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Vieillissement de l'appareil urinaire : modifications physiologiques
- Rein : diminution de la masse rénale (-20 à -30 % après 70 ans), amincissement cortical, glomérulosclérose progressive, baisse du DFG (~1 ml/min/an après 40 ans). Conséquences : adaptation posologique indispensable (aminosides, fluoroquinolones, méthotrexate), risque accru de néphrotoxicité.
- Vessie : diminution de la capacité vésicale fonctionnelle, augmentation des contractions détrusoriennes involontaires, baisse de la compliance vésicale, augmentation du résidu post-mictionnel (RPM). La nycturie touche >50 % des sujets >70 ans.
- Prostate : l'hyperplasie bénigne (HBP) concerne >80 % des hommes après 80 ans, mais l'obstruction symptomatique ne touche qu'une minorité. La composante dynamique (tonus alpha-adrénergique) prédomine souvent chez le sujet âgé.
- Urètre et sphincter : atrophie du sphincter strié, diminution de la pression de clôture urétrale, atrophie vulvo-vaginale post-ménopausique contribuant à l'IUE et aux infections urinaires récidivantes chez la femme âgée.
- Système nerveux : ralentissement de la conduction nerveuse, altération des afférences vésicales, diminution de la perception du besoin. Les comorbidités neurologiques (AVC, Parkinson, démence) aggravent les troubles mictionnels.
- Modification de la diurèse : inversion du rythme nycthéméral de la sécrétion d'ADH, réduction de la capacité de concentration urinaire, polyurie nocturne physiologique du sujet âgé.
⚠️ Le vieillissement de l'appareil urinaire est physiologique mais n'explique pas à lui seul l'incontinence — il faut toujours rechercher une cause curable (infection, iatrogénie, rétention, fécalome) avant de conclure à un trouble « lié à l'âge ».


























