Aquablation (Aquabeam) — hydrodissection robotisée de l'HBP (1/3)

Wikimedia Commons (CC) / PROCEPT BioRobotics
- Principe : jet d'eau à haute pression (hydrodissection) guidé par imagerie échographique transrectale en temps réel, exécuté par un bras robotisé.
- Indication validée : HBP symptomatique avec volume prostatique 30-150 mL (extension récente jusqu'à 150 mL dans l'essai WATER II).
- Essai WATER (30-80 mL) : non-infériorité vs RTUP à 5 ans sur l'IPSS et le Qmax, avec un taux d'éjaculation antérograde préservée significativement supérieur (taux de préservation éjaculatoire ~70 % vs ~20 % RTUP).
- Essai WATER II (80-150 mL) : résultats fonctionnels comparables à l'énucléation ouverte (IPSS -17 points), avec une durée de sondage et d'hospitalisation moindre.
Aquablation (Aquabeam) — hydrodissection robotisée de l'HBP (2/3)

Wikimedia Commons (CC) / PROCEPT BioRobotics
- Risque hémorragique non négligeable : un geste d'hémostase (cautérisation endoscopique) est systématiquement réalisé après l'hydrodissection.
- Avantage clé : courbe d'apprentissage courte (opérateur-indépendant) et préservation éjaculatoire supérieure aux techniques ablatives classiques.
- Recommandation EAU 2024 : technique reconnue pour les volumes 30-80 mL (forte recommandation) et 80-150 mL (recommandation modérée, données à long terme encore limitées).
- Limités : coût élevé du dispositif, nécessité d'une hémostase complémentaire, pas de pièce histologique complète (contrairement à l'énucléation).
Aquablation (Aquabeam) — hydrodissection robotisée de l'HBP (3/3)

Wikimedia Commons (CC) / PROCEPT BioRobotics
- Contre-indications relatives : lobe médian très proéminent intravésical (résultats hétérogènes), cancer de prostate connu.
Rezum — thérapie par vapeur d'eau convective (1/2)

Wikimedia Commons (CC) / Boston Scientific
- Principe : injection de vapeur d'eau stérile (103 degC) dans la zone de transition via un dispositif endoscopique, provoquant une nécrose tissulaire par diffusion thermique convective.
- Réalisable en ambulatoire sous anesthésie locale ou sédation ; durée de procédure 5-10 minutes.
- Nombre d'injections adapté au volume : 1-3 injections par lobe latéral, 1 injection dans le lobe médian si présent.
- Essai randomisé (BPH6) : amélioration IPSS -47 % à 5 ans, Qmax +50 % ; préservation éjaculatoire chez 95 % des patients.
Rezum — thérapie par vapeur d'eau convective (2/2)

Wikimedia Commons (CC) / Boston Scientific
- Inconvénient principal : nécessité d'un sondage vésical 3-7 jours post-procédure (oedème tissulaire réactionnel) et symptômes irritatifs transitoires fréquents pendant 4-6 semaines.
- Indication optimale : HBP 30-80 mL, y compris avec lobe médian, chez le patient souhaitant préserver sa fonction éjaculatoire.
- Données à 5 ans disponibles : taux de re-traitement chirurgical ~4-6 % à 5 ans ; résultats durables mais inférieurs à la RTUP en termes de Qmax.
- Recommandation EAU 2024 : recommandé chez les patients souhaitant préserver l'éjaculation, avec information sur la durabilité moindre par rapport aux techniques ablatives.
UroLift — implants de traction urétrale prostatique (PUL) (1/2)

Wikimedia Commons (CC) / Teleflex
- Principe : implants permanents en nitinol (2-6 par procédure) qui rétractent les lobes latéraux, ouvrant mécaniquement l'urètre prostatique sans ablation tissulaire.
- Technique non ablative : pas de résection, pas de coagulation, pas de nécrose — préservation quasi totale de la fonction éjaculatoire (100 %) et érectile.
- Réalisable en ambulatoire sous anesthésie locale, reprise d'activité rapide (quelques jours), pas de sondage systématique.
- Essai L.I.F.T. : amélioration IPSS -36 % à 5 ans, mais Qmax modestement amélioré (+40 % à 1 an, diminuant avec le temps).
UroLift — implants de traction urétrale prostatique (PUL) (2/2)

Wikimedia Commons (CC) / Teleflex
- Taux de re-traitement : 13,6 % à 5 ans — nettement supérieur à la RTUP (2-5 %), ce qui est la principale limité.
- Contre-indications principales : lobe médian proéminent (exclusion dans les études pivots), volume prostatique >80 mL, cancer de prostate connu.
- Recommandation EAU 2024 : option pour les patients refusant une chirurgie ablative, informés du taux de re-traitement élevé. Pas de lobe médian.
- Avantage unique : seule technique permettant un retour à domicile le jour même sans sondage et sans impact sur la sexualité.
iTIND — dispositif temporaire intravésical en nitinol (1/2)

Wikimedia Commons (CC) / Olympus-Medi-Tate
- Principe : dispositif en nitinol à mémoire de forme avec 3 branches, déployé sous cystoscopie dans l'urètre prostatique pour 5-7 jours, puis retiré.
- Mécanisme d'action : pression radiale continue sur les lobes latéraux et le col vésical, provoquant une ischémie de pression et un remodelage permanent de la lumière urétrale.
- Réalisable sous anesthésie locale ou sédation, pas de sondage post-opératoire (le dispositif est en place).
- Essai MT-06 (randomisé vs sham) : amélioration IPSS -9,3 points vs -3,2 à 12 mois, Qmax +4,4 mL/s.
iTIND — dispositif temporaire intravésical en nitinol (2/2)

Wikimedia Commons (CC) / Olympus-Medi-Tate
- Préservation éjaculatoire quasi totale (pas de tissu réséqué ou nécrosé).
- Limités : données de suivi à long terme encore limitées (< 3 ans), pas de comparaison directe avec la RTUP, indication restreinte aux volumes 25-75 mL.
- Recommandation EAU 2024 : données comparatives insuffisantes pour une recommandation forte ; option en cours d'évaluation chez les patients souhaitant la préservation éjaculatoire.
Embolisation des artères prostatiques (EAP) (1/2)

Wikimedia Commons (CC)
- Geste de radiologie interventionnelle : cathétérisme artériel sélectif (voie fémorale ou radiale) jusqu'aux artères prostatiques, injection de microbilles (100-300 microns) provoquant ischémie et nécrose.
- Réalisable en ambulatoire sous anesthésie locale, y compris sous anticoagulants/antiagrégants — avantage majeur chez les patients à haut risque chirurgical.
- Essai UK-ROPE et méta-analyse 2023 : amélioration IPSS significative mais inférieure à la RTUP (-10 vs -16 points), Qmax inférieur (+5 vs +10 mL/s).
- Syndrome post-embolisation fréquent (30-40 %) : douleur pelvienne, dysurie, fièvre modérée pendant 48-72 h, géré par AINS et alpha-bloquants.
Embolisation des artères prostatiques (EAP) (2/2)

Wikimedia Commons (CC)
- Risque d'embolisation non-ciblé : ischémie vésicale ou rectale (rare <1 % dans les centres experts).
- Taux de re-traitement chirurgical : 10-20 % à 5 ans — significativement supérieur à la RTUP.
- Indications préférentielles : patients à haut risque opératoire (ASA III-IV), sous antithrombotiques, ou en attente d'une chirurgie pour levée d'obstacle provisoire.
- Recommandation EAU 2024 : ne doit pas être proposée en 1ère intention comme alternative à la RTUP/énucléation ; option chez les patients récusés pour la chirurgie.
Vaporisation laser GreenLight (PVP — PhotoVaporisation Prostatique) (1/2)

Wikimedia Commons (CC) / Boston Scientific
- Principe : laser KTP/LBO à 532 nm (180 W pour le XPS), absorption sélective par l'hémoglobine — vaporisation immédiate avec coagulation sur 1-2 mm.
- Avantage principal : excellent profil hémostatique permettant la réalisation sous antithrombotiques (aspirine, clopidogrel, AOD, voire AVK), sans arrêt.
- Essai GOLIATH (randomisé vs RTUP) : non-infériorité fonctionnelle à 2 ans, durée de sondage et d'hospitalisation significativement plus courtes.
- Réalisable en ambulatoire (J0) dans les centres entraînés, sous irrigation au sérum physiologique (pas de risque de TURP syndrome).
Vaporisation laser GreenLight (PVP — PhotoVaporisation Prostatique) (2/2)

Wikimedia Commons (CC) / Boston Scientific
- Inconvénient : pas de pièce histologique (tissu vaporisé) — nécessité de biopsies préalables si suspicion de cancer.
- Éjaculation rétrograde dans 50-70 % des cas (comparable à la RTUP) — PAS une technique préservant l'éjaculation.
- Durabilité comparable à la RTUP à 5 ans (taux de re-traitement 3-8 %), mais courbe d'apprentissage plus longue que la RTUP.
- Recommandation EAU 2024 : technique de référence pour les patients sous antithrombotiques avec HBP 30-80 mL. Au-delà, préférer l'énucléation laser.
HIFU focal — ultrasons focalisés de haute intensité (cancer de prostate) (1/3)

Wikimedia Commons (CC) / EDAP-TMS
- Principe : transducteur endorectal émettant des ultrasons focalisés à haute intensité, convergeant vers un point focal où la température atteint 85-100 degC, provoquant une nécrose de coagulation.
- HIFU focal = traitement de la lésion index seule (hémi-ablation, quadrant ou traitement ciblé), contrairement au HIFU total prostatique historique.
- Indications (EAU 2024) : cancer de prostate localisé à risque faible ou intermédiaire favorable, lésion unilatérale, ISUP 1-2, PSA <15 ng/mL, stade cT1c-cT2a.
- Biopsies systématiques et ciblées préalables obligatoires pour confirmer le caractère focal et l'absence de lésion controlatérale significative.
HIFU focal — ultrasons focalisés de haute intensité (cancer de prostate) (2/3)

Wikimedia Commons (CC) / EDAP-TMS
- Résultats oncologiques (registre FOCAL-ONE, 5 ans) : survie sans traitement radical ~75-80 %, préservation continence ~97 %, préservation érection ~80-85 %.
- Inconvénient : nécessité d'un suivi rapproché (IRM + biopsies de contrôle à 6-12 mois, puis annuellement) — le patient doit accepter la surveillance activé focale.
- Effets secondaires principaux : infection urinaire (5-10 %), RAU transitoire (5 %), fistule urétro-rectale exceptionnelle (<0,5 %).
- Recommandation EAU 2024 : thérapie focale = option dans le cadre de protocoles de recherché ou registres prospectifs, pas encore standard de soins mais en évaluation avancée.
HIFU focal — ultrasons focalisés de haute intensité (cancer de prostate) (3/3)

Wikimedia Commons (CC) / EDAP-TMS
- Dispositifs : Focal One (EDAP-TMS), Sonablate — traitements réalisés sous anesthésie générale, ambulatoire dans certains centres.
Cryothérapie focale — destruction par congélation (1/2)

Wikimedia Commons (CC)
- Principe : cryosondes (aiguilles) insérées par voie percutanée/transpérinéale, refroidissement à -40 degC par gaz d'argon (effet Joule-Thomson), destruction par cristallisation intracellulaire et ischémie microvasculaire.
- Double cycle congélation-décongélation obligatoire (freeze-thaw-freeze) pour une destruction complète du tissu tumoral.
- Cancer de prostate (focal) : mêmes indications que le HIFU focal — risque faible/intermédiaire favorable, lésion unilatérale, ISUP 1-2.
- Résultats prostate (focal) : survie sans traitement radical ~70-80 % à 5 ans, préservation continence 95-98 %, préservation érection 70-80 % (moins bon que le HIFU si la lésion est proche des bandelettes).
Cryothérapie focale — destruction par congélation (2/2)

Wikimedia Commons (CC)
- Cancer du rein (cT1a) : cryoablation percutanée guidée par scanner/IRM — alternative validée (EAU, recommandation forte) à la néphrectomie partielle chez les patients fragiles ou comorbides.
- Résultats rein : taux de succès technique >90 %, récidive locale 5-8 %, pas de différence de survie spécifique vs néphrectomie partielle pour les T1a chez les patients sélectionnés.
- Effets secondaires (prostate) : incontinence <5 %, fistule urétro-rectale <1 %, dysfonction érectile variable selon la localisation tumorale.
- Surveillance post-traitement identique au HIFU : IRM + biopsies de contrôle.
Thérapie photodynamique vasculaire (VTP — padeliporfine) (1/2)

Wikimedia Commons (CC) / Steba Biotech
- Principe : injection IV de padeliporfine (Tookad Soluble, photosensibilisant vasculaire), puis activation par fibres laser transpérinéales (753 nm) — thrombose vasculaire locale et nécrose ischémique ciblée.
- Essai randomisé CLIN1001 PCM301 (VTP vs surveillance activé) : réduction significative de la progression vers un traitement radical à 2 ans (28 % vs 58 %), mais pas de bénéfice prouvé sur la survie.
- AMM européenne obtenue en 2017 pour le cancer de prostate à faible risque unilatéral (Gleason 3+3, PSA <10), mais retirée du marché en 2024 par décision du fabricant (non-viabilité commerciale).
- Avantages : procédure sous anesthésie générale, ambulatoire, peu de morbidité (pas de sondé vésicale systématique), préservation éjaculatoire et continence excellente.
Thérapie photodynamique vasculaire (VTP — padeliporfine) (2/2)

Wikimedia Commons (CC) / Steba Biotech
- Inconvénients : nécessité d'éviter l'exposition solaire 48h post-procédure (photosensibilisation cutanée), oedème périnéal transitoire.
- Limités actuelles : retrait du marché de la padeliporfine, absence de données randomisées à long terme vs prostatectomie/radiothérapie, pas de recommandation EAU 2024.
- Intérêt historique : premier traitement focal du cancer de prostate ayant fait l'objet d'un essai randomisé de phase III — a ouvert la voie au concept de thérapie focale prostatique.
Électroporation irréversible (IRE — NanoKnife) (1/2)

Wikimedia Commons (CC) / AngioDynamics
- Principe : impulsions électriques ultra-courtes (90 microsec) de haute tension (1500-3000 V/cm) entre 2-6 électrodes transpérinéales — perméabilisation irréversible des membranes cellulaires, provoquant l'apoptose.
- Spécificité unique : l'IRE détruit les cellules tout en préservant la matrice extracellulaire collagénique — les vaisseaux, nerfs et urètre traversant la zone traitée restent intacts structurellement.
- Avantage théorique majeur : traitement de tumeurs proches des bandelettes neuro-vasculaires ou de l'urètre avec un risque minimal d'incontinence ou de dysfonction érectile.
- Réalisée sous anesthésie générale avec curarisation complète (prévention des contractions musculaires), synchronisation ECG obligatoire (prévention des arythmies).
Électroporation irréversible (IRE — NanoKnife) (2/2)

Wikimedia Commons (CC) / AngioDynamics
- Résultats (registres, non randomisés) : contrôle oncologique local ~85-90 % à 3 ans, préservation continence >95 %, préservation érection >80 %.
- Limités : technique opérateur-dépendante, courbe d'apprentissage longue, nécessité de curarisation et de synchronisation ECG, très peu de centres experts en France.
- Pas de données randomisées disponibles vs chirurgie/radiothérapie/surveillance activé.
- Recommandation EAU 2024 : expérimentale, à réserver aux protocoles de recherché dans les centres experts en thérapie focale.
Thérapie laser interstitielle (LITT — Focal Laser Ablation) (1/2)

Wikimedia Commons (CC)
- Principe : fibré laser diode (980 nm) insérée sous guidage IRM en temps réel, délivrant une énergie thermique contrôlée pour nécroser la lésion index du cancer de prostate.
- Avantage unique : réalisable sous IRM avec monitoring thermique en temps réel (thermométrie protonique), permettant de visualiser l'extension exacte de la zone de nécrose pendant le traitement.
- Réalisable sous anesthésie locale/sédation dans certains centres, en ambulatoire.
- Indication : cancer de prostate à risque faible/intermédiaire favorable, lésion unique identifiée en IRM et confirmée par biopsies ciblées.
Thérapie laser interstitielle (LITT — Focal Laser Ablation) (2/2)

Wikimedia Commons (CC)
- Résultats préliminaires (séries monocentriques) : contrôle oncologique ~80-85 % à 2 ans, préservation continence >95 %, préservation érection >85 %.
- Limités : nécessité d'une IRM interventionnelle (rares centres équipés), données à long terme très limitées, pas d'essais randomisés.
- Recommandation EAU 2024 : expérimentale, réservée aux protocoles de recherché.
Ablation par micro-ondes (MWA — tumeurs rénales) (1/2)

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- Principe : antenne percutanée émettant des micro-ondes (915 MHz ou 2,45 GHz) provoquant une agitation diélectrique des molécules d'eau → élévation thermique rapide à >60 degC → nécrose de coagulation.
- Avantage vs radiofréquence (RFA) : zone de traitement plus large, plus rapide, moins affectée par l'effet « heat sink » des gros vaisseaux rénaux adjacents.
- Indication validée (EAU 2024) : petites tumeurs rénales cT1a (<4 cm), patients fragiles ou comorbides, rein unique, maladie de VHL, tumeurs multiples.
- Résultats : taux de succès technique >95 %, récidive locale 2-5 % (comparable à la cryoablation), pas de différence de survie spécifique vs néphrectomie partielle pour les T1a sélectionnées.
Ablation par micro-ondes (MWA — tumeurs rénales) (2/2)

Wikimedia Commons (CC)
- Réalisable en ambulatoire sous sédation/anesthésie locale, guidage par scanner (le plus fréquent) ou échographie.
- Complications : hématome périrénal (5-10 %), lésion des voies excrétrices si tumeur sinusale, très rare lésion d'organe adjacent (<1 %).
- La MWA est de plus en plus utilisée en pratique en raison de sa rapidité d'exécution et de sa prédictibilité de la zone de traitement.
- Suivi : scanner/IRM à 3, 6, 12 mois puis annuellement — absence de rehaussement = succès technique.
Chirurgie image-guidée et réalité augmentée per-opératoire (1/3)

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- Principe : superposition en temps réel d'un modèle 3D (scanner/IRM) sur la vision endoscopique du chirurgien — « GPS chirurgical » permettant de visualiser les structures anatomiques cachées.
- Applications en urologie : néphrectomie partielle robot-assistée (visualisation tumeur/vaisseaux/voies excrétrices), prostatectomie radicale (bandelettes neuro-vasculaires, apex), chirurgie reconstructrice.
- Néphrectomie partielle : la segmentation 3D des artères permet un clampage sélectif (ischémie minimale) et une chirurgie « zero ischemia » guidée par la modélisation vasculaire.
- Prostatectomie : la réalité augmentée permet de visualiser l'extension tumorale (fusion IRM per-opératoire) et de guider la préservation nerveuse adaptée au profil tumoral.
Chirurgie image-guidée et réalité augmentée per-opératoire (2/3)

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- Technologies disponibles : TilePro (Intuitive), Firefly (fluorescence ICG), logiciels de segmentation 3D (Visible Patient, Urostation), modèles imprimés 3D pré-opératoires.
- Fluorescence ICG (Firefly) : injection d'indocyanine green permettant de visualiser la vascularisation en temps réel — identification des zones ischémiées pendant le clampage, vérification de la perfusion après déclampage.
- Limités actuelles : déformation des tissus en per-opératoire (décalage modèle/réalité), nécessité de recalage en temps réel encore imparfait, temps de préparation additionnel.
- Perspectives : intelligence artificielle pour le recalage automatique et la segmentation en temps réel, entraînement chirurgical sur modèles 3D.
Chirurgie image-guidée et réalité augmentée per-opératoire (3/3)

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- Aucune recommandation formelle de l'EAU en 2024, mais intégration croissante dans les centres experts.
Synthèse — classification et niveaux de preuve des nouvelles technologies (1/2)

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- Techniques HBP validées (EAU 2024, forte recommandation) : RTUP/bipolaire, énucléation laser (HoLEP/ThuLEP), vaporisation GreenLight, Aquablation (30-80 mL).
- Techniques HBP avec données suffisantes (recommandation conditionnelle) : Rezum, UroLift (sans lobe médian), Aquablation (80-150 mL), EAP (patient non opérable).
- Techniques HBP en évaluation (données limitées) : iTIND, WAVE (jet d'eau à ondes mécaniques).
- Thérapie focale prostatique (EAU 2024) : HIFU, cryothérapie, IRE, LITT — toutes considérées comme expérimentales, à réaliser dans le cadre de registres prospectifs ou d'essais cliniques.
Synthèse — classification et niveaux de preuve des nouvelles technologies (2/2)

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- Techniques ablatives rénales (EAU 2024, recommandation forte) : cryoablation et RFA pour les cT1a chez les patients non opérables. MWA = alternative de plus en plus utilisée.
- Critère de choix pour le patient HBP : balance entre efficacité durable (RTUP/énucléation) et préservation éjaculatoire (Rezum/UroLift/Aquablation) — information éclairée obligatoire.
- Le taux de re-traitement à 5-10 ans est l'indicateur clé de durabilité : < 5 % pour la RTUP/énucléation, 4-6 % pour le Rezum, 13 % pour l'UroLift, 10-20 % pour l'EAP.
- Perspectives : intelligence artificielle (segmentation automatique, aide à la décision per-opératoire), biomarqueurs prédictifs de réponse au traitement focal, combinaison imagerie-thérapeutique (théranostique).