#001
Principes physiques, sondes et réglages (1/2)

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- Basse fréquence (2-5 MHz, sondé convexe) = meilleure pénétration en profondeur mais résolution moindre → organes profonds (rein, vessie, prostate par voie sus-pubienne).
- Haute fréquence (7-18 MHz, sondé linéaire) = excellente résolution superficielle → scrotum, pénis, structures superficielles.
- Réglages de base : gain global, compensation de gain en profondeur (TGC), profondeur d'exploration, focale positionnée au niveau de la zone d'intérêt.
- Mode Doppler couleur : étude qualitative des flux ; Doppler pulsé : mesuré quantitative des vitesses et de l'index de résistance (IR).
#002
Principes physiques, sondes et réglages (2/2)

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- Sondé endocavitaire (endorectale/endovaginale) haute fréquence : résolution millimétrique pour la prostate et le pelvis féminin.
Aucune irradiation, examen dynamique en temps réel et peu coûteux — mais opérateur-dépendant : la qualité de l'interprétation dépend directement de l'expérience de l'examinateur.
#003
Échographie rénale — technique et coupes (1/2)

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- Examen de première intention devant toute suspicion de pathologie rénale : lithiase, dilatation, masse, infection.
- Mesuré du grand axe rénal (normal 9-12 cm) et de l'épaisseur du parenchyme cortical — amincissement = souffrance chronique.
- Signes de lithiase : foyer hyperéchogène avec cône d'ombre postérieur ; sensibilité 80-85 % pour calculs >5 mm, inférieure à la TDM.
- Dilatation pyélocalicielle classée en 4 grades (SFU I-IV) selon la distension des calices et l'amincissement parenchymateux associé.
#004
Échographie rénale — technique et coupes (2/2)

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- Détecte les masses rénales >2 cm mais ne les caractérise pas de façon fiable — TDM ou IRM systématiquement nécessaires, sauf kyste simple typique (Bosniak I).
- Première intention formelle chez la femme enceinte et l'enfant devant une suspicion de colique néphrétique (absence d'irradiation).
Limités reconnues : opérateur-dépendant, obésité, gaz digestifs, et calculs urétéraux du tiers moyen souvent mal visualisés du fait de l'interposition digestive.
#005
Doppler rénal — index de résistance et sténose de l'artère rénale (1/2)

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- Index de résistance (IR) normal : 0,55-0,70. IR >0,70 ou asymétrie inter-rénale >0,06-0,08 = argument pour une obstruction aiguë ou une néphropathie parenchymateuse.
- Dépistage de sténose de l'artère rénale : recherché d'une accélération systolique focale (>180-200 cm/s) au niveau de l'artère et d'un tardus-parvus en aval.
- Rapport de vélocité rénale/aortique (RAR) >3,5 = argument fort pour une sténose significative (>60 %) de l'artère rénale.
- Doppler du greffon rénal transplanté : surveillance systématique de l'IR et recherché de complications vasculaires (thrombose, sténose de l'anastomose).
#006
Doppler rénal — index de résistance et sténose de l'artère rénale (2/2)

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- Examen opérateur-dépendant et limité chez l'obèse — l'angio-TDM ou l'angio-IRM restent nécessaires pour confirmer une sténose suspectée.
Le Doppler couleur du greffon rénal est l'examen de surveillance de référence en post-transplantation immédiate — toute élévation brutale de l'IR doit faire rechercher un rejet ou une complication vasculaire.
#007
Échographie vésicale et résidu post-mictionnel (1/2)

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- Voie sus-pubienne, vessie en réplétion modérée (200-300 mL idéalement) pour une étude fiable de la paroi et du contenu.
- Résidu post-mictionnel (RPM) mesuré dans les 5-10 minutes suivant la miction ; RPM >100 mL = significatif, orienté vers une rétention chronique/dysfonction vésicale.
- Épaississement pariétal diffus (>5 mm vessie pleine) = argument pour une vessie de lutte (obstacle chronique, HBP, sténose urétrale).
- Détecte les lithiases vésicales (mobiles, hyperéchogènes avec cône d'ombre) et les tumeurs végétantes intravésicales dès quelques millimètres.
#008
Échographie vésicale et résidu post-mictionnel (2/2)

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- Alternative non invasive au sondage évacuateur pour estimer le résidu, largement utilisée en consultation et en post-opératoire (ablation de sondé).
Une vessie trop vide sous-estimé systématiquement l'épaisseur pariétale réelle et peut faire porter à tort le diagnostic de vessie de lutte.
#009
Échographie endorectale de la prostate (1/2)

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- Mesuré du volume prostatique par la formule ellipsoïde (hauteur × largeur × longueur × 0,52) — sert au calcul de la densité de PSA.
- Repérage anatomique des zones (périphérique, transitionnelle, centrale) et des vésicules séminales avant biopsies.
- En mode B seul, sensibilité limitée pour détecter directement le cancer (nodule hypoéchogène non spécifique) — ne remplacé pas l'IRM en pré-biopsie.
- Doppler couleur/énergie : recherché d'hypervascularisation focale pouvant orienter une ciblé supplémentaire.
#010
Échographie endorectale de la prostate (2/2)

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- Élastographie (shear-wave ou compression) : évalue la rigidité tissulaire, technique complémentaire mais non standardisée en routine.
L'échographie endorectale seule (sans IRM ni fusion) reste utilisée pour le repérage volumétrique et la biopsie systématique, mais ne doit plus être le seul guidé en cas de lésion ciblé identifiée en IRM.
#011
Biopsies prostatiques échoguidées (1/2)

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- Voie transrectale (historique, risque infectieux plus élevé) ou transpérinéale (privilégiée actuellement, moindre risque de sepsis).
- Antibioprophylaxie ciblée (selon écouvillonnage rectal si voie transrectale) ; antibioprophylaxie non systématique en transpérinéal strict.
- Anesthésie locale par bloc péri-prostatique échoguidé (injection de lidocaïne autour des pédicules vasculo-nerveux) systématique.
- Schéma standard : 12 prélèvements systématiques répartis sur les 2 lobes, complétés par 2-4 carottes par ciblé IRM identifiée.
#012
Biopsies prostatiques échoguidées (2/2)

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- Complications principales : hématurie et hémospermie transitoires (fréquentes, bénignes), prostatite aiguë/sepsis (rare mais grave, <1-2 %), rétention aiguë d'uriné.
La voie transpérinéale sous anesthésie locale tend à devenir le standard en ambulatoire, réduisant le risque infectieux sans nécessiter d'antibioprophylaxie systématique.
#013
Fusion écho-IRM — modalités techniques (1/2)

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- Fusion cognitive : le radiologue/urologue mémorise mentalement la localisation de la ciblé IRM et vise la zone correspondante sur l'échographie temps réel — sans logiciel dédié.
- Fusion logicielle élastique : recalage automatique (rigide puis élastique) des volumes IRM et échographie 3D, superposition en temps réel sur l'écran.
- Biopsie in-bore : réalisée directement dans l'aimant IRM, précision maximale mais durée d'examen plus longue et disponibilité limitée.
- La fusion logicielle est la plus répandue en pratique courante : bon compromis précision/rapidité/disponibilité par rapport aux deux autres méthodes.
#014
Fusion écho-IRM — modalités techniques (2/2)

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- Précision globale du recalage : erreur moyenne de 2-5 mm selon les systèmes, la préparation vésicale/rectale et l'expérience de l'opérateur.
Quelle que soit la modalité de fusion choisie, la formation et l'expérience de l'opérateur restent le facteur limitant principal de la précision du ciblage.
#015
Échographie scrotale — technique et sémiologie (1/2)

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- Examen de référence de première intention devant toute masse scrotale, douleur aiguë ou traumatisme testiculaire.
- Comparaison systématique bilatérale (côté sain en référence) pour l'échostructure, la vascularisation et la taille testiculaire.
- Toute masse intra-testiculaire solide est considérée maligne jusqu'à preuve du contraire — indication formelle à l'exploration chirurgicale.
- Kystes épididymaires/spermatocèles, varicocèle (dilatation du plexus pampiniforme >2-3 mm, majorée en Valsalva) = lésions bénignes fréquentes.
#016
Échographie scrotale — technique et sémiologie (2/2)

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- Hydrocèle : collection liquidienne anéchogène entre les 2 feuillets de la vaginale, très fréquente et bénigne.
Devant une masse testiculaire solide suspecté, l'échographie orienté vers l'exploration chirurgicale mais ne doit jamais faire poser d'indication de biopsie percutanée (risque d'essaimage).
#017
Doppler scrotal — torsion testiculaire et diagnostics différentiels (1/2)

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- Urgence chirurgicale absolue : le Doppler ne doit JAMAIS retarder l'exploration chirurgicale en cas de forte suspicion clinique de torsion.
- Torsion complète : absence de flux artériel et veineux intra-testiculaire au Doppler couleur, testicule souvent hétérogène et surélevé.
- Torsion partielle/intermittente : flux diminué mais présent, asymétrie de résistance — piège diagnostiqué fréquent avec un Doppler faussement rassurant.
- Épididymite/orchi-épididymite : hypervascularisation marquée (hyperhémie) au Doppler, épididyme épaissi — diagnostic différentiel principal de la torsion.
#018
Doppler scrotal — torsion testiculaire et diagnostics différentiels (2/2)

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- Torsion d'hydatide (appendice testiculaire) : douleur localisée au pôle supérieur, vascularisation testiculaire normale, petit nodule périphérique hyperéchogène.
En cas de doute clinique persistant malgré un Doppler normal, l'exploration chirurgicale reste systématique — un Doppler normal n'élimine jamais formellement une torsion intermittente.
#019
Échographie pénienne et Doppler érectile (1/2)

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- Bilan étiologique de la dysfonction érectile réfractaire aux traitements oraux, avant une éventuelle chirurgie (prothèse pénienne, revascularisation).
- Test dynamique après injection intracaverneuse d'une prostaglandine (alprostadil) : mesuré répétée des vitesses sur 20-25 minutes.
- VSP >30-35 cm/s = fonction artérielle normale. VSP <25 cm/s = insuffisance artérielle probable.
- Index de résistance élevé (>0,9) avec flux diastolique inversé en fin d'examen = argument pour une fuite veino-occlusive (dysfonction veineuse).
#020
Échographie pénienne et Doppler érectile (2/2)

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- Recherché de plaques de la maladie de La Peyronie (fibrose de l'albuginée), souvent calcifiées et bien visibles en mode B.
Le test doit être répété et interprété avec prudence chez un patient anxieux : le stress peut fausser la réponse vasculaire et simuler une insuffisance artérielle.
#021
Échographie de contraste (CEUS) en urologie (1/2)

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- Produit de contraste = microbulles de gaz encapsulées, strictement intravasculaires, sans excrétion rénale — utilisable même en insuffisance rénale sévère.
- Caractérisation des masses rénales indéterminées en TDM, en particulier chez le patient ne pouvant recevoir de produit de contraste iodé ou gadoliniumé.
- Distingue efficacement un pseudo-rehaussement de nécrose de coagulation (absence de flux) d'un authentique rehaussement tumoral.
- Surveillance post-traitement focal (radiofréquence, cryothérapie) : recherché de reliquat tumoral rehaussé en zone traitée.
#022
Échographie de contraste (CEUS) en urologie (2/2)

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- Excellente tolérance, absence quasi totale de réaction allergique sévère comparée aux produits de contraste iodés/gadoliniumés.
Technique encore peu répandue en routine en France comparée aux pays anglo-saxons — nécessite un appareil et une formation dédiés, disponibilité variable selon les centres.
#023
Échographie peropératoire

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- Néphrectomie partielle (ouverte, laparoscopique ou robot-assistée) : repérage précis des limités tumorales et des vaisseaux intra-parenchymateux avant clampage.
- Doppler peropératoire : identification des artères polaires ou de vaisseaux aberrants avant clampage sélectif de l'artère rénale.
- Chirurgie de la lithiase complexé (néphrolithotomie percutanée) : guidage de la ponction rénale en alternative ou complément à la scopie.
- Recherché de calculs résiduels intra-rénaux en fin d'intervention, réduisant le recours à la scopie et donc l'irradiation peropératoire.
L'échographie peropératoire nécessite un apprentissage spécifique de la manipulation de la sondé laparoscopique, différente du maniement d'une sondé transcutanée classique.
#024
Échographie en urologie pédiatrique (1/2)

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- Examen de première intention quasi systématique en pédiatrie du fait de l'absence d'irradiation — devant toute anomalie anténatale ou suspicion d'infection urinaire fébrile.
- Dilatation pyélo-urétérale anténatale : classification SFU ou UTD (Urinary Tract Dilation), suivi échographique postnatal systématique.
- Sténose de la jonction pyélo-urétérale : dilatation pyélocalicielle isolée sans dilatation urétérale, cause la plus fréquente d'hydronéphrose néonatale.
- Reflux vésico-urétéral : l'échographie seule ne le diagnostiqué pas (nécessite une cystographie/UCGR) mais recherché ses conséquences (dilatation, cicatrices corticales).
#025
Échographie en urologie pédiatrique (2/2)

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- Sténose du col vésical/valves de l'urètre postérieur chez le garçon : vessie de lutte, dilatation bilatérale — urgence diagnostiqué néonatale.
Chez le nourrisson, la vessie doit être en réplétion suffisante et non irritée par une sondé urinaire récente pour interpréter correctement une dilatation urétérale.
#026
Échographie chez la femme enceinte et limités en urgence urologique (1/2)

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- Examen de première intention formel devant toute suspicion de colique néphrétique chez la femme enceinte, quel que soit le terme.
- Dilatation pyélocalicielle physiologique fréquente (surtout à droite, à partir du 2e trimestre) due à la compression utérine et à l'imprégnation hormonale — piège diagnostiqué classique.
- Doppler des index de résistance utérins et de l'artère urétérale (jet urétéral) peut aider à différencier dilatation physiologique et obstruction vraie.
- En cas d'échographie non contributive et de forte suspicion clinique, l'uro-IRM sans injection est l'examen de 2e ligne (cf. cahier IRM), avant la TDM à faible dose en dernier recours.
#027
Échographie chez la femme enceinte et limités en urgence urologique (2/2)

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- Limités classiques : gêne liée à l'utérus gravide en fin de grossesse, calcul urétéral pelvien souvent masqué par le contenu digestif.
Ne jamais conclure à une colique néphrétique obstructive sur la seule présence d'une dilatation pyélocalicielle chez la femme enceinte sans corréler à la clinique et, si besoin, au Doppler du jet urétéral.