#001
Alpha-bloquants : alfuzosine, tamsulosine, silodosine, doxazosine (1/2)

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- Mécanisme : antagonisme des récepteurs α1-adrénergiques (α1A prédominants dans la prostate/col vésical) → relâchement du muscle lisse → réduction de la composante dynamique de l'OSV.
- Alfuzosine LP 10 mg/j : α1-bloquant non sélectif, CI si insuffisance hépatique sévère. EI : hypotension orthostatique (surtout chez le sujet âgé), vertiges, céphalées.
- Tamsulosine LP 0,4 mg/j : α1A-sélectif, moins d'hypotension, mais risque d'IFIS (Intraoperative Floppy Iris Syndrome) lors de chirurgie de cataracte. À signaler à l'ophtalmologue ++.
- Silodosine 8 mg/j : α1A très sélectif, efficacité rapide, mais troubles de l'éjaculation très fréquents (anéjaculation 20-30 %). Peu d'hypotension.
#002
Alpha-bloquants : alfuzosine, tamsulosine, silodosine, doxazosine (2/2)

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- Doxazosine 4-8 mg/j : α1 non sélectif, plus d'hypotension, moins utilisé en France. Action antihypertensive surajoutée.
- Indication : SBAU modérés à sévères (IPSS >7) liés à l'HBP. Traitement de 1ère intention. Action rapide (quelques jours).
- CI communes : hypotension orthostatique symptomatique, insuffisance hépatique sévère (alfuzosine). CI avant chirurgie de cataracte (tamsulosine ++).
- Interactions : antihypertenseurs (majoration hypotension), IPDE5 (prudence), inhibiteurs puissants du CYP3A4 (alfuzosine).
Piège ECNi : toujours interroger sur un projet de chirurgie de cataracte avant prescription de tamsulosine (IFIS irréversible même après arrêt).
#003
Inhibiteurs de la 5α-réductase : finastéride, dutastéride (1/2)

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- Mécanisme : inhibition de la 5α-réductase qui convertit la testostérone en dihydrotestostérone (DHT). Finastéride = type 2 ; dutastéride = types 1 et 2 (double inhibition).
- Finastéride 5 mg/j : réduction du PSA de 50 % (corriger par ×2 pour le dépistage du cancer), réduction du volume prostatique de 20-30 %.
- Dutastéride 0,5 mg/j : demi-vie très longue (5 semaines), double inhibition. Efficacité clinique comparable au finastéride.
- Indication : HBP symptomatique avec prostate volumineuse (>40 mL). Efficacité retardée (3-6 mois pour les symptômes, 6-12 mois pour le volume max).
#004
Inhibiteurs de la 5α-réductase : finastéride, dutastéride (2/2)

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- EI : baisse de la libido (5-10 %), dysfonction érectile (5-8 %), troubles de l'éjaculation, gynécomastie (1-2 %). Risque tératogène : CI chez la femme enceinte, manipulation des comprimés avec précaution.
- Bénéfice au long cours : réduction du risque de RAU (-57 %) et de chirurgie (-34 %) vs placebo (étude MTOPS, CombAT).
- Association α-bloquant + 5-ARI (étude CombAT) : bénéfice supérieur à la monothérapie sur la progression de l'HBP, si prostate >40 mL et SBAU modérés-sévères.
Piège : un PSA qui augmenté sous 5-ARI doit faire suspecter un cancer de prostate (le PSA devrait baisser de 50 % sous traitement).
#005
IPDE5 : tadalafil 5 mg dans les SBAU/HBP (1/2)

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- Mécanisme : inhibition de la phosphodiestérase de type 5 → accumulation d'AMPc/GMPc → relaxation du muscle lisse prostatique, vésical, urétral et vasculaire.
- Tadalafil 5 mg/j en prise quotidienne : seul IPDE5 avec AMM dans les SBAU/HBP. Efficacité sur les scores IPSS comparable aux α-bloquants.
- Indication privilégiée : SBAU modérés + dysfonction érectile associée. Alternative en 1ère intention quand les deux symptômes coexistent.
- CI formelle : dérivés nitrés (risque de choc par vasodilatation majeure), donneurs de NO (poppers). CI relative : hypotension (<90/50 mmHg), IC sévère.
#006
IPDE5 : tadalafil 5 mg dans les SBAU/HBP (2/2)

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- CI avec α-bloquants : association déconseillée (majoration du risque d'hypotension). Exception : tamsulosine 0,4 mg (interaction moindre).
- EI : céphalées (11 %), dyspepsie (7 %), douleurs dorsales/myalgies (6 %), flush facial, congestion nasale. Rares : NAION (neuropathie optique ischémique).
- Interactions : inhibiteurs puissants du CYP3A4 (kétoconazole, ritonavir) → réduire la dose. Inducteurs CYP3A4 (rifampicine) → efficacité réduite.
Attention : toujours demander au patient s'il prend des dérivés nitrés (y compris poppers récréatifs) avant prescription — risque vital.
#007
Anticholinergiques : oxybutynine, solifénacine, fésotérodine, trospium (1/2)

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- Mécanisme : antagonisme des récepteurs muscariniques (M2/M3) du détrusor → réduction des contractions involontaires → augmentation de la capacité vésicale fonctionnelle.
- Oxybutynine 5 mg ×2-3/j (LI) ou 10 mg/j (LP) : le plus ancien, efficace mais EI atropiniques fréquents. Forme transcutanée (patch) : moins d'effets systémiques, sécheresse buccale réduite.
- Solifénacine 5-10 mg/j : sélectivité M3 vésicale, meilleure tolérance que l'oxybutynine. EI : constipation (5-13 %), sécheresse buccale (8-11 %), vision floue.
- Fésotérodine 4-8 mg/j : prodrogue hydrolysée en 5-HMT (métabolite actif commun avec la toltérodine). Métabolisme indépendant du CYP2D6.
#008
Anticholinergiques : oxybutynine, solifénacine, fésotérodine, trospium (2/2)

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- Trospium 20 mg ×2/j : ammonium quaternaire — ne traverse pas la BHE → moins d'effets cognitifs chez le sujet âgé. À privilégier après 65 ans.
- Indication : HAV (hyperactivité vésicale) idiopathique ou associée à l'HBP (en 2e intention, après vérification d'un RPM <150 mL).
- CI formelles : glaucome à angle fermé non traité, rétention urinaire, occlusion intestinale, myasthénie, dialysé (trospium).
- Sujet âgé : risque de confusion, chutes, rétention urinaire, constipation sévère. Critères de Beers : oxybutynine à éviter >65 ans.
Piège : ne jamais prescrire un anticholinergique sans avoir mesuré le RPM. Un RPM >150 mL est une CI relative (risque de rétention).
#009
Bêta-3 agonistes : mirabégron, vibégron (1/2)

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- Mécanisme : agonisme des récepteurs β3-adrénergiques du détrusor → relaxation du muscle lisse vésical pendant le remplissage → augmentation de la capacité vésicale.
- Mirabégron 25-50 mg/j : 1ère molécule de la classe, AMM dans l'HAV. Pas d'effets anticholinergiques (pas de sécheresse buccale, pas de constipation, pas de troubles cognitifs).
- Vibégron 75 mg/j : β3-agoniste de 2e génération, plus sélectif. Non métabolisé par le CYP3A4. Pas d'ajustement en insuffisance rénale/hépatique modérée.
- Indication : HAV idiopathique (urgenturie ± pollakiurie ± incontinence). Alternative de 1ère intention aux anticholinergiques, ou 2e ligne après échec/intolérance.
#010
Bêta-3 agonistes : mirabégron, vibégron (2/2)

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- EI : HTA (1-4 %, surveillance TA recommandée), infections urinaires (3 %), céphalées, nasopharyngite. Pas de sécheresse buccale ni de constipation.
- CI : HTA sévère non contrôlée (>180/110 mmHg). Prudence si association avec digoxine (augmentation concentrations digoxine par inhibition P-gp).
- Avantage chez le sujet âgé : profil de tolérance cognitive favorable vs anticholinergiques. Pas d'interaction avec les critères de Beers.
Le mirabégron peut être associé à un anticholinergique (solifénacine 5 mg + mirabégron 25-50 mg) en cas d'échec de la monothérapie — efficacité supérieure sans majoration significative des EI (étude BESIDE).
#011
Agonistes de la LHRH : goséréline, leuproréline, triptoréline (1/2)

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- Mécanisme : stimulation continue des récepteurs LHRH hypophysaires → désensibilisation → effondrement de la LH/FSH → castration chimique (testostérone <50 ng/dL en 2-4 semaines).
- Flare-up initial (J1-J21) : élévation transitoire de la testostérone → risque de compression médullaire, obstruction urétérale, aggravation des douleurs osseuses. COUVERTURE OBLIGATOIRE par anti-androgène de 1ère génération (bicalutamide 50 mg/j) pendant 2-4 semaines.
- Goséréline (Zoladex) : implant SC 3,6 mg/mois ou 10,8 mg/3 mois. Leuproréline (Eligard, Enantone) : SC/IM 7,5 mg/mois, 22,5 mg/3 mois ou 45 mg/6 mois.
- Triptoréline (Décapeptyl) : IM 3,75 mg/mois ou 11,25 mg/3 mois. Formes semestrielles disponibles (amélioration de l'observance).
#012
Agonistes de la LHRH : goséréline, leuproréline, triptoréline (2/2)

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- Indications : cancer de prostate localement avancé/métastatique, néoadjuvant/adjuvant à la radiothérapie (courte 6 mois ou longue 2-3 ans selon le risque), rechute biochimique.
- EI de la castration : bouffées de chaleur (80 %), prise de poids, syndrome métabolique, ostéoporose (ostéodensitométrie + supplémentation Ca/vitD), sarcopénie, fatigue, troubles cognitifs, dépression, dysfonction érectile, risque cardiovasculaire accru.
- CI : ostéoporose sévère non traitée (relative). Surveillance : testostéronémie (vérifier castration <50 ng/dL), PSA trimestriel, ostéodensitométrie, glycémie/lipides.
Piège : ne JAMAIS commencer un agoniste LHRH sans couverture anti-androgène chez un patient métastatique osseux — risque de compression médullaire par flare-up.
#013
Antagonistes de la LHRH : dégarélix, rélugolix (1/2)

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- Mécanisme : blocage compétitif direct des récepteurs GnRH hypophysaires → suppression immédiate de LH/FSH → castration rapide (1-3 jours) SANS flare-up.
- Dégarélix (Firmagon) : SC, dose de charge 240 mg (2×120 mg) puis 80 mg/mois. Castration obtenue en 1-3 jours chez >96 % des patients.
- Rélugolix (Orgovyx) : PO 120 mg/j (1er antagoniste LHRH oral). Dose de charge 360 mg J1. Récupération testostéronémique rapide après arrêt (avantage si castration intermittente).
- Avantage du rélugolix : voie orale, profil cardiovasculaire favorable vs agonistes LHRH (étude HERO : HR 0,46 pour événements CV majeurs).
#014
Antagonistes de la LHRH : dégarélix, rélugolix (2/2)

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- Indications privilégiées : cancer de prostate métastatique avec menaçé compressive (vertèbres, urètre), CI aux agonistes, souhait de castration intermittente (rélugolix).
- EI du dégarélix : réactions au point d'injection (douleur, érythème, induration chez 40 % des patients — principale limité). EI communs de castration : idem agonistes.
- Interactions rélugolix : inducteurs de la P-gp (rifampicine → éviter) et inhibiteurs P-gp (vérapamil → prudence).
Le rélugolix oral (Orgovyx) a l'avantage d'une récupération rapide de la testostérone à l'arrêt — intérêt dans les protocoles de castration intermittente.
#015
ARSI : enzalutamide, apalutamide, darolutamide, abiratérone (1/2)

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- Enzalutamide (Xtandi) 160 mg/j PO : anti-androgène de 2e génération, inhibiteur compétitif du RA + inhibition de la translocation nucléaire + inhibition de la liaison à l'ADN. Indiqué en mHSPC, mCRPC, nmCRPC à haut risque.
- Apalutamide (Erleada) 240 mg/j PO : anti-androgène similaire. Indiqué en nmCRPC (étude SPARTAN) et mHSPC (étude TITAN). EI spécifiques : rash cutané (24 %), fractures, hypothyroïdie.
- Darolutamide (Nubeqa) 600 mg ×2/j PO : structuré chimique distincte, faible passage de la BHE → moins de fatigue, convulsions et chutes. Indiqué en nmCRPC (ARAMIS) et mHSPC (ARASENS en triplet avec docétaxel).
- Abiratérone (Zytiga) 1000 mg/j + prednisone 5 mg/j PO : inhibiteur du CYP17A1 → blocage de la synthèse des androgènes surrénaliens et intra-tumoraux. Indiqué en mHSPC (LATITUDE, STAMPEDE) et mCRPC.
#016
ARSI : enzalutamide, apalutamide, darolutamide, abiratérone (2/2)

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- EI enzalutamide : fatigue (36 %), HTA, convulsions (rare mais CI si ATCD), chutes/fractures. EI abiratérone : HTA, hypokaliémie, rétention hydrosodée, hépatotoxicité → surveillance mensuelle transaminases.
- CI enzalutamide/apalutamide : convulsions (antécédent ou risque élevé). CI abiratérone : insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C).
- Interactions : enzalutamide = puissant inducteur CYP3A4 (réduit efficacité de nombreux médicaments : AVK, immunosuppresseurs, antifongiques). Abiratérone = inhibiteur CYP2D6.
L'intensification par ARSI dès le mHSPC (doublet castration + ARSI ou triplet + docétaxel) est devenue le nouveau standard — ne plus attendre la résistance à la castration pour introduire ces traitements.
#017
Chimiothérapies : docétaxel, cabazitaxel, cisplatine, gemcitabine (1/2)

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- Docétaxel 75 mg/m² IV/3 semaines : taxane, standard en 1ère ligne du mCRPC (étude TAX 327 : +2,4 mois SG). Associé à la castration + ARSI en triplet dans le mHSPC à forte charge métastatique (PEACE-1, ARASENS).
- Cabazitaxel 25 mg/m² IV/3 semaines : taxane de 2e génération, 2e ligne du mCRPC après docétaxel (étude TROPIC). EI : neutropénie fébrile (7 %), diarrhée. Prophylaxie G-CSF recommandée.
- Cisplatine 70 mg/m² + gemcitabine 1000 mg/m² J1-J8 IV/3 semaines (protocole GC) : standard des carcinomes urothéliaux en néoadjuvant et 1ère ligne métastatique. Éligibilité cisplatine : DFG >60 mL/min, PS 0-1, pas de neuropathie, pas d'IC/hypoacousie sévère.
- Carboplatine (AUC 4-5) : alternative si inéligibilité au cisplatine (DFG 30-60 mL/min), mais efficacité moindre. Association avec gemcitabine.
#018
Chimiothérapies : docétaxel, cabazitaxel, cisplatine, gemcitabine (2/2)

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- EI docétaxel : neutropénie, neuropathie périphérique, rétention hydrique, alopécie, onycholyse. EI cisplatine : néphrotoxicité (hyperhydratation obligatoire), ototoxicité, neuropathie, nausées (antiémétiques aprepitant + sétron + corticoïde).
- CI cisplatine : DFG <60 mL/min, IC/insuffisance respiratoire sévère, neuropathie préexistante. Monitoring : NFS, créatinine, audiogramme, NFS avant chaque cure.
Piège : le cisplatine nécessite une hyperhydratation IV (1-2 L NaCl 0,9 % avant et après) pour prévenir la néphrotoxicité. Ne jamais le remplacer par du carboplatine en néoadjuvant de la cystectomie (pas de bénéfice prouvé).
#019
Immunothérapies : pembrolizumab, nivolumab, atézolizumab, BCG (1/2)

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- BCG intravésical (Bacille de Calmette-Guérin) : immunothérapie locale de référence du TVNIM à haut risque. Protocole d'induction (6 instillations/semaine) puis entretien (3 instillations à M3, M6, M12… jusqu'à 3 ans).
- CI du BCG : immunodépression, tuberculose activé, hématurie macroscopique, sondage traumatique, grossesse, capacité vésicale <100 mL, infection urinaire en cours. Délai post-RTUV : minimum 2-3 semaines.
- Pembrolizumab (Keytruda) anti-PD-1 : indiqué en 2e ligne du cancer urothélial métastatique, 1ère ligne si inéligible au cisplatine + PD-L1+, et en adjuvant post-cystectomie à haut risque (CheckMate 274 : nivolumab).
- Nivolumab (Opdivo) anti-PD-1 : adjuvant post-cystectomie (TVIM pT3-4 ou pN+). Avélumab (Bavencio) anti-PD-L1 : maintenance après 1ère ligne à base de platine sans progression (Javelin Bladder 100).
#020
Immunothérapies : pembrolizumab, nivolumab, atézolizumab, BCG (2/2)

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- EI des anti-PD-1/PD-L1 (irAE) : thyroïdite auto-immune (10-15 %), hépatite (5-10 %), colite (5-8 %), pneumopathie interstitielle (2-5 %), néphrite, hypophysite, myocardite (rare mais potentiellement mortelle).
- Gestion des irAE : selon le grade (1-4), de la surveillance simple (grade 1) à la corticothérapie haute dose (grade 3) ou à l'arrêt définitif + immunosuppresseurs (grade 4).
- Pembrolizumab dans le cancer du rein métastatique : en association avec l'axitinib (Keynote-426) ou le lenvatinib (Keynote-564 adjuvant).
Le BCG intravésical est contre-indiqué en cas d'immunodépression. Un syndrome BCGite (fièvre >38,5°C >48h, symptômes systémiques) impose l'arrêt des instillations et une trithérapie antituberculeuse.
#021
ADC et thérapies ciblées : enfortumab vedotin, erdafitinib, olaparib (1/2)

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- Enfortumab vedotin (Padcev) : ADC anti-Nectin-4 conjugué au MMAE (antimitotique). 1ère ligne métastatique urothéliale en association avec pembrolizumab (EV-302 : SG médiane 31,5 vs 16,1 mois vs GC). Nouveau standard 2024.
- EI enfortumab vedotin : neuropathie périphérique (50 %, dose-limitante), rash cutané/SJS (rare mais grave), hyperglycémie, kératite. Surveillance ophtalmologique si symptômes oculaires.
- Erdafitinib (Balversa) 8 mg/j PO : inhibiteur pan-FGFR (FGFR1-4). Indiqué dans le cancer urothélial avec altérations FGFR2/3 (mutations/fusions, ~20 % des tumeurs). EI : hyperphosphatémie (dose-dépendante, biomarqueur d'efficacité), stomatite, onycholyse, sécheresse oculaire.
- Olaparib (Lynparza) 300 mg ×2/j PO : inhibiteur de PARP, indiqué dans le mCRPC avec mutations des gènes de réparation de l'ADN par recombinaison homologue (BRCA1/2, ATM — ~20-25 % des mCRPC). Étude PROfound.
#022
ADC et thérapies ciblées : enfortumab vedotin, erdafitinib, olaparib (2/2)

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- EI olaparib : anémie (46 %), nausées (41 %), fatigue (26 %), neutropénie. Risque de SMD/LAM secondaire (rare, <1 %). CI : allaitement. Interaction : inhibiteurs CYP3A4 (ajustement dose).
- Anti-VEGFR dans le cancer du rein : sunitinib, cabozantinib, axitinib — utilisés en association avec les anti-PD-1 en 1ère ligne (pembrolizumab-axitinib, nivolumab-cabozantinib). EI classe : HTA, protéinurie, syndrome main-pied.
L'enfortumab vedotin + pembrolizumab (EV-302) est désormais la 1ère ligne du cancer urothélial métastatique, remplaçant le GC cisplatine. La Nectin-4 est exprimée dans >97 % des carcinomes urothéliaux.
#023
Colique néphrétique : AINS, paracétamol, morphiniques, néfopam (1/2)

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- AINS = traitement de 1ère intention de la CN : kétoprofène 100 mg IV (ou IM) puis relais PO 50 mg ×3/j pendant 7 jours max. Mécanisme : inhibition des COX → réduction des prostaglandines → baisse de la pression intrapyélique.
- Alternatives AINS : diclofénac 75 mg IM, ibuprofène 400 mg PO, indométacine suppositoire 100 mg. Tous les AINS sont supérieurs au paracétamol en monothérapie.
- CI des AINS : insuffisance rénale (rein unique, DFG <30), grossesse (3e trimestre ++ mais CI relative tout au long), ulcère gastroduodénal actif, allergie aux AINS, trouble de la coagulation, IC sévère.
- Paracétamol 1 g IV : complément systématique, en monothérapie uniquement si CI aux AINS. Efficacité antalgique modeste dans la CN.
#024
Colique néphrétique : AINS, paracétamol, morphiniques, néfopam (2/2)

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- Morphiniques (titration IV) : 2e intention si AINS insuffisants. Titration morphine IV 0,1 mg/kg puis 2-3 mg/5 min (ou 0,05 mg/kg/h). EI : nausées (associer antiémétique), constipation, sédation, dépression respiratoire.
- Néfopam (Acupan) 20 mg IV lent (>15 min) : antalgique central non opioïde, en complément. CI : convulsions, glaucome à angle fermé, adénome de prostate (effets anticholinergiques). EI : sueurs, tachycardie, nausées.
- NE PAS PRESCRIRE : antispasmodiques (phloroglucinol) → aucune efficacité prouvée dans la CN. Ne pas retarder l'antalgie par des examens d'imagerie.
CN fébrile = URGENCE CHIRURGICALE (dérivation urinaire en urgence). L'imagerie de référence est le scanner abdominopelvien sans injection (TDM low-dose). Les AINS sont CI si rein unique ou DFG <30 mL/min.
#025
Antibiotiques : fluoroquinolones, C3G, fosfomycine, nitrofurantoïne, pivmécillinam (1/2)

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- Cystite simple : fosfomycine-trométamol 3 g PO dose unique (1ère intention) ou pivmécillinam 400 mg ×2/j 5 jours (2e intention) ou nitrofurantoïne 100 mg ×3/j 5 jours (3e intention HAS 2024).
- Fosfomycine-trométamol : spectre étroit (E. coli ++), faible taux de résistance (<5 %), dose unique. CI : IU masculine (mauvaise diffusion prostatique). EI : diarrhée, nausées.
- Nitrofurantoïne : concentration urinaire élevée, pas de diffusion systémique. CI : DFG <30 mL/min, traitement >7 jours (risque de fibrose pulmonaire/hépatotoxicité). Pas d'usage en prophylaxie prolongée (réévaluation >6 mois).
- Pivmécillinam 400 mg ×2/j 5 jours : amidinopenicilline, bonne activité anti-E. coli, CI allergie pénicillines. EI : diarrhée, nausées.
#026
Antibiotiques : fluoroquinolones, C3G, fosfomycine, nitrofurantoïne, pivmécillinam (2/2)

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- Pyélonéphrite aiguë simple : C3G IV (céfotaxime 1-2 g ×3/j ou ceftriaxone 1-2 g/j) en probabiliste, relais PO selon antibiogramme (fluoroquinolone si sensible). Durée : 7 jours (C3G IV) ou 7 jours (FQ PO) ou 10-14 jours (autres).
- Fluoroquinolones (ciprofloxacine, lévofloxacine, ofloxacine) : excellente diffusion prostatique → traitement de référence de la prostatite aiguë/chronique. RESTRICTION d'usage (ANSM 2019) : NE PLUS en 1ère intention dans les cystites simples (risque tendinopathie, neuropathie, anévrisme aortique). Réservées aux PNA et prostatites.
- Prostatite aiguë : C3G IV en probabiliste (ceftriaxone 1-2 g/j), relais FQ PO (ciprofloxacine 500 mg ×2/j ou lévofloxacine 500 mg/j) 14-21 jours selon antibiogramme. Durée totale : 14-21 jours (voire 4-6 semaines si abcès).
- Antibioprophylaxie chirurgicale en urologie : céfazoline 2 g IV (RTUV, RTUP, chirurgie ouverte) ou C3G si allergie. Durée : dose unique ou 24-48 h max.
Les fluoroquinolones ne sont PLUS en 1ère intention dans la cystite simple (ANSM 2019). Elles restent le traitement de référence de la prostatite (diffusion prostatique excellente).
#027
Corticothérapie et MEC des urgences urologiques : torsion, Fournier (1/2)

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- Torsion testiculaire = URGENCE CHIRURGICALE ABSOLUE : exploration scrotale dans les 6 h (taux de sauvetage >90 % si <6 h, <10 % si >24 h). AUCUN examen (écho-Doppler) ne doit retarder la chirurgie si la clinique est évocatrice.
- Traitement : détorsion chirurgicale + fixation bilatérale (orchidopexie). Orchidectomie si nécrose testiculaire. Détorsion manuelle (en externe) : uniquement si bloc opératoire non immédiatement disponible, ne dispense PAS de l'exploration.
- Gangrène de Fournier : fasciite nécrosante périnéale, urgence vitale. Mortalité 20-40 %. Traitement : réanimation + antibiothérapie IV large spectre (pipéracilline-tazobactam + amikacine + métronidazole ou clindamycine) + débridement chirurgical agressif en urgence.
- Antibiothérapie Fournier : pipéracilline-tazobactam 4 g ×4/j + amikacine 25 mg/kg/j + métronidazole 500 mg ×3/j (ou imipénème-cilastatine si échec). Couverture anaérobies obligatoire (Clostridium, Bacteroides).
#028
Corticothérapie et MEC des urgences urologiques : torsion, Fournier (2/2)

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- α-Méthylprednisolone (Solumédrol) IV : indication principale en urologie = compression médullaire métastatique (cancer prostate ++). Bolus 120-1000 mg IV puis relais 1-2 mg/kg/j. Objectif : réduction de l'œdème péri-tumoral en attendant la radiothérapie/chirurgie décompressive.
- Corticoïdes en urgence onco-urologique : œdème cérébral sur métastases (dexaméthasone 10 mg IV puis 4 mg/6h), syndrome cave supérieur, réaction anaphylactique au cisplatine. Associés à la castration en urgence si compression médullaire sur cancer de prostate métastatique.
- Prednisone 5-10 mg/j : systématiquement associée à l'abiratérone (prévention de l'insuffisance surrénalienne par blocage du CYP17A1). Également en soins de support en oncologie (antiémétique, anti-inflammatoire, stimulation de l'appétit).
Torsion testiculaire : NE JAMAIS attendre l'écho-Doppler si la clinique est typique. Le bloc opératoire prime sur tout bilan d'imagerie. Gangrène de Fournier : la porte d'entrée urologique (sténose urétrale, abcès péri-urétral) est la plus fréquente chez l'homme.