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Bilan urodynamique : principes, indications, interprétation
- La débitmétrie est le 1er examen urodynamique : non invasif, volume mictionnel > 150 mL requis, Qmax normal > 15 mL/s. Courbe en cloche = normal, courbe aplatie = obstruction.
- La cystomanométrie mesure les pressions vésicales pendant le remplissage : capacité vésicale (300-600 mL), compliance (ΔV/ΔP > 20 mL/cmH₂O), seuil de besoin, activité détrusorienne involontaire (hyperactivité).
- L'étude pression-débit (phase mictionnelle) différencie obstruction sous-vésicale (haute pression, bas débit) et hypocontractilité détrusorienne (basse pression, bas débit).
- Indications principales : bilan pré-opératoire HBP si doute sur l'obstruction, incontinence urinaire complexe, vessie neurologique, échec de traitement médical.
- Profilométrie urétrale : mesure la pression de clôture urétrale, utile dans le bilan d'incontinence urinaire d'effort (insuffisance sphinctérienne si PCMU < 30 cmH₂O).
- Attention aux artefacts : toux, contraction abdominale, cathéter mal positionné — toujours vérifier la qualité du signal avant d'interpréter.
- Résidu post-mictionnel (RPM) : à mesurer systématiquement après la débitmétrie, significatif si > 100-150 mL.
- Vidéo-urodynamique : combine cystomanométrie et fluoroscopie, gold standard pour les vessies neurologiques complexes.
- Conditions de réalisation : ECBU stérile, arrêt des anticholinergiques 5-7 jours avant, patient informé du déroulement.
⚠️ Ne jamais réaliser un bilan urodynamique sur une infection urinaire active — risque de sepsis. Toujours vérifier l'ECBU avant l'examen.


























