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Introduction et contexte épidémiologique
- La transplantation rénale est le traitement de référence de la maladie rénale chronique terminale (MRCT, stade 5, DFG < 15 ml/min/1,73 m²) : elle améliore la survie, la qualité de vie et représente un avantage médico-économique net par rapport à la dialyse chronique (hémodialyse ou dialyse péritonéale).
- Tout patient en MRCT ou au stade pré-terminal est un candidat potentiel. La transplantation « préemptive » (réalisée avant la mise en dialyse) est l'option à privilégier lorsqu'elle est possible : meilleure survie du greffon et du patient.
- Technique hétérotopique de règle : implantation en fosse iliaque par voie rétropéritonéale, avec anastomoses vasculaires sur les vaisseaux iliaques — technique décrite par René Küss à Paris en 1951, toujours la référence aujourd'hui.
- Pénurie persistante en France : en 2023, environ 10 000 patients en liste d'attente active pour environ 3 400 transplantations rénales réalisées (source ABM). Médiane d'attente de l'ordre de 2 à 3 ans (très variable selon le groupe sanguin et l'immunisation).
- Évolution démographique des donneurs en mort encéphalique : âge moyen en hausse constante (> 55 ans), causes cérébrovasculaires désormais prédominantes sur les causes traumatiques. Taux d'opposition au prélèvement stable autour de 30-33 % (loi de consentement présumé, loi Caillavet 1976, réaffirmée 2016).




























