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Prise de décision complexe : le patient fragile/âgé
- Le score G8 (Bellera, 2012) est l'outil de dépistage de référence : score ≤14/17 → consultation d'onco-gériatrie recommandée avant toute décision thérapeutique.
- Évaluation gériatrique standardisée : autonomie (ADL/IADL), comorbidités (Charlson), nutrition (MNA), cognition (MMSE), dépression (GDS), chutes, polymédication.
- Classification SIOG pour le cancer de prostate du sujet âgé : fit (traitement standard), vulnérable (traitement adapté après correction des comorbidités réversibles), fragile (traitement palliatif).
- L'espérance de vie estimée (tables actuarielles + comorbidités) prime sur l'âge civil : un homme de 80 ans fit peut avoir une espérance >10 ans.
- Chirurgie chez le fragile : le risque anesthésique (ASA, Lee), la sarcopénie et la dénutrition sont des facteurs prédictifs de complications post-opératoires plus puissants que l'âge.
- En uro-oncologie du sujet âgé, le sur-traitement est aussi délétère que le sous-traitement : l'objectif est le maintien de la qualité de vie.
- Outils décisionnels : RCP onco-gériatrique, nomogrammes de survie intégrant les comorbidités (MSKCC, Briganti), discussion collégiale systématique.
- Spécificités pharmacologiques : adaptation des doses de chimiothérapie à la clairance (Cockroft ou CKD-EPI), vigilance sur les interactions médicamenteuses (polymédication).
- Surveillance active élargie au risque intermédiaire favorable chez le patient fragile : option à privilégier si espérance de vie <10 ans.
⚠️ L'âge chronologique seul ne doit JAMAIS être un critère d'exclusion thérapeutique. C'est l'évaluation gériatrique standardisée qui guide la décision.



























