel).
- Voie inguinale : incision parallèle au pli inguinal. Voie obligatoire pour l'orchidectomie (tumeur testiculaire) afin de contrôler le cordon spermatique au premier temps, avant toute manipulation du testicule.
- Laparotomie médiane xipho-pubienne : voie transpéritonéale pour les chirurgies majeures (cystectomie radicale avec dérivation, curage lombo-aortique étendu). Permet l'exposition de tout le rétropéritoine et du pelvis.
- Installation du patient : décubitus dorsal (voies abdominales), décubitus latéral avec billot (lombotomie), position de lithotomie modifiée (périnéale). Vérification systématique des points d'appui, protection des nerfs (plexus brachial, sciatique poplité externe).
- Laparoscopie et robot : voies d'abord mini-invasives utilisant 4-6 trocarts. Installation en Trendelenburg accentué pour la chirurgie pelvienne, en décubitus latéral pour le rein. Même principes anatomiques que la chirurgie ouverte.
⚠️ Toujours vérifier l'installation et les points d'appui avant l'incision : une compression nerveuse peropératoire peut entraîner des séquelles neurologiques graves (paralysie du nerf fibulaire commun, lésion du plexus brachial).



























