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Principes de l'immunothérapie : checkpoint inhibitors
- L'immunothérapie par checkpoint inhibitors (ICI) repose sur la levée du frein immunitaire exercé par les tumeurs sur les lymphocytes T cytotoxiques, restaurant ainsi la réponse anti-tumorale endogène.
- Axe PD-1/PD-L1 : PD-1 (récepteur sur les lymphocytes T) interagit avec PD-L1 (ligand exprimé par les cellules tumorales et immunitaires) → signal inhibiteur. Les anti-PD-1 (pembrolizumab, nivolumab) et anti-PD-L1 (atézolizumab, avélumab) bloquent cette interaction.
- Axe CTLA-4/B7 : CTLA-4 (récepteur sur les lymphocytes T) entre en compétition avec CD28 pour la liaison aux ligands B7 → frein précoce de l'activation T. L'anti-CTLA-4 (ipilimumab) amplifie l'amorçage de la réponse immunitaire dans les ganglions lymphatiques.
- Synergie anti-PD-1 + anti-CTLA-4 : action complémentaire (amorçage ganglionnaire par anti-CTLA-4 + phase effectrice tumorale par anti-PD-1). Combinaison ipilimumab-nivolumab validée dans le cancer du rein métastatique (CheckMate 214).
- Les tumeurs urologiques sont parmi les plus immunogènes : charge mutationnelle élevée (TMB), infiltration lymphocytaire fréquente, expression de PD-L1 variable. Le cancer de vessie et le cancer du rein sont les deux principales indications en uro-oncologie.
- Biomarqueurs de réponse : PD-L1 (CPS, TPS, IC), instabilité des microsatellites (MSI-H/dMMR), charge mutationnelle tumorale (TMB), signatures d'expression génique. Aucun biomarqueur unique n'est parfait — la sélection des patients reste un défi.
⚠️ L'immunothérapie n'est PAS une chimiothérapie : son mécanisme d'action est indirect (activation du système immunitaire), ce qui explique des réponses parfois retardées (pseudo-progression), des réponses durables, mais aussi des toxicités auto-immunes spécifiques (irAE).


























