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IRC et urologie : épidémiologie, stades, retentissement
- L'IRC concerne environ 10 % de la population adulte mondiale (stades 3-5). En France, environ 90 000 patients en insuffisance rénale terminale (IRT, stade 5) sont traités par dialyse ou greffe (source Rein 2023). Les causes principales sont le diabète (~30 %), l'HTA/néphropathie vasculaire (~25 %), les glomérulonéphrites (~10 %) et les causes urologiques (~15 % : uropathie obstructive, reflux, lithiase, PKRAD).
- Classification KDIGO en 5 stades selon le DFG (ml/min/1,73 m²) : stade 1 (≥ 90, avec marqueurs de néphropathie), stade 2 (60-89), stade 3a (45-59), stade 3b (30-44), stade 4 (15-29), stade 5 (< 15, insuffisance rénale terminale). L'albuminurie (A1 < 30, A2 30-300, A3 > 300 mg/g) est le deuxième axe pronostique.
- Retentissement urologique de l'IRC : troubles mictionnels (nycturie liée à la perte de concentration des urines), lithiase récidivante (hyperoxalurie, hypocitraturie, acidose tubulaire), risque accru de tumeurs urothéliales (néphropathie aux acides aristolochiques, abus d'analgésiques), troubles sexuels (dysfonction érectile multifactorielle).
- Impact de l'IRC sur la pratique urologique : adaptation des protocoles d'imagerie (limitation des PCI), ajustement posologique des antibiotiques et antalgiques, gestion du risque hémorragique (dysfonction plaquettaire urémique), anticipation du risque d'IRA péri-opératoire.
- L'urologue est souvent en première ligne pour le diagnostic d'IRC d'origine obstructive : toute dilatation pyélocalicielle bilatérale chronique (lithiase, HBP, sténose urétérale) peut conduire à l'IRC si non traitée. Le dosage de la créatinine est systématique dans le bilan urologique.
⚠️ L'IRC modifie fondamentalement la stratégie urologique : chaque décision (imagerie, chirurgie, prescriptions) doit intégrer le niveau de DFG et la trajectoire de la fonction rénale.



























