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Chirurgie reconstructrice des OGE, phimosis et iatrogénie médicamenteuse
- Phimosis : physiologique chez l'enfant (rétractable chez 50 % à 3 ans). Traitement de 1re intention = corticoïdes topiques (bétaméthasone 0,05 %, application quotidienne 20 jours, 2 cures si nécessaire, > 90 % d'efficacité). Posthectomie réservée à l'échec du traitement médical ou aux complications (paraphimosis, balanites récidivantes).
- Posthectomie : utiliser une bipolaire (jamais de monopolaire sur un organe terminal), résection cutanée ni excessive (palmure scrotale) ni insuffisante (phimosis résiduel). Complications rares mais graves : lésion du gland, fistule urétro-cutanée, gangrène infectieuse.
- Pertes de substance cutanée pénienne (brûlures, gangrène de Fournier, complications de circoncision) : greffe de peau mince/totale (peu élastique) ou lambeau scrotal pédiculé (artère scrotale antérieure, plus fonctionnel mais pileux, nécessitant parfois une épilation secondaire).
- Chirurgie génitale d'affirmation de genre : féminisante = vulvo-clitoro-vaginoplastie en peau pénienne inversée (greffe scrotale ou prélèvement intestinal pour la cavité vaginale, dilatations régulières post-opératoires) ; masculinisante = métaoidioplastie (micropénis fonctionnel) ou phalloplastie par lambeau libre/pédiculé avec reconstruction urétrale ± implant pénien à distance.
- Iatrogénie sexuelle — classes à connaître : IEC/sartans/inhibiteurs calciques = PAS d'effet sexuel délétère démontré ; alpha-bloquants → troubles éjaculatoires (anéjaculation surtout avec tamsulosine/silodosine, jusqu'à 28 %) SANS DE ; inhibiteurs de la 5-alpha-réductase → DE (5-15 %) + baisse de libido + troubles éjaculatoires ; ISRS → > 50 % d'effets sexuels (retard éjaculatoire, DE, anorgasmie) ; bêta-bloquants et diurétiques thiazidiques → DE (5-15 %) ; analogues de la GnRH → DE et baisse de libido quasi systématiques (castration chimique).
- Questionnaires de référence (CFEU 2024) : IIEF-5/SHIM (DE, score 5-25 ; sévère < 7, légère 17-21), EHS (rigidité, 0-4 ; grade 3-4 = rapport possible), PEP/PEDT (EP), FSFI (dysfonctions sexuelles féminines, seuil pathologique < 26,5/36).
⚠️ Piège ECNi : devant une plainte sexuelle sous traitement médicamenteux, toujours évoquer une cause iatrogène AVANT de conclure à une cause organique ou psychogène. Retenir : IEC/sartans/inhibiteurs calciques ne sont PAS en cause, contrairement aux bêta-bloquants, thiazidiques, ISRS et antiandrogènes.