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Trauma rénal : épidémiologie et mécanismes (fermé / pénétrant)
- Épidémiologie : le rein est l'organe uro-génital le plus souvent atteint en traumatologie (80 % des traumas urologiques). 1 à 5 % des polytraumatismes comportent un traumatisme rénal.
- Mécanismes fermés (90 % en Europe) : AVP +++, chutes, sport de contact, coups directs (agression). Décélération brutale → lésion du pédicule rénal (avulsion artérielle, dissection intimale). Compression directe → contusion/lacération parenchymateuse.
- Mécanismes pénétrants (10 % en Europe, >50 % en milieu urbain US) : arme blanche (trajet prévisible, lésions limitées), arme à feu (blast, cavitation, lésions multiviscérales imprévisibles). Toujours rechercher des lésions associées abdominales.
- Facteurs favorisant la lésion rénale : rein pathologique préexistant (hydronéphrose, kyste, tumeur, rein en fer à cheval, rein pelvien ectopique) → lésion possible pour un traumatisme mineur.
- Tableau clinique évocateur : douleur lombaire post-traumatique, hématurie (macro ou micro — son absence n'exclut PAS un traumatisme rénal grave, en particulier les lésions pédiculaires), défense/empâtement lombaire, ecchymoses du flanc.
- Signes de gravité : instabilité hémodynamique (tachycardie, hypotension), nécessité de remplissage > 2 culots, hématurie macroscopique abondante, lésions associées (rate, foie, diaphragme, côtes basses).


























