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Phimosis et adhérences balano-préputiales
- Le prépuce est physiologiquement non rétractable à la naissance : rétractable chez 50 % des garçons à 1 an, 90 % à 3 ans, 95 % à 7 ans, 99 % entre 16 et 18 ans — l'évolution naturelle vers la rétractabilité est la règle.
- Distinguer le phimosis primitif (physiologique, peau saine, anneau préputial souple) du phimosis secondaire (pathologique, anneau cicatriciel blanc du prépuce évoquant un lichen scléreux / balanitis xerotica obliterans).
- Les adhérences balano-préputiales sont une situation normale du nourrisson : l'évacuation progressive du smegma assure la libération naturelle et indolore des adhérences, sans geste médical.
- Phimosis primitif non compliqué : pas de geste agressif systématique (décalottage forcé, circoncision) — respect possible, ou corticoïdes locaux (bétaméthasone 0,05 %, 2x/j, 4 à 6 semaines) avec décalottages doux.
- Phimosis symptomatique ou secondaire : corticothérapie locale en 1re intention, chirurgie (plastie préputiale de type Duhamel ou circoncision) si échec, mictions préputiales ballonisantes, ou malformation des voies urinaires associée diagnostiquée en anténatal.
⚠️ Le paraphimosis (prépuce rétracté irréductible dans le sillon balano-préputial) est une urgence : recalottage immédiat par compression manuelle prolongée du gland, sous AL/AG si besoin ; incision dorsale puis circoncision différée si échec.























